Aussi surprenant que cela puisse paraître, le LOSC occupe ce matin la troisième place du classement derrière le rival lensois mais devant l'OM, qui peut une nouvelle fois remercier Pavard, décidément magique cette saison, Monaco, Lyon et Rennes. Qui aurait misé un kopeck sur ce classement au soir de la 19ème journée, alors que les hommes de Génésio venaient de se faire étriller à domicile par Strasbourg et de subir leur quatrième revers consécutif en championnat, revers qui devait être suivi d'une nouvelle défaite à Lyon et de deux nuls piteux à Metz et face à Brest? En sept journées, les Dogues avaient pris deux malheureux points et on ne donnait pas cher de leur peau en vue d'une qualification européenne. Et puis, à partir de la fin février, ils ont réenclenché la marche avant en allant s'imposer à Angers, à Rennes et à Marseille, avant de concasser Lens lors du derby. Ils viennent de ramasser seize points sur dix-huit possibles, en battant au passage deux concurrents directs, et de se replacer impeccablement dans la course à l'Europe.
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lundi 6 avril 2026
samedi 7 février 2026
Lille en panne offensive
Fatalement, si le LOSC est en train de décrocher dangereusement au classement et de laisser l'OL filer vers la quatrième place et peut-être le podium, c'est qu'il encaisse trop de buts: douze au total sur les six dernières journées de championnat, ce qui, vous l'aurez calculé, bande de médailles Fields en herbe, nous donne une moyenne de deux pions concédés par rencontre depuis le début de l'année civile. En soi, cette statistique peut paraître surprenante, car Génésio dispose en Mandi, Ngoy et Aleksandro de vaillants défenseurs centraux, mais elle s'explique en grande partie par l'absence de Benjamin André, pilier du système du technicien nordiste. Ce qui peut sembler encore plus étonnant, c'est la totale faillite offensive dont les Dogues font preuve depuis plusieurs semaines, eux qui proposent habituellement un football résolument attractif et porté vers l'avant.
vendredi 30 janvier 2026
L'indispensable Benjamin André
En l'absence de son capitaine Benjamin André, le LOSC avait enchaîné les revers, prenant même une véritable déculottée à Pierre Mauroy contre Strasbourg et laissant un OL euphorique s'échapper au classement. Et puis la blessure à l'épaule du monsieur a fini par cicatriser, le numéro huit nordiste a pu réintégrer le onze et, coïncidence notoire, Lille a signé son premier succès contre Fribourg après cinq défaites consécutives et obtenu son billet pour les barrages de la Ligue Europa. Vous l'aurez compris, fidèle et avisé lectorat de la présente et indispensable gazette, lorsqu'on nous parlons de coïncidence, nos propos sont teintés d'une certaine ironie qui n'est d'ailleurs pas sans évoquer les meilleurs pages de Pierre Desproges. Car on ne mesure pas suffisamment l'importance prépondérante d'André dans le système de jeu lillois, sa colossale influence et le caractère tout simplement indispensable de sa présence dans l'entre-jeu de l'équipe de Génésio.
lundi 3 novembre 2025
Lille, jeunesse et expérience
Après sa victoire minimale hier soir contre Angers, le LOSC occupe la quatrième place du classement à égalité de points avec Monaco et Lyon, à quatre unités du PSG, deux de Marseille et Lens et devant le nouvel ogre strasbourgeois. Malgré les trois revers concédés face au voisin lensois, Nice et Lyon, on peut clairement parler d'un début de saison réussi avec plus de la moitié des rencontres remportées et une moyenne légèrement inférieure à deux points par match. Si, malgré les moyens à la disposition de Génésio dans le secteur offensif, le spectacle n'est pas toujours au rendez-vous (23 buts marqués certes mais sept lors du seul match à Lorient) et si l'équipe reste capable de spectaculaires trous d'air, les motifs de satisfaction ne manquent pas à l'heure du premier bilan au tiers du championnat et les perspectives peuvent donner l'eau à la bouche (comme chantait Serge) aux habitués du stade Pierre Mauroy, aussi bien sur la scène domestique que continentale. Honnêtement (la sincérité sans fard étant la marque de fabrique de la présente gazette), on ne voit pas pourquoi les nordistes ne pourraient pas rivaliser sur l'ensemble de la saison avec des supposés cadors comme l' OM ou Monaco et même, plaisir suprême, terminer devant des Sang et Or qui semblent légèrement en surrégime et affichent quelques limites dans leur expression collective.
vendredi 15 mars 2024
Jonathan David, la valeur sûre
Hormis l’exception Mbappe, qui surdomine le classement des buteurs tel l’extraterrestre qu’il est, il faut bien dresser le constat que la Ligue 1 se cherche de grands buteurs : Openda s’est tiré en Allemagne, Terrier sort d’une saison blanche, Aubameyang donne plutôt satisfaction mais n’affole pas les compteurs, Ben Yedder ne signe pas sa meilleure saison, Lacazette a pâti du début de saison désastreux de son équipe, Moffi sous-performe clairement, Gonçalo Ramos et Kolo Muani évoluent dans l’ombre de Sa Majesté et Laslandes a pris sa retraite depuis un bail. La saison dernière, qui restera comme un millésime exceptionnel sur ce plan, pas moins de six joueurs avaient atteint la barre des vingt buts (Mbappe, Lacazette, David, Balogun, Openda et Diallo) et un total de douze joueurs celle des quinze buts (les six susnommés plus Wahi, Ben Yedder, Moffi, Messi, Laborde et Gouiri). Après 25 journées, seuls cinq éléments ont franchi la barre des dix réalisations (Mbappe, David, Lacazette, Ben Yedder et Aubameyang), et si Kyky maintient un tempo élevé, il n’en est pas de même pour la meute de poursuivants qui ont déjà fait une croix sur le titre de meilleur buteur (ils y ont même sûrement déjà renoncé avant même le coup d’envoi de la saison). A titre de comparaison, treize éléments ont franchi le seuil des dix buts en Angleterre, pour douze en Espagne, douze en Italie et dix en Allemagne. L’argument selon lequel les meilleurs attaquants français évoluent à l’étranger n’est guère recevable puisque trois des sept joueurs offensifs retenus dans la dernière liste de Deschamps évoluent au PSG, que Griezmann joue maintenant davantage comme un all-around player (homme à tout faire, pour les plus handicapés du bilinguisme qui ne suivraient pas la NBA) et que Barcola avait quasiment autant de chances d’être sélectionné que Diaby. Parmi les douze meilleurs buteurs du dernier exercice, neuf sont toujours présents en Ligue 1. Il faut plutôt voir dans ce recul les signes d’un changement de club difficile (Balogun, Wahi), d’une relative méforme personnelle (Ben Yedder, Laborde) ou la conséquence de mauvais résultats collectifs (Lacazette, Gouiri).
lundi 7 octobre 2013
Lille sans faire de bruit
L'habituel tapage
médiatique autour de Marseille-PSG a en partie occulté le fait que
le LOSC avait profité de la défaite olympienne au Vélodrome pour
s'emparer de la troisième place. Même si les Lillois n'ont encore
rencontré aucun des supposés cadors de Ligue 1 (et à vrai dire au
vu des dernières journées seules deux équipes méritent
l'appellation), ce classement n'a rien d'anecdotique au premier quart
de la saison. A plusieurs titres, l'équipe de René Girard semble
armée pour viser le podium et terminer première de l'autre
championnat, celui que disputent les dix-huit formations qui ne
disposent ni des moyens ni de l'effectif des deux monstres bâtis
pour l'hégémonie domestique et les conquêtes en Champions League.
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