post-labels {display: none}
Affichage des articles dont le libellé est Champions League. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Champions League. Afficher tous les articles

dimanche 22 mars 2026

Quarts de finale de CL: les pronostics de LPC

 PSG 70% - Liverpool 30%

Le PSG aime se payer le scalp des clubs anglais, a éliminé un Liverpool beaucoup plus fort la saison dernière et vient de balayer Chelsea. Même Steven Gerrard, ancien capitaine emblématique des Reds, ne croit pas à une qualification de son club. En championnat, les hommes de Slot ont paumé chez le dernier Wolverhampton, concédé le nul contre Tottenham et subi la loi de Brighton. Ils ont déjà perdu dix matches en Premier League, soit deux de plus que lors des deux précédents exercices cumulés. Salah est porté disparu, Konaté donne des signes de fébrilité et aucune des recrues ronflantes (Isak, Wirtz, Kerkez, Frimpong) n'a donné satisfaction, mis à part Ekitike. Seul Szoboszlai tente de maintenir le navire rouge à flot. Le tableau semble bien sombre pour les Reds au moment d'affronter un PSG qui fait à nouveau peur à l'Europe, semble au point physiquement et gère les affaires courantes en Ligue 1. Même l'absence de Barcola, excellent face à Chelsea, ne semble pas peser lourd dans la balance, étant donné que son remplaçant naturel se nomme Désiré Doué. Les Parisiens devront se garder d'un excès de confiance, mais on peut compter sur Luis Enrique pour maintenir les pieds de tout son monde sur terre.

lundi 2 mars 2026

Huitièmes de CL: les pronostics de LPC

 PSG 60% - Chelsea 40%

Certes, les Blues avaient collé une raclée au PSG en finale de coupe du monde des clubs, mais les Parisiens étaient rincés et Cole Palmer n'est que l'ombre de lui-même cette saison. C'est au milieu que la bataille risque d'être dure pour les hommes de Luis Enrique, sans doute toujours privés de Fabian Ruiz, face à Caicedo et Enzo Fernandez, qui mettent toujours beaucoup d'intensité. Chelsea présente des failles défensives que le PSG devrait exploiter et récolte beaucoup de cartons rouges (neuf toutes compétitions confondues), une donnée qui pourrait faire basculer la double confrontation. Si la charnière parisienne parvient à contenir Joao Pedro et tient le coup dans le combat dans l'entre-jeu, les jambes de Nuno Mendes, Hakimi, Barcola et Kvara devraient faire mal à l'arrière-garde adverse. Les Blues devront en outre certainement faire sans Cucurella et Estevao, alors que Luis Enrique pourra a priori compter sur Dembélé et un Safonov de plus en plus rassurant.

lundi 23 février 2026

Une Juve à la ramasse

On attendait beaucoup de cette Juventus new look avec les arrivées de Jonathan David, Edon Zhegrova, Loïs Openda, Francisco Conceiçao, Nico Gonzalez et Pierre Kalulu. On pensait sérieusement que la sauce pouvait prendre et que la Vieille Dame pouvait signer un retour au premier plan, cinq ans après la fin de l'hégémonie turinoise sur la Serie A. Or, après 26 journées, la Juve n'occupe que la cinquième place du classement, à quatre unités de la Roma et du Napoli, huit du Milan et dix-huit de l'Inter. Elle ne possède plus qu'un point d'avance sur un Côme qui n'en finit plus d'épater son monde et l'a battue nettement et sans bavures à l'Allianz Stadium. Non seulement la Vecchia Signora a définitivement fait une croix sur le titre, mais sa qualification pour la prochaine Champions League semble sérieusement menacée: un triste bilan qui a coûté sa place à Igor Tudor, remplacé par Luciano Spalletti, venu jouer les pompiers de service mais qui ne parvient manifestement pas à éteindre l'incendie.

dimanche 22 février 2026

Halte au Barcola-bashing

Depuis plusieurs mois, Bradley Barcola en prend plein la tronche de la part des journalistes spécialisés et des essepères, sur les réseaux sociaux (une des pires inventions de l'histoire de l'humanité, qui donne le droit à n'importe quel ignare de se prétendre compétent sur à peu près tous les sujets possibles) et dans les commentaires des supporters parisiens. Que n'a-t-on pas entendu sur l'ancien joueur de l'OL? Qu'il était brouillon, maladroit, inconstant, fragile mentalement, surcoté, surpayé, nous en passons et des meilleures. Il fut d'ailleurs pendant longtemps l'une des cibles favorites de Daniel Riolo, l'homme qui a affirmé à l'antenne que Luis Enrique ne faisait pas progresser les joueurs et menait le PSG dans le mur, qui le surnommait "Bambi" avec une forme de mépris assumée. A l'instar de Pierre Richard dans le monumental Je sais rien mais je dirai tout, un film d'utilité publique par les temps qui marchent, nous disons halte. Calmons-nous deux minutes et buvons frais.

jeudi 22 janvier 2026

Champions League, une formule qui marche

Puisque les progrès récents vers le meilleur se font plutôt rares dans le football (la dernière trouvaille de génie étant le VAR, qui a encore démontré à l'occasion de la dernière finale de la CAN à quel point il pourrissait notre sport chéri), avouons que nous étions carrément sceptiques à la veille du coup d'envoi de la nouvelle mouture de la Champions League. Habitués depuis des lustres aux huit groupes de quatre équipes avec deux qualifiés, un reversé en Ligue Europa et un éliminé de toute compétition européenne, nous redoutions que l'UEFA nous fasse le coup du "plus de matches pour plus de pognon" au mépris de l'intérêt sportif. Quoi, une poule unique avec tirage au sort assisté par ordinateur, huit qualifiés directement pour les huitièmes et seize barragistes? Mais qu'est-ce que c'était encore que ce coup de Trafalgar à la mords-moi la jambe de l'amiral Nelson? Quel genre d'usine à gaz footballistique était-on tranquillement en train de mettre sur pied? Or, un an et demi après le lancement de la chose, il faut bien convenir que la formule mise au point par les instances continentales fonctionne fort bien et comporte beaucoup plus d'avantages que de mauvais côtés.

lundi 8 décembre 2025

Le Barça sur un fil

Après son succès sur la pelouse du Betis et la réjouissante défaite à domicile d'un Real catastrophique face au Celta Vigo, le Barça occupe ce matin la première place de la Liga avec quatre unités d'avance sur son rival historique. Depuis sa défaite au Bernabeu fin octobre, la formation catalane a repris huit points aux partenaires de Mbappé, l'homme qui cache la misère et les problèmes structurels mais ne gagnera probablement encore rien avec son club cette saison. En outre, ce sera au tour des hommes d'Hansi Flick, qui possèdent accessoirement une bien meilleure différence de buts, de recevoir les merengue au Camp Nou lors de la phase retour. Les blaugrana semblent donc se diriger tout droit vers un nouveau sacre qui serait le troisième en quatre saisons et validerait l'idée d'une main-mise barcelonaise sur le championnat, une dizaine d'années après la fin de l'ère Xavi-Iniesta-Busquets (rappelons que depuis 2005 et la disparition des radars du FC Valence, seul l'Atletico est parvenu par deux fois à briser l'hégémonie des deux géants du football espagnol).

lundi 1 décembre 2025

La menace Chelsea

Quand on achète une centaine de joueurs en trois ans (nous exagérons à peine, pas le genre de la maison) et qu'on place un entraîneur compétent sur le banc, un noyau d'éléments compétitifs et un onze type finissent forcément par se dégager: c'est ce qui est arrivé à Chelsea, qui possédait encore la bagatelle de 43 joueurs sous contrat fin juillet et a fait signer une dizaine de jeunes talents lors du dernier mercato estival (Joao Pedro, Gittens, Garnacho, Estevao, Hato, Delap, Essugo, sans oublier Sarr et Paez, immédiatement prêtés à Strasbourg). On estime que le club a claqué pas loin de deux milliards d'euros sur les quatre dernières années et depuis l'arrivée aux commandes de Todd Boehly, homme d'affaires américain également copropriétaire des Lakers et des Dodgers. Chelsea s'est montré tellement actif sur le marché qu'on en vient à oublier la présence de certains éléments dans l'effectif. Qui se souvient par exemple que Disasi et Sterling sont toujours des joueurs de Chelsea, sans parler de Mudryk, recruté pour plus de cent millions et actuellement suspendu pour dopage?

dimanche 30 novembre 2025

Atletico, la force de l'habitude

Les trop rares fois où l'on entend parler de l'excellent Julian Alvarez (et pas de Vinicius, Yamal ou Mbappé), c'est pour lire que l'avant-centre argentin devrait sans doute, pour le bien de sa carrière, quitter l'Atletico Madrid, club sous-médiatisé, perpétuellement sous-coté voire méprisé, qui vit et vivra sans doute toujours dans l'ombre des deux géants du football espagnol. Pourtant, l'Atletico, c'est onze titres de champion, dix Coupes du Roi, trois sacres en Ligue Europa et trois finales de Champions League (toutes perdues comme on ne le sait que trop bien): pour reprendre les fameux dires de l'inénarrable Stéphane Guy, c'est pas Gijon, c'est pas Valladolid. Et Alvarez appartient à une longue lignée d'attaquants d'exception qui ont porté le maillot des Colchoneros, de Adrian Escudero à Luis Aragones en passant par Griezmann, meilleur buteur de l'histoire du club, Vieri, Torres, Forlan, Aguero, Falcao, Morata et Caminero. Mais, dans l'esprit des spécialistes comme du grand public, quitter City pour rejoindre l'autre club madrilène équivaut à une forme de rétrogradation et de déclassement, bien que l'effectif actuel compte pas moins d'une vingtaine d'internationaux.

mercredi 5 novembre 2025

PSG, les moyens du bord

Vous aurez compris, brillant et fidèle lectorat, tout ce que le titre du présent papier peut comporter d'ironie lorsqu'on parle d'un club qui n'a pas hésité à débourser 90 plaques pour un cador comme Kolo Muani et a claqué des milliards depuis près de quinze piges pour assouvir ses rêves de succès continental. Cependant, depuis le début de la saison, le PSG paie au prix fort sa réussite récente et son parcours démentiel en 2024-25 en collectionnant les pépins physiques et les forfaits (guère étonnant si l'on considère qu'un joueur comme Barcola a pris part à près de 90 rencontres sur les quinze derniers mois). A force de tirer sur la corde avec un effectif restreint, d'exiger des efforts colossaux du même noyau d'éléments malgré un turnover louable et indispensable, la liste des blessés s'allonge chaque jour que Diego fait. Doué sera absent plusieurs semaines, Hakimi souffre au minimum d'une grosse entorse et Dembélé voit planer au-dessus de sa tête le spectre d'une saison blanche, comme s'il existait une malédiction du Ballon d'Or (filez-le donc à Mbappé l'année prochaine). Les épatants titis ont fait le job au Camp Nou mais, face à une machine de guerre comme le Bayern, on a pu que constater que certains joueurs majeurs comme Neves, Hakimi, Doué ou Dembélé restaient incontournables. 

dimanche 19 octobre 2025

Le Bayern favori de la CL?

Cela revient peut-être à enfoncer une porte ouverte que d'affirmer que le Bayern Munich serait probablement à l'heure où nous écrivons ces lignes le principal favori au sacre en Champions League cette saison, tant il est vrai que le club bavarois figure tous les ans parmi les candidats au titre (six coupes aux grandes oreilles dans la vitrine et une présence systématique dans le dernier huit depuis 2020). Mais d'une part les partenaires de Kimmich n'ont plus atteint la finale depuis 2020 dans les circonstances particulières que l'on connaît, et d'autre part il convient d'expliquer pourquoi nous faisons des hommes de Kompany les potentiels successeurs de ceux de Luis Enrique. On sait à quel point il est difficile de faire le doublé dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs (le dernier exemple en date reste évidemment le triplé du Real avec Zizou sur le banc) et, sans exclure totalement cette éventualité, il semble évident que le Paris Saint-Germain aura une cible dans le dos et que les techniciens adverses auront à cœur de contrer les plans tactiques de l'entraîneur asturien. En prime, le relatif effet de surprise dont avaient bénéficié les Parisiens la saison dernière ne jouera évidemment plus.

vendredi 3 octobre 2025

Et à part ça la Ligue 1 est nulle...

Nous commencerons par citer les propos toujours pertinents et plein de lucidité du sieur Vincent Duluc (monsieur "Zidane + Dugarry = zéro + zéro = la tête à l'Intertoto" en 1995), responsable de la rubrique football à l' Equipe, qui fait office de référence dans ce pauvre pays à l'inculture sportive crasse, qui affirmait au lendemain d'un victoire parisienne tranquille au Vélodrome que le PSG ne devait sa première place qu'à la faiblesse du championnat. Rappelons simplement que certes, le club parisien évolue dans d'autres sphères, mais que Monaco s'est qualifié la saison dernière pour les huitièmes de la Champions League, que Lille s'est payé le scalp du Real et de l'Atletico, que Brest a joué les barrages et que Lyon était encore en passe de voir les demi-finales de la Ligue Europa à quelques minutes du coup de sifflet final à Old Trafford. Alors que les équipes françaises engagées dans les différentes compétitions européennes viennent de signer une semaine remarquable (cinq victoires, un nul et une défaite), voilà monsieur Duluc qui semble faire amende honorable et parler d'une jolie"promesse d'automne", alors qu'on ne voit pas très bien comment le niveau de la Ligue 1 aurait pu s'élever en moins d'un an et après les départs de David, Diakité, Zhegrova, Cherki, Lacazette, Mikautatdze, Luis Henrique ou Adrien Rabiot. Nous autres à LPC n'avons pas attendu les bons résultats des clubs hexagonaux pour apprécier la Ligue 1 comme il se doit. Mépriser notre championnat, c'est de la démagogie de la pire espèce. C'est souffler dans le sens du vent.

jeudi 2 octobre 2025

Nuno Mendes, roi de Barcelone

On peut l'affirmer avec certitude et aplomb désormais: le PSG possède dans ses rangs les deux meilleurs latéraux du monde avec Hakimi et Nuno Mendes. Qui sur la planète football arrive ne serait-ce qu'à la cheville de ces deux phénomènes? On pourra toujours citer des joueurs tels que Grimaldo, Baldé, Cucurella, Dumfries, Trippier, Llorente ou Frimpong (nous ne mentionnerons pas Cavajal par pure décence), mais ces spécialistes du poste, tous excellents au demeurant, semblent à l'heure d'aujourd'hui à des années-lumière des deux flèches parisiennes. Comme l'a justement fait remarquer Daniel Riolo (loin de se montrer toujours cohérent dans ses propos, notamment envers le PSG, lui qui avait surnommé Luis Enrique Géo Trouvetou et afiirmé que le technicien espagnol menait le club dans le mur, nous ne sommes pas amnésiques à LPC), et même si comparaison n'est pas raison, pour trouver trace d'une telle qualité, il faut remonter à des monstres sacrés du jeu comme Nilton Santos, Brehme, Cafu, Roberto Carlos, Amoros, Zanetti, Lizarazu ou plus récemment Lahm, Ashley Cole, Dani Alves ou Jordi Alba. Les deux joueurs de couloir parisiens, auteurs d'une saison dernière exceptionnelle, appartiennent clairement à cette classe de joueurs là. Et, à respectivement 26 et et 23 ans, ils ont encore de belles années devant eux, et l'heure est loin d'être au bilan en ce qui les concerne.

mardi 3 juin 2025

PSG: les notes de la saison

Inutile de rappeler, au vu de tous les articles qui ont explosé dans tous les médias depuis samedi soir, à quel point cette saison parisienne revêt un caractère historique. Les hommes de Luis Enrique ont simplement tout raflé, éparpillé façon puzzle la concurrence domestique, battu quatre clubs de Premier League et mis un terme au suspense relatif en finale de Coupe de France en vingt minutes. Tous les joueurs et tout le staff, qui a fait un travail magnifique pour faire progresser l'équipe et conserver des ressources physiques jusqu'au bout, sont à féliciter, mais LPC tenait à distribuer les prix et remettre son bulletin de notes de fin d'année.

jeudi 8 mai 2025

Hakimi, taille patron

On entend énormément parler d'Ousmane Dembélé, véritablement en feu en 2025 et en course pour un Ballon d'Or inespéré il y a encore quelques mois, de Désiré Doué, révélation parisienne de la saison, ou encore de Donnarumma, souvent héroïque en Champions League. Mais le véritable MVP de la formidable saison parisienne, le joueur le plus constant et le plus régulier, l'élément qui maintient constamment un niveau de performance élevé se nomme sans doute Achraf Hakimi. A vrai dire, on ne voit pas meilleur que lui au poste de latéral droit en Europe, et les Koundé, Walker, Pavard, Frimpong ou Porro peuvent tous aller gentiment faire coucouche panier. Hier soir face à Arsenal au Parc, le Marocain, pas franchement orphelin de son pote Mbappé, a inscrit le deuxième but des siens de superbe manière en se projetant vers l'avant comme il a l'habitude de le faire et en venant chiper la chique dans les pieds de Partey avant de tromper Raya d'une frappe limpide. Même si Gigio méritait peut-être le trophée, il a été élu homme du match et restera dans l'histoire comme l'homme qui a offert au PSG sa qualification pour une deuxième finale de Champions League.

mercredi 7 mai 2025

L'Inter en mode sous-marin

Pas grand-monde ne voyait l'Inter sortir le Bayern (sauf nous autres à LPC) et personne n'imaginait les hommes d'Inzaghi se payer le scalp du grand Barça au terme d'une demi-finale d'anthologie. Systématiquement ignorée des pronostiqueurs et du grand public, l'équipe italienne a fait son chemin jusqu'en finale en passant sous les radars et presque sans faire de bruit, si l'on excepte cette demi-finale épique face aux Catalans. Pourtant, comment snober ou sous-estimer cette formation qui reste sur deux titres de champion en quatre saisons, disputait encore la finale de CL contre City en 2023 et demeure invaincue à domicile depuis trois ans en CL? Il faut croire que la Serie A n"a plus vraiment la cote, et les médias n'en ont eu que pour le Real, fort heureusement éliminé, le Barça, le PSG, Liverpool et le Bayern. Pourquoi? Parce que l'Inter ne possède pas de superstar dans ses rangs, pas de Yamal, pas de Dembélé, pas de Salah ni de Kane mais un groupe formé de très bons joueurs compétitifs et expérimentés. Forcément, Mkhitarayan ou Calhanoglu, ça fait vendre moins papier que Bellingham ou McAllister, mais ça vous gagne des titres et vous emmène pour la deuxième fois en trois ans en finale de Champions League. Une sacrée performance.

mercredi 23 avril 2025

PSG-Arsenal, un duel de jumeaux

Sur bien des plans et pour bien des raisons, le PSG et Arsenal sont deux équipes qui se ressemblent. Outre le fait qu'elles soient entraînées par un entraîneur espagnol (Arteta étant même un ancien joueur du PSG, comme si il y avait toujours une histoire commune entre le PSG et ses adversaires en Europe), ce sont deux formations techniques, tournées vers l'offensive, qui privilégient les combinaisons courtes et le jeu dans les petits espaces. Elles sont pareillement disposées en 4-3-3, avec des joueurs souvent décisifs sur les côtés (Mendes, Hakimi, Barcola, Kvara, Doué, Martinelli, Saka), même si les latéraux parisiens sont sans aucun doute plus naturellement portés vers l'offensive que leurs homologues londoniens. Etant donné les blessures de Gabriel Jesus et Havertz, elles évoluent sans véritable avant-centre de métier, Merino ayant occupé le poste face au Real et Trossard devant lui succéder dans le rôle du finisseur en demi-finale. Côté parisien, on sait que c'est Dembélé qui s'est mué en serial buteur sous la houlette de Luis Enrique depuis le départ de Mbappé, lui qui avait du mal à cadrer la moindre frappe il y a encore quelques mois.

jeudi 17 avril 2025

Le Real enfin dehors

Nous avions annoncé dans nos pronostics une qualification aisée du Real face à Arsenal, et Dieu sait combien nous sommes heureux de nous être trompés dans les grandes largeurs. Quel bonheur en effet de voir cette équipe (si tant est qu'on puisse parler d'équipe tant ce Real ressemble à un agrégat informe d'individualités) détestable, surévaluée et admirée essentiellement par les ados acnéiques fans de FIFA sur Playstation sortie de la compétition, alors que planait toujours au-dessus de nos malheureuses têtes le spectre infâme d'un seizième sacre. Cette fois, pas de remontada à la sauce maison, pas de coup de pouce arbitral (Leteixier ayant même eu le courage d'accorder un penalty aux Gunners et d'en annuler un autre en faveur des locaux), pas de pion aberrant et chanceux dans les arrêts de jeu, pas de scène de liesse dans les rues de Madrid. Ce Real faiblard et incohérent est tout simplement tombé sur plus fort que lui, concédant au passage sa douzième défaite de la saison, après être une nouvelle fois passé par un trou de souris au tour précédent face à l'Atletico.

samedi 5 avril 2025

Quarts de finale de CL: les pronostics de LPC

 PSG 70% - ASTON VILLA 30%

La forme actuelle du PSG est éblouissante. L'équipe semble sûre de sa force et, quelles que soient les circonstances, elle continue à dérouler son jeu, à presser et à afficher une épatante maîtrise technique, affichant une confiance en elle peu commune. Le club parisien est le favori logique de cette double confrontation, mais il est tout à fait capable de se vautrer contre l'actuel septième du classement de Premier League après avoir éliminé le futur champion. Il faudra bien négocier le match aller et compenser l'absence du capitaine de route Marquinhos, remplacé par un Beraldo qui est loin d'offrir toutes les garanties en défense centrale.

mercredi 24 avril 2024

Pourquoi le Real va gagner la Champions League

Il y a quelque chose de terriblement agaçant (certains diront de magique, nous ne sommes pas de ceux-là) avec le Real Madrid en Champions League. De manière irrémédiable, à mesure que les tours passent et que les adversaires montent en gamme, le Real connaît toujours plus de réussite, toujours plus de chance, toujours plus de circonstances favorables, quand l'arbitrage ne vient pas lui donner un petit coup de pouce au passage. Certains voient dans cette capacité à survivre la marque d'une équipe légendaire qui sait rester fidèle à sa glorieuse histoire et refuse de mordre la poussière, une haine absolue de la défaite chez un club qui ne jure que par la victoire et les trophées, une façon de se placer à la hauteur du rendez-vous quand la route s'élève. Nous y voyons plutôt comme une malédiction, une histoire inlassablement répétée jusqu'à l’écœurement, une vieille rengaine qu'on en peut plus d'entendre. Que ce soit bien clair, cher lecteur qui êtes venu se perdre sur cette modeste et néanmoins indispensable gazette: nous n'en pouvons plus de voir le Real gagner, de le voir aller loin quand ce n'est pas au bout en Champions League année après année, du sourire satisfait de Florentino Perez, des abdominaux saillants de Cristiano, de la nonchalance hirsute de Marcelo, de la barbe conquérante de Benzema, des poings rageurs de Sergio Ramos, du vice insupportable de Carvajal, des pleurnicheries infantiles de Vinicius, des buts de raccroc de Rodrygo, des pions improbables de Bellingham dans le temps additionnel. Nous n'en pouvons plus d'assister au même scénario immuable du Real qui triomphe à la fin du film, de voir la pièce tomber toujours du même côté, de connaître d'avance la conclusion de l'histoire. Alors que d'aucuns (dont nous sommes, ne le cachons pas) rêvent d'un premier sacre européen pour le PSG (certes, il y eut bien la Coupe des Coupes en 1996, mais remporter une Champions League aurait une autre saveur), il ne fait aucun doute que la coupe aux grandes oreilles va pour la quinzième fois prendre la direction de la capitale espagnole.

mardi 23 avril 2024

La Premier League est-elle toujours le meilleur championnat au monde?

On entend souvent dire que la Premier League serait le meilleur championnat de la planète. De par son histoire (après tout, le football a bien été inventé et codifié en Angleterre), son prestige et les vedettes qui l’animent, le championnat anglais est devenu une sorte de cirque géant mondialisé, un immense show médiatique, un Barnum du football que toutes les télévisions du monde s’arrachent à prix d’or (il est révélateur qu’une chaîne comme Canal Plus diffuse désormais davantage de rencontres de Premier League que de matches de Ligue 1). Longtemps confinée à une affaire d’Anglais entre eux (les Zola, Vialli, Cantona et Ginola étaient des pionniers outre-Manche dans les années 90), la Premier League s’est au fil du temps muée en une sorte d’Eldorado pour tout joueur de classe mondiale, et ses joutes entre cadors du ballon rond passionnent la planète. Les droits TV colossaux dont bénéficient ses pensionnaires ainsi que l’apparition de capitaux étrangers confèrent aux clubs anglais une puissance financière unique que seuls sont en mesure de concurrencer les très gros budgets du football européen. Ainsi, n’a-t-on pas vu Chelsea, actuellement neuvième du classement et qui ne remportera aucun titre cette saison, claquer des centaines de millions en transferts sur des joueurs comme Mudryk ou Caicedo ? United, en grande difficulté depuis plusieurs années, s’est montré très actif sur le marché des transferts en recrutant Bruno Fernandes, Maguire, Eriksen, Antony ou Höjlund. City a pu s’offir les prometteurs Doku et Gvardiol pour la modique somme de 150 millions d’euros, tandis que Liverpool s’est adjoint les services de Darwin Nunez pour 100 millions en 2022. Toutes les conditions sont réunies pour offrir un spectacle haut de gamme, d’autant que l’Angleterre a su attirer quelques-uns des plus grands techniciens de la planète comme Guardiola, Klopp, Emery ou De Zerbi. Pour autant, la Premier League reste-t-elle le meilleur championnat actuel ?