Le monde découvre Patrick Kluivert le 24 mai 1995, lorsque le jeune attaquant d'à peine dix-neuf ans, entré en jeu un quart d'heure plus tôt à la place de Jari Litmanen, offre la coupe aux grandes oreilles à l'Ajax face au Milan AC à Vienne. Le petit prodige, pur produit de la maison rouge et blanche, symbolise l'extraordinaire qualité d'un centre de formation d'où émergera une génération dorée (Van der Sar, Overmars, Davids, Seedorf, Reiziger, Kanu, les frangins De Boer) qui fera le bonheur des cadors européens et se trouve alors parfaitement encadrée par les vieux routiers Blind et Rijkaard ainsi que les fort talentueux Litmanen et Finidi. La saison suivante, cette incroyable équipe passera à deux doigts du back to back en C1, seulement battue aux tirs aux buts par la Juventus de Vialli et Del Piero en finale à Rome. Avec cinq réalisations en huit apparitions, Kluivert se classe cinquième meilleur buteur de la compétition derrière Litmanen, Raùl, Del Piero et Warzycha.
vendredi 27 février 2026
lundi 23 février 2026
Une Juve à la ramasse
On attendait beaucoup de cette Juventus new look avec les arrivées de Jonathan David, Edon Zhegrova, Loïs Openda, Francisco Conceiçao, Nico Gonzalez et Pierre Kalulu. On pensait sérieusement que la sauce pouvait prendre et que la Vieille Dame pouvait signer un retour au premier plan, cinq ans après la fin de l'hégémonie turinoise sur la Serie A. Or, après 26 journées, la Juve n'occupe que la cinquième place du classement, à quatre unités de la Roma et du Napoli, huit du Milan et dix-huit de l'Inter. Elle ne possède plus qu'un point d'avance sur un Côme qui n'en finit plus d'épater son monde et l'a battue nettement et sans bavures à l'Allianz Stadium. Non seulement la Vecchia Signora a définitivement fait une croix sur le titre, mais sa qualification pour la prochaine Champions League semble sérieusement menacée: un triste bilan qui a coûté sa place à Igor Tudor, remplacé par Luciano Spalletti, venu jouer les pompiers de service mais qui ne parvient manifestement pas à éteindre l'incendie.
dimanche 22 février 2026
Halte au Barcola-bashing
Depuis plusieurs mois, Bradley Barcola en prend plein la tronche de la part des journalistes spécialisés et des essepères, sur les réseaux sociaux (une des pires inventions de l'histoire de l'humanité, qui donne le droit à n'importe quel ignare de se prétendre compétent sur à peu près tous les sujets possibles) et dans les commentaires des supporters parisiens. Que n'a-t-on pas entendu sur l'ancien joueur de l'OL? Qu'il était brouillon, maladroit, inconstant, fragile mentalement, surcoté, surpayé, nous en passons et des meilleures. Il fut d'ailleurs pendant longtemps l'une des cibles favorites de Daniel Riolo, l'homme qui a affirmé à l'antenne que Luis Enrique ne faisait pas progresser les joueurs et menait le PSG dans le mur, qui le surnommait "Bambi" avec une forme de mépris assumée. A l'instar de Pierre Richard dans le monumental Je sais rien mais je dirai tout, un film d'utilité publique par les temps qui marchent, nous disons halte. Calmons-nous deux minutes et buvons frais.
samedi 21 février 2026
Ajorque, monument déclassé
Les dirigeants brestois ont signé un sacrément joli coup à l'été 2024 quand ils ont fait signer Ludovic Ajorque pour cinq petits millions, eux qui étaient à la recherche d'un attaquant fiable dans l'optique de la Champions League. Depuis son arrivée au SB29, le Réunionnais a claqué 18 pions en Ligue 1, agrémentés de 9 caviars pour ses partenaires (il est actuellement le meilleur passeur du championnat avec sept offrandes), ce qui fait de lui l'un des attaquants les plus rentables de l'hexagone à 32 balais. L'OM a choisi de poser vingt plaques sur Gouiri et de faire revenir Aubameyang, mais hier soir Benatia et compagnie se sont douloureusement rendus compte des dégâts qu'Ajorque pouvait causer dans une défense et de l'impact qu'il pouvait avoir sur une rencontre. Le natif de Saint-Joseph n'était sans doute pas un nom suffisamment ronflant pour les patrons de l'OM, éternellement en quête du fameux "grantatakan", mais on ne doute pas une seule seconde qu'il n'aurait pas fait tache dans l'effectif marseillais.
mardi 17 février 2026
Vidic, natural born killer
Un physique de golgoth, un regard intimidant, un goût prononcé pour le duel, un jeu de tête monstrueux et une agressivité de tous les instants: voilà les caractéristiques essentielles de Nemanja Vidic, l'un des tout meilleurs défenseurs du début du 21ème siècle dont aucun attaquant de Premier League n'aimait croiser la route. Le Serbe reste à ce jour le seul défenseur central à avoir été élu Premier League player of the season à deux reprises (en 2009 et 2011) et il fut même choisi en 2019 comme le meilleur défenseur central de l'histoire du championnat d'Angleterre, devant des pointures comme Campbell, Terry ou Kompany. Avec son compère Rio Ferdinand, Vidic formait une charnière imperméable et complémentaire, l'Anglais brillant davantage par sa qualité de relance et sa lecture du jeu. Pendant huit ans, de 2006 à 2014, ce tandem a semé la terreur sur toutes les pelouses du royaume et garanti à United une forme de suprématie domestique, avant l'émergence du rival City.
lundi 16 février 2026
Marseille, le sketch permanent
Quelques jours après Roberto De Zerbi, qui a expliqué avoir vécu une histoire d'amour inachevée avec Marseille, c'est au tour de Mehdi Benatia, le directeur sportif, de quitter le navire. L'ancien joueur de la Roma et du Bayern paie des résultats désastreux (élimination rocambolesque en Champions League, dérouillée en règle au Parc, nuls face au PFC et Strasbourg après avoir mené de deux buts à un quart d'heure de la fin, le syndrome des guibolles qui flageolent et de la friabilité mentale) et une politique de recrutement sans queue ni tête et court-termiste qui a constitué à chambouler l'effectif à chaque mercato. Qu'est-il advenu des fameux "minots" qu'on nous a survendus pendant des semaines? Robinio Vaz a été transféré à la Roma et Bakola vendu à Sassuolo. Pas grave. On se fait prêter Nwaneri, qu'on aligne à chaque match comme s'il était au club depuis cinq ans. Le seul ancien à qui l'on fait toujours confiance, c'est Balerdi, absolument cataclysmique contre le PSG et capitaine d'un vaisseau à la dérive.
dimanche 15 février 2026
Thomasson, leader par l'exemple
Après la victoire cinglante des Lensois à quelques encablures du Parc en forme de message au PSG ("si vous ne nous laissez que les miettes, nous les mangerons", comme l'a justement écrit un internaute sur un site spécialisé), on va évidemment beaucoup parler de Wesley Saïd, auteur de son dixième but et de la meilleure saison de sa carrière, de Thauvin, encore une fois au four et au moulin, ou de Celik, épatant sur la droite de la défense. Comme si c'était le destin de ce joueur aussi utile que modeste, on causera sans doute moins de la nouvelle remarquable prestation d'Adrien Thomasson, qui a comme à son habitude mis de l'huile dans les rouages du collectif et accessoirement signé sa sixième passe décisive en Ligue 1 (meilleur passeur du championnat à égalité avec son coéquipier Udol, Ajorque et Vitinha, et étonnamment devant Benjamin Pavard, qui n'en compte que deux, mais dont la saison ébouriffante dépasse le simple cadre statistique).
samedi 14 février 2026
PSG, défense en danger
L'OM a Balerdi, le PSG a Zabarnyi: à chacun son boulet, à chacun son sketch permanent, à chacun son numéro de cirque. Par sa lenteur, sa lourdeur, sa faiblesse en un contre un, sa mauvaise qualité de placement et sa capacité à commettre des bourdes irréparables, l'Ukrainien évoque un savant mélange de Lugano, Yepes et El-Karkouri, trois défenseurs parisiens qui ont autant marqué les mémoires que les chevilles adverses. Véritable tour de force, l'ancien joueur de Bournemouth (tout comme Huijsen, qui a sombré corps et biens avec le Real) parvient à rendre Pacho, habituellement impérial, vulnérable, et à fragiliser l'ensemble de l'arrière-garde de son équipe. Contre Marseille, Marquinhos était titulaire et Paris n'a jamais été mis sérieusement en danger. A Rennes, c'est Zabarnyi qui officiait aux côtés de l'Equatorien, et les hommes de Luis Enrique en ont pris trois: le constat est aussi simple qu'imparable.
mercredi 11 février 2026
Dortmund s'accroche
Malgré les critiques que subit régulièrement Nico Kovac outre-Rhin, le Borussia Dortmund effectue un parcours absolument remarquable en Bundesliga et s'accroche dans la roue du Bayern Munich, lancé à très vive allure. Il n'y a pas grand-monde pour imaginer une seconde que le titre puisse échapper aux Bavarois, mais les partenaires de Schlotterbeck, à six points d'un Bayern qu'ils recevront à la fin du mois, ont le mérite de préserver un semblant de suspense. Le bilan chiffré donne une idée de la qualité de la saison des jaunards: 48 points en 21 journées pour 2,3 unités par match de moyenne, vingt buts encaissés seulement (un de plus que le Bayern), huit succès et deux nuls à domicile et une seule défaite à l'extérieur sur la pelouse de l'Allianz Arena. S'ils n'avaient pas devant eux une machine qui a compilé 17 victoires en 21 matches et n'a laissé filer que neuf points au total, les joueurs du Borussia avanceraient à un rythme de champion.
mardi 10 février 2026
Luis Diaz, le troisième homme
On en fait évidemment des caisses sur Harry Kane, trop longtemps privé de titres avec Tottenham et qui continue à empiler les pions tout en garnissant enfin l'armoire à trophées. On parle beaucoup en France de Michael Olise, qui est sans doute le meneur de jeu que le pays s'est enfin trouvé (même si on peut se demander si vous savez qui en cherchait vraiment un) pour alimenter ses attaquants d'exception. Mais on cause nettement moins du troisième membre du trio offensif du Bayern, qui a de quoi faire trembler les meilleures défenses du vieux continent sur leurs guibolles: le dénommé Luis Diaz, dont le nom est essentiellement associé dans ce pays à un tacle horrible qui avait fracassé la cheville d'Hakimi au Parc mais qui est en train de signer une saison de toute beauté et s'affirme comme la recrue parfaite. Plus la saison avance et plus il faut se rendre à l'évidence: le Colombien était bien la pièce manquante du puzzle offensif bavarois.
lundi 9 février 2026
Le Betis à l'heure
Depuis environ cinq ans, le Betis Séville fait partie des meilleures équipes de la Liga et décroche régulièrement une qualification européenne (sixième en 2021, cinquième en 2022, sixième en 2023, septième en 2024 et sixième en 2025), glanant même un Copa del Rey au passage en 2022. Le club a récemment vu passer dans ses rangs des joueurs comme Lo Celso, Juanmi (20 pions en Liga en 2021-22), Borja Iglesias ou Isco et pratique généralement un football léché et agréable, dans le plus pur style espagnol. Hier, les hommes de Manuel Pellegrini (remarquable technicien, qui a emmené Malaga jusqu'en quart de finale de Champions League et remporté un titre avec City) se sont imposés sur le terrain de l'Atletico Madrid pour s'installer à la cinquième place, quatre unités devant l'Espanyol. Malgré un surprenant revers à Alaves, ils viennent de prendre dix points sur les cinq dernières journées, s'offrant notamment un succès contre Villareal.
dimanche 8 février 2026
Lampard, buteur du milieu
Frank Lampard appartient à cette extraordinaire génération anglaise du début des années 2000 (Beckham, Scholes, Gerrard, Ferdinand, Campbell, Cole, Rooney, Owen) qui n'a jamais rien gagné en sélection mais a brillé de mille feux en club. C'était un milieu de terrain complet, à la fois travailleur et brillant, doté d'une redoutable frappe de balle qui lui permettait de marquer beaucoup de buts et d'une qualité de passe largement au-dessus de la moyenne. Moins polyvalent que Gerrard et sans doute moins naturellement doué que Scholes, il savait pourtant exercer une grande influence sur les rencontres en touchant énormément de ballons et en servant de distributeur et de régulateur dans l'entre-jeu. Il avait également l'âme d'un patron et d'un meneur d'hommes, et malgré toutes les vedettes qui l'ont entouré à Chelsea, de Hazard à Drogba en passant par Chevchenko et Robben, il incarnait l'âme de l'équipe aux côtés de John Terry, l'un des rares Anglais à être resté fidèle aussi longtemps au club.
samedi 7 février 2026
Lille en panne offensive
Fatalement, si le LOSC est en train de décrocher dangereusement au classement et de laisser l'OL filer vers la quatrième place et peut-être le podium, c'est qu'il encaisse trop de buts: douze au total sur les six dernières journées de championnat, ce qui, vous l'aurez calculé, bande de médailles Fields en herbe, nous donne une moyenne de deux pions concédés par rencontre depuis le début de l'année civile. En soi, cette statistique peut paraître surprenante, car Génésio dispose en Mandi, Ngoy et Aleksandro de vaillants défenseurs centraux, mais elle s'explique en grande partie par l'absence de Benjamin André, pilier du système du technicien nordiste. Ce qui peut sembler encore plus étonnant, c'est la totale faillite offensive dont les Dogues font preuve depuis plusieurs semaines, eux qui proposent habituellement un football résolument attractif et porté vers l'avant.
Gündogan, finesse et technique
Ni pur récupérateur, ni pur meneur de jeu, Ilkay Gündogan était un joueur complet et polyvalent, d'une finesse technique et d'une justesse rares et d'une utilité de tous les instants. Tous les techniciens qui ont eu la chance de l'avoir sous leurs ordres, de Klopp à Guardiola en passant par Löw (pas exactement les tocards du coin au passage), n'avaient que du bien à dire de lui et ne manquaient jamais une occasion de chanter ses louanges et de souligner son importance dans l'expression collective de leur équipe. Le milieu de terrain d'origine turque était capable d'éclairer le jeu d'une passe lumineuse, d'éliminer balle au pied dans des espaces réduits, de prendre la direction des opérations quand le besoin s'en faisait sentir et de marquer également, et même parfois des buts capitaux. Décisif au sein de toutes les formations où il a évolué, il a gagné partout où il est passé, remportant au cours d'une longue et riche carrière presque tous les trophées dont un footballeur de haut niveau puisse rêver.
vendredi 6 février 2026
Lorient, un club qui va bien
Alors qu'on s'attendait logiquement à ce que le promu lorientais cravache jusqu'au bout pour son maintien dans l'élite avec des équipes comme Metz, Le Havre ou Auxerre, voilà que les Merlus occupent tout simplement la première moitié du classement et devancent même l'AS Monaco, supposé cador à la dérive. Tranquillement installés à la neuvième place, les Bretons possèdent quatorze points d'avance sur Nantes, premier barragiste, et peuvent envisager la fin de saison avec sérénité. Délestés de toute forme de pression, ils peuvent même tenter d'aller chercher des formations comme Strasbourg, Rennes ou Lille, bien mieux armées sur le papier mais très irrégulières. Les hommes d'Olivier Pantaloni, champions le Ligue 2 la saison dernière, restent sur 20 points pris sur 24 possibles et se sont offert le scalp de Monaco, Lyon et Rennes. Ils restent en outre toujours en course en coupe de France, où ils affronteront Nice au Moustoir pour une place dans le dernier carré.
jeudi 5 février 2026
Lahm, joueur multifonction
Philip Lahm appartient à cette catégorie de joueurs qui, à l'instar de Gerrard ou Luis Enrique, brillent par leur polyvalence et savent à peu près tout faire sur un terrain, sauf peut-être en ce qui concerne l'international allemand balancer des grosses minasses des 35 mètres. Latéral droit de formation, l'ancien du Bayern fut replacé au milieu par Guardiola en 2013, le technicien catalan décelant chez lui des facultés de récupérateur et d'organisateur et pensant sans soute que ce meneur d'hommes naturel aurait davantage d'influence dans l'entre-jeu. Nommé capitaine de la Mannschaft en 2010 et du club bavarois l'année suivante, Lahm possédait, malgré son physique quelconque (il mesure 1,70m), une forme d'aura et de charisme qui rejaillissait sur ses partenaires. Il donnait surtout l'exemple à ses coéquipiers par sa rage de vaincre, son intelligence tactique, son goût de l'effort et du sacrifice, sa capacité à mettre de l'huile dans les rouages collectifs qui lui ont valu tant d'hommages et de titres. Que ce soit sous le maillot du Bayern ou de l'équipe nationale, il a en effet à peu près tout gagné.
Monaco, la politique du has been
Trop souvent dans le football, lorsque la situation tourne au vinaigre et que les résultats ne suivent pas, c'est l'entraîneur qui sert de fusible et se fait lourder pour payer les pots cassés et calmer les supporters (le fameux "choc psychologique", qui bien souvent relève plutôt du pétard mouillé). Adi Hütter n'a pas fait exception à la règle, remercié qu'il a été en octobre dernier alors qu'il avait conduit l'AS Monaco à une méritoire troisième place la saison dernière. Le technicien autrichien a été remplacé sur le banc de touche par Pocognoli, qui compte pour l'instant huit victoires, cinq nuls et huit défaites, soit le pire bilan d'un entraîneur monégasque depuis Thierry Henry. En réalité, le véritable responsable de la saison désastreuse du club de la principauté, actuel dixième du championnat, se nomme Thiago Scuro, qui occupe le poste de directeur général et fait montre de moins de compétence que Daniel Lauclair au micro de France Télévisions un soir de coupe de France.
mercredi 4 février 2026
Agüero, lutin génial
Sergio Agüero, dit Kun (surnom attribué par ses grands-parents à cause de sa ressemblance avec le personnage de dessin animé japonais Kum Kum), restera à jamais l'un des héros de l'histoire de Manchester City et l'un des joueurs favoris des frangins Gallagher (l'un des deux avait déclaré au moment du rachat du club par Cheick Mansour que les fans de United enrichiraient City à chaque fois qu'ils iraient faire le plein à la pompe). En mai 2012, lors de la dernière journée de championnat et alors que les deux rivaux mancuniens sont au coude à coude pour le titre, les Skyblues se trouvent menés par Queens Park Rangers sur leur pelouse. A la 92ème minute, Edin Dzeko égalise de la tête, mais United reste devant au classement. Deux minutes plus tard, dans une ambiance indescriptible, Agüero marque et offre à City son premier sacre depuis 1968, quatre ans après le passage du club sous pavillon saoudien. Le 23ème but de sa saison plonge la partie bleu clair de la ville dans l'euphorie, même si l'on dit souvent que United est plutôt l'équipe des banlieusards (Old Trafford est situé dans la petite ville de Stretford, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville).
mardi 3 février 2026
Pirès, talent multiple
Durant l'été 2002, le feuilleton de la cuisse de Zidane, blessé à cinq jours du début du Mondial asiatique lors d'un dernier match amical de préparation face à la Corée du Sud, avait fait couler beaucoup d'encre et tenu la France en haleine. Attendu comme le messie pour le dernier match de poule face à Danemark, Zizou, diminué et sur une jambe, n'avait pu à lui seul empêcher le désastre et une inimaginable sortie de route au premier tour des champions du monde et d'Europe en titre. On avait beaucoup moins parlé de l'absence de Robert Pirès, gravement touché au genou en mars à l'occasion d'un match de Cup contre Newcastle, qui avait pourtant marqué le début d'une sorte de série noire de très mauvaise augure pour les Bleus de Roger Lemerre. Car le joueur doué mais timide qu'Aimé Jacquet avait sérieusement secoué en 1998 lors d'une causerie restée dans les mémoires (le fameux "muscle ton jeu, Robert") s'était mué à presque trente ans en un élément incontournable du groupe France et l'un des piliers de l'Arsenal de Wenger, alors une des meilleures équipes du continent. Son forfait pour la Coupe du Monde fut une véritable catastrophe pour les Bleus, dont on n'avait pas tout à fait mesuré l'ampleur à l'époque.
lundi 2 février 2026
Pourquoi City peut encore y croire
Battus dans le derby de Manchester et tenus en échec sur la pelouse de Tottenham après avoir mené 2-0 à la mi-temps, les Citizens ont laissé Arsenal, facile vainqueur à Leeds, prendre six longueurs d'avance en tête du classement. Tout semble indiqué que le chemin vers le titre est tout tracé pour les Gunners, pour qui c'est peut-être enfin la bonne année après trois secondes places consécutives. Les hommes d'Arteta tiennent un rythme de futur champion avec 16 victoires en 24 journées et une moyenne remarquable de 2,2 points par match. Ceux de Guardiola ont laissé filer beaucoup de points et concédé cinq défaites, soit autant que le rival United, qui a opéré une jolie remontée malgré un parcours chaotique. City n'a pas su profiter de la relative mauvaise passe d'Arsenal, qui n'a pris que huit points sur les cinq dernières journées, et on pourrait penser que les Mancuniens ont laissé passer leur chance de recoller. Pourtant, les motifs d'espoir et d"optimisme ne manquent pas pour les habitués des travées de l'Etihad Stadium.
dimanche 1 février 2026
Saint-Etienne ne répond plus
Le changement d'entraîneur et le limogeage d'Erik Horneland n'ont pas cassé la mauvaise dynamique stéphanoise. Encore présent sur le banc après avoir appris son licenciement quelques heures plus tôt, le technicien norvégien a terminé son séjour dans le Forez de la pire des manières, insistant impuissant à la défaite de ses joueurs à Geoffroy-Guichard contre Boulogne-sur-Mer, qui n'avait remporté que cinq matches jusqu'à présent. Un revers honteux qui fait suite à une déconvenue sur le terrain de Reims, concurrent direct pour la montée, et un succès minimal face à Clermont qui n'avait convaincu personne. Alors que Philippe Montanier, ancien portier des Verts, semble avoir donné son accord pour succéder à Horneland, l'ASSE s'enfonce tranquillement dans ce qui ressemble à une jolie crise, alors qu'on avait annoncé avant le coup d'envoi de la saison que les partenaires de Tardieu allaient littéralement écraser la Ligue 2.




















