Aussi surprenant que cela puisse paraître, le LOSC occupe ce matin la troisième place du classement derrière le rival lensois mais devant l'OM, qui peut une nouvelle fois remercier Pavard, décidément magique cette saison, Monaco, Lyon et Rennes. Qui aurait misé un kopeck sur ce classement au soir de la 19ème journée, alors que les hommes de Génésio venaient de se faire étriller à domicile par Strasbourg et de subir leur quatrième revers consécutif en championnat, revers qui devait être suivi d'une nouvelle défaite à Lyon et de deux nuls piteux à Metz et face à Brest? En sept journées, les Dogues avaient pris deux malheureux points et on ne donnait pas cher de leur peau en vue d'une qualification européenne. Et puis, à partir de la fin février, ils ont réenclenché la marche avant en allant s'imposer à Angers, à Rennes et à Marseille, avant de concasser Lens lors du derby. Ils viennent de ramasser seize points sur dix-huit possibles, en battant au passage deux concurrents directs, et de se replacer impeccablement dans la course à l'Europe.
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lundi 6 avril 2026
lundi 9 mars 2026
Cinq équipes pour un fauteuil
Il n'y a pas que pour le titre que le suspense règne en maître sur la Ligue 1, avec le duel incroyable auquel se livrent le PSG et le RC Lens, séparés d'une seule unité au sommet après le succès aisé des Artésiens sur Metz. Même si les Lorrains semblent bien mal barrés et que les supporters nantais peuvent déjà commander les caisses de muscadet, rien n'est encore totalement décidé en bas du classement puisque les partenaires d'Abline ne comptent que deux points de retard sur Auxerre, actuel barragiste. Et que dire de la lutte pour l'Europe, et plus particulièrement pour la troisième place? Cinq formations, qui ont connu des trajectoires bien différentes au cours de la saison, se tiennent en six points et peuvent toutes rêver à une qualification directe pour la prochaine Champions League (même si les Marseillais devraient décemment s'en tenir à la Ligue Europa). On ne connaîtra certainement pas avant la dernière seconde de la dernière journée l'identité de l'heureux élu.
dimanche 22 février 2026
Halte au Barcola-bashing
Depuis plusieurs mois, Bradley Barcola en prend plein la tronche de la part des journalistes spécialisés et des essepères, sur les réseaux sociaux (une des pires inventions de l'histoire de l'humanité, qui donne le droit à n'importe quel ignare de se prétendre compétent sur à peu près tous les sujets possibles) et dans les commentaires des supporters parisiens. Que n'a-t-on pas entendu sur l'ancien joueur de l'OL? Qu'il était brouillon, maladroit, inconstant, fragile mentalement, surcoté, surpayé, nous en passons et des meilleures. Il fut d'ailleurs pendant longtemps l'une des cibles favorites de Daniel Riolo, l'homme qui a affirmé à l'antenne que Luis Enrique ne faisait pas progresser les joueurs et menait le PSG dans le mur, qui le surnommait "Bambi" avec une forme de mépris assumée. A l'instar de Pierre Richard dans le monumental Je sais rien mais je dirai tout, un film d'utilité publique par les temps qui marchent, nous disons halte. Calmons-nous deux minutes et buvons frais.
samedi 21 février 2026
Ajorque, monument déclassé
Les dirigeants brestois ont signé un sacrément joli coup à l'été 2024 quand ils ont fait signer Ludovic Ajorque pour cinq petits millions, eux qui étaient à la recherche d'un attaquant fiable dans l'optique de la Champions League. Depuis son arrivée au SB29, le Réunionnais a claqué 18 pions en Ligue 1, agrémentés de 9 caviars pour ses partenaires (il est actuellement le meilleur passeur du championnat avec sept offrandes), ce qui fait de lui l'un des attaquants les plus rentables de l'hexagone à 32 balais. L'OM a choisi de poser vingt plaques sur Gouiri et de faire revenir Aubameyang, mais hier soir Benatia et compagnie se sont douloureusement rendus compte des dégâts qu'Ajorque pouvait causer dans une défense et de l'impact qu'il pouvait avoir sur une rencontre. Le natif de Saint-Joseph n'était sans doute pas un nom suffisamment ronflant pour les patrons de l'OM, éternellement en quête du fameux "grantatakan", mais on ne doute pas une seule seconde qu'il n'aurait pas fait tache dans l'effectif marseillais.
lundi 16 février 2026
Marseille, le sketch permanent
Quelques jours après Roberto De Zerbi, qui a expliqué avoir vécu une histoire d'amour inachevée avec Marseille, c'est au tour de Mehdi Benatia, le directeur sportif, de quitter le navire. L'ancien joueur de la Roma et du Bayern paie des résultats désastreux (élimination rocambolesque en Champions League, dérouillée en règle au Parc, nuls face au PFC et Strasbourg après avoir mené de deux buts à un quart d'heure de la fin, le syndrome des guibolles qui flageolent et de la friabilité mentale) et une politique de recrutement sans queue ni tête et court-termiste qui a constitué à chambouler l'effectif à chaque mercato. Qu'est-il advenu des fameux "minots" qu'on nous a survendus pendant des semaines? Robinio Vaz a été transféré à la Roma et Bakola vendu à Sassuolo. Pas grave. On se fait prêter Nwaneri, qu'on aligne à chaque match comme s'il était au club depuis cinq ans. Le seul ancien à qui l'on fait toujours confiance, c'est Balerdi, absolument cataclysmique contre le PSG et capitaine d'un vaisseau à la dérive.
samedi 7 février 2026
Lille en panne offensive
Fatalement, si le LOSC est en train de décrocher dangereusement au classement et de laisser l'OL filer vers la quatrième place et peut-être le podium, c'est qu'il encaisse trop de buts: douze au total sur les six dernières journées de championnat, ce qui, vous l'aurez calculé, bande de médailles Fields en herbe, nous donne une moyenne de deux pions concédés par rencontre depuis le début de l'année civile. En soi, cette statistique peut paraître surprenante, car Génésio dispose en Mandi, Ngoy et Aleksandro de vaillants défenseurs centraux, mais elle s'explique en grande partie par l'absence de Benjamin André, pilier du système du technicien nordiste. Ce qui peut sembler encore plus étonnant, c'est la totale faillite offensive dont les Dogues font preuve depuis plusieurs semaines, eux qui proposent habituellement un football résolument attractif et porté vers l'avant.
vendredi 6 février 2026
Lorient, un club qui va bien
Alors qu'on s'attendait logiquement à ce que le promu lorientais cravache jusqu'au bout pour son maintien dans l'élite avec des équipes comme Metz, Le Havre ou Auxerre, voilà que les Merlus occupent tout simplement la première moitié du classement et devancent même l'AS Monaco, supposé cador à la dérive. Tranquillement installés à la neuvième place, les Bretons possèdent quatorze points d'avance sur Nantes, premier barragiste, et peuvent envisager la fin de saison avec sérénité. Délestés de toute forme de pression, ils peuvent même tenter d'aller chercher des formations comme Strasbourg, Rennes ou Lille, bien mieux armées sur le papier mais très irrégulières. Les hommes d'Olivier Pantaloni, champions le Ligue 2 la saison dernière, restent sur 20 points pris sur 24 possibles et se sont offert le scalp de Monaco, Lyon et Rennes. Ils restent en outre toujours en course en coupe de France, où ils affronteront Nice au Moustoir pour une place dans le dernier carré.
jeudi 5 février 2026
Monaco, la politique du has been
Trop souvent dans le football, lorsque la situation tourne au vinaigre et que les résultats ne suivent pas, c'est l'entraîneur qui sert de fusible et se fait lourder pour payer les pots cassés et calmer les supporters (le fameux "choc psychologique", qui bien souvent relève plutôt du pétard mouillé). Adi Hütter n'a pas fait exception à la règle, remercié qu'il a été en octobre dernier alors qu'il avait conduit l'AS Monaco à une méritoire troisième place la saison dernière. Le technicien autrichien a été remplacé sur le banc de touche par Pocognoli, qui compte pour l'instant huit victoires, cinq nuls et huit défaites, soit le pire bilan d'un entraîneur monégasque depuis Thierry Henry. En réalité, le véritable responsable de la saison désastreuse du club de la principauté, actuel dixième du championnat, se nomme Thiago Scuro, qui occupe le poste de directeur général et fait montre de moins de compétence que Daniel Lauclair au micro de France Télévisions un soir de coupe de France.
lundi 26 janvier 2026
Lyon, une pluie de bonnes nouvelles
Grâce au revers cinglant d'un LOSC plongé en pleine crise de résultats face à un Strasbourg revigoré (faut-il voir un lien direct de cause à effet entre l'absence de l'indispensable Benjamin André et la mauvaise passe actuelle de Lille?), voilà l'OL seul quatrième du classement ce matin, avec une moyenne proche des deux points par match, onze succès en dix-neuf journées et à deux unités seulement du podium. Quand on sait par quels moments compliqués est passé le club rhodanien l'été dernier (coup de semonce de la DNCG, départs conjugués de Lacazette, Almada, Cherki et Mikautatdze, sans oublier la longue suspension de Fonseca), le bilan des partenaires de Tolisso (peut-être accessoirement le meilleur milieu français du championnat, il n'y a bien que vous savez qui pour ne pas s'en rendre compte) est aussi inattendu qu'exceptionnel. Surtout que le technicien portugais doit composer avec un groupe restreint d'une quinzaine de joueurs qui, comme nous avons déjà eu l'occasion de l'écrire sur la présente et indispensable gazette, semble investi d'une véritable mission.
vendredi 23 janvier 2026
Lens, les raisons d'une réussite
Pour qu'un club tourne bien, il faut que tous les étages de la fusée fonctionnent parfaitement et que les différentes composantes opèrent en symbiose. C'est le cas au RC Lens, surprenant et magnifique champion d'automne, où le président a su faire le ménage dans les comptes, où le directeur sportif et la cellule recrutement ont fait un travail absolument remarquable et où l'entraîneur bénéficie d'une confiance totale de la part de ses dirigeants. Joseph Oughourlian, Jean-Louis Leca et Pierre Sage: voilà les trois hommes à qui le RCL doit en grande partie sa réussite actuelle, sur qui personne n'aurait misé un kopeck avant le coup d'envoi de la saison. Pourtant, dès le départ, tous les éléments du puzzle étaient réunis pour que la saison lensoise bascule dans l'exceptionnel, et non dans l'irrationnel, tant il est vrai que tout a été superbement pensé du sol au plafond. Le parcours des partenaires de Thauvin évoque celui du LOSC en 2020-21, avec le bon coup Burak Yilmaz, l'émergence de Botman, David et Maignan et le travail de Galtier.
lundi 5 janvier 2026
Un OM surcoté
Alors que Roberto De Zerbi avait déclaré très humblement avant le coup d'envoi de la saison ne pas être la pour finir deuxième, l'OM occupe ce matin la troisième place du classement à huit points du leader lensois et sept du rival parisien. Ses hommes ont réussi l'exploit de s'incliner 2-0 au Vélodrome face à Nantes, qui n'avait remporté que deux matches et comptait le mirifique total de onze points après seize journées. Non contents de se montrer totalement indigents dans le jeu, les Phocéens ont totalement perdu les pédales, à l'image de Vermeeren, coupable d'un tacle inconsidéré et dangereux sur Lopes, et Nadir, qui a récolté deux cartons jaunes en trois minutes et laissé ses partenaires finir le match à neuf. Alors que les Canaris ne parvenaient pas à faire le break, ils ont eu droit à un petit coup de main de l'inévitable Pavard, auteur d'une faute sur Abline qui a offert le penalty décisif à Cabella, un ancien de la maison: difficile de faire pire comme bilan.
jeudi 18 décembre 2025
Nantes, le chaos organisé
L'inénarrable Waldemar Kita avait déclaré avant le coup d'envoi de la saison qu'il serait criminel de ne pas laisser de temps à Luis Castro et qu'il allait falloir se montrer patient avec le technicien portugais. Recruté pour ses bons résultats obtenus avec Dunkerque et la qualité du football pratiquée par son équipe en Ligue 2, le natif de Guimaraes a pris la lourde après à peine quatre mois et payé le bilan catastrophique du FC Nantes (onze points en seize journées et deux petits succès seulement). C'est le même refrain désormais bien connu tous les ans: on installe un technicien prometteur aux manettes (Gourvennec, Aristouy, Gourcuff, Conceiçao), on panique au haut lieu devant la situation au classement et on fait appel à Kombouré ou Der Zakarian pour jouer les pompiers de service et assurer le maintien de justesse. Il n'existe aucun projet, aucune cohérence sportive, aucune vision à long terme. Cette fois-ci, c'est Ahmed Kantari, ancien international marocain et ex-adjoint de Kombouaré, qui s'y colle. Et nous lui souhaitons bien du courage.
dimanche 14 décembre 2025
Le Paris FC en glissade
On s'attendait à ce que, avec le recrutement de joueurs confirmés comme Simon et Lees-Melou et les moyens indécents de la famille Arnault, le Paris FC ne soit pas tout à fait un promu comme les autres. Qu'il se maintienne aisément, finisse dans le ventre mou du classement pour sa première saison dans l'élite avant de sortir l'artillerie lourde lors du mercato estival suivant pour jouer les premiers rôles dans l'hexagone. Or, à mi-saison, les pensionnaires de Jean Bouin n'occupent que la quatorzième place du classement avec seulement une unité d'avance sur le HAC et trois sur le barragiste auxerrois, deux formations qui n'ont pas encore joué à l'occasion de la seizième journée. Les hommes de Stéphane Gili n'ont pris que deux malheureux points sur les cinq dernières journées et viennent de prendre une véritable rouste contre le TFC à domicile, une contre-performance qui donne une toute autre couleur à leur première moitié d'exercice. Les voilà désormais engagés dans une lutte pour leur survie, alors que le club s'appuie sur le quatrième budget de Ligue 1(130 millions d'euros, soit quatre à cinq fois plus que des équipes comme Auxerre, Le Havre, Angers ou Metz).
lundi 3 novembre 2025
Lille, jeunesse et expérience
Après sa victoire minimale hier soir contre Angers, le LOSC occupe la quatrième place du classement à égalité de points avec Monaco et Lyon, à quatre unités du PSG, deux de Marseille et Lens et devant le nouvel ogre strasbourgeois. Malgré les trois revers concédés face au voisin lensois, Nice et Lyon, on peut clairement parler d'un début de saison réussi avec plus de la moitié des rencontres remportées et une moyenne légèrement inférieure à deux points par match. Si, malgré les moyens à la disposition de Génésio dans le secteur offensif, le spectacle n'est pas toujours au rendez-vous (23 buts marqués certes mais sept lors du seul match à Lorient) et si l'équipe reste capable de spectaculaires trous d'air, les motifs de satisfaction ne manquent pas à l'heure du premier bilan au tiers du championnat et les perspectives peuvent donner l'eau à la bouche (comme chantait Serge) aux habitués du stade Pierre Mauroy, aussi bien sur la scène domestique que continentale. Honnêtement (la sincérité sans fard étant la marque de fabrique de la présente gazette), on ne voit pas pourquoi les nordistes ne pourraient pas rivaliser sur l'ensemble de la saison avec des supposés cadors comme l' OM ou Monaco et même, plaisir suprême, terminer devant des Sang et Or qui semblent légèrement en surrégime et affichent quelques limites dans leur expression collective.
lundi 6 octobre 2025
Rennes, c'est quoi le problème?
Tous les ans, le Stade Rennais monte une équipe a priori compétitive et taillée pour l'Europe. Tous les ans ou presque (le club a terminé au pied du podium en 2023), la déception est au bout du chemin. Il y a eu la cuvée 2023-2024, entraînée par Génésio puis Stéphan, avec les deux Doué, Le Fée, Blas, Theate, Gouiri, Kalimuendo ou Rieder. Blian final: dixième place. Il y a eu le cru 2024-2025, avec trois techniciens qui se sont succédé sur le banc (Stéphan, Sampaoli et Beye), un mercato surréaliste (Hateboer, Ostigard, James, Meister, Faye, Jota) et le recrutement estival de Fofana, Samba, Brassier, Rouault, Jacquet et Al-Tamari. Résultat des courses: une 12ème place avec 41 petits points et 19 défaites au compteur. Cette année, le directeur général Arnaud Pouille et le directeur sportif Loïc Désiré, en lien avec Beye, ont choisi de miser sur un tandem Lepaul-Embolo en attaque après avoir échoué dans le dossier Harder (finalement parti à Leipzig), les deux anciens Nantais et Marseillais Rongier et Merlin, Frankowski, débauché au Galatasaray après quatre saisons lensoises, et Mahdi Camara, pilier de l'entre-jeu du Stade Brestois. Or, après sept journées, Rennes n'occupe que la dixième place avec seulement deux succès et cinq unités de retard sur Lyon, Strasbourg et Marseille, qui carburent à un tout autre rythme, et à égalité de points avec Toulouse et le PFC.
vendredi 3 octobre 2025
Et à part ça la Ligue 1 est nulle...
Nous commencerons par citer les propos toujours pertinents et plein de lucidité du sieur Vincent Duluc (monsieur "Zidane + Dugarry = zéro + zéro = la tête à l'Intertoto" en 1995), responsable de la rubrique football à l' Equipe, qui fait office de référence dans ce pauvre pays à l'inculture sportive crasse, qui affirmait au lendemain d'un victoire parisienne tranquille au Vélodrome que le PSG ne devait sa première place qu'à la faiblesse du championnat. Rappelons simplement que certes, le club parisien évolue dans d'autres sphères, mais que Monaco s'est qualifié la saison dernière pour les huitièmes de la Champions League, que Lille s'est payé le scalp du Real et de l'Atletico, que Brest a joué les barrages et que Lyon était encore en passe de voir les demi-finales de la Ligue Europa à quelques minutes du coup de sifflet final à Old Trafford. Alors que les équipes françaises engagées dans les différentes compétitions européennes viennent de signer une semaine remarquable (cinq victoires, un nul et une défaite), voilà monsieur Duluc qui semble faire amende honorable et parler d'une jolie"promesse d'automne", alors qu'on ne voit pas très bien comment le niveau de la Ligue 1 aurait pu s'élever en moins d'un an et après les départs de David, Diakité, Zhegrova, Cherki, Lacazette, Mikautatdze, Luis Henrique ou Adrien Rabiot. Nous autres à LPC n'avons pas attendu les bons résultats des clubs hexagonaux pour apprécier la Ligue 1 comme il se doit. Mépriser notre championnat, c'est de la démagogie de la pire espèce. C'est souffler dans le sens du vent.
dimanche 28 septembre 2025
Monaco, l'alerte rouge
Evidemment, il n'y a pas encore le feu à la maison, puisque l'AS Monaco compte douze points et quatre succès après six journées et occupe le premier quart du classement, en attendant les résultats lillois, lyonnais, lensois et rennais. Mais cette seconde défaite consécutive à l'extérieur après la déroute brugeoise et ces sept buts encaissés en deux déplacements a priori guère insurmontables pose question. L'ASM peine à remporter ses matches facilement et confortablement (sept buts inscrits après la 80ème minute), arrive trop rarement à contrôler une rencontre et à se mettre à l'abri et concède trop de buts, même face à des adversaires supposés inférieurs. Le premier bilan reste insuffisant et problématique pour une formation qui se présente comme l'une des meilleures de l'hexagone et prétend à un podium en fin de saison. Toujours positif et optimiste, Adi Hütter semble à court de solutions et son équipe semble bien fragile à l'heure de recevoir Manchester City à Louis II, un rendez-vous déjà capital pour éviter un zéro pointé après deux journées de Champions League qui ferait très mauvais genre.
samedi 27 septembre 2025
Lyon, la naissance d'un groupe
Qui aurait pu prédire avant le coup d'envoi de la saison que l'Olympique Lyonnais compterait quatre succès après cinq journées (sa seule défaite ayant été concédée en infériorité numérique à Rennes après l'expulsion de Morton) et une victoire à l'extérieur en Ligue Europa sur la pelouse d'Utrecht? Ebranlés par les secousses créées par John Textor, le cow-boy venu expliquer le football au vieux continent et semer la mauvaise graine de la multipropriété, les dirigeants lyonnais se sont vus pendant l'été et sous la menace brandie par la DNCG d'une rétrogradation administrative céder leurs meilleurs éléments à des puissances étrangères au portefeuille bien garni (Mikautatdze à Villareal, Almada à l'Atletico, Lacazette à Neom, Cherki à City). On prévoyait le pire pour l'OL au vu de cette saignée, une saison galère, une épreuve de survie, un déclassement express et une incapacité certaine à lutter avec les gros bras du championnat. Et voilà que, pour le moment, les coéquipiers de Tolisso déjouent tous les pronostics et font honneur à leur maillot sur tous les terrains de France et de Navarre.
lundi 22 septembre 2025
Lens, promesses d'automne
Plus de deux ans ont passé depuis l'incroyable deuxième place du RC Lens en championnat, à un petit point d'un PSG d'une autre époque qui comptait dans ses rangs Neymar, Messi et Mbappé. Depuis cet exploit majuscule, signé trois ans seulement après la remontée dans l'élite, le club a vu partir ses deux joyaux Seko Fofana, aujourd'hui à Rennes, et le buteur belge Loïs Openda, avant une véritable saignée voulue par Joseph Oughourlian, propriétaire et président lensois, afin d'assainir les comptes et d'assurer la pérennité financière sang et or (Khasanov, Frankowski, Medina, El-Aynaoui, Diouf, Satriano, Danso, Fulgini). Entre temps, le Racing a aussi dû tourner la page Frank Haise (qui aurait peut-être quelques raisons de regretter son choix au vu des résultats actuels de l'OGC Nice) et accueilli sur son banc le bouillant Will Still, qui voulait plus que tout entraîner en Angleterre, et ce même en Championship (et aucun club français ne ressemble plus à un club anglais que le RCL). Après avoir goûté aux délices de la Champions League, l'équipe artésienne a quelque peu payé la rançon de la gloire et est rentrée dans le rang, se contentant d'une honorable septième puis huitième place.
lundi 8 septembre 2025
Ligue 1: dix recrues à suivre
Après trois journées de championnat, il est certes difficile de se faire une idée précise des joueurs qui vont marquer la saison de ligue 1, mais il est déjà possible de repérer certains éléments qui risquent de faire les beaux jours de leur club dans les semaines et mois à venir. Pour votre plus grand plaisir, cher lectorat adoré et néanmoins inculte, LPC a répertorié dix joueurs nouvellement arrivés dans leurs équipes respectives et qui ont déjà affiché de jolies promesses en quelques minutes sur le rectangle vert. Petit tour d'horizon de début de saison.
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