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lundi 30 mars 2026

Beckham, footballeur étoile

"Son pied gauche ne lui sert à rien, il est mauvais de la tête, il ne sait pas tacler et il ne marque pas souvent. A part ça, il est pas mal": la saillie est signée George Best le bien nommé, l'homme qui affirmait avoir gâché le pognon qu'il n'avait pas claqué pour l'alcool et les femmes, à propos d'un autre porteur du numéro 7 mythique de Manchester United, David Beckham. Evidemment, Becks a toujours été dans le viseur des puristes, parce qu'il était le Spice Boy et incarnait le star system et le mélange des genres, parce qu'il était et est toujours immensément riche, parce qu'il avait une gueule de jeune premier et faisait craquer les minettes, parce qu'il changeait de look aussi souvent qu'un autre David anglais mondialement célèbre (Bowie) et qu'il a porté le maillot de clubs bling-bling et ultra-médiatisés comme le Real, le PSG, le Milan AC ou le Los Angeles Galaxy. Mais ce serait se tromper largement sur son compte que de le réduire à un produit marketing uniquement destiné à faire vendre du parfum et des tabloïds, car le monsieur possédait des qualités footballistiques indéniables, pour ne pas dire quasiment uniques. Vous pensez vraiment qu'un Alex Ferguson, qui ne s'est d'ailleurs pas privé de lui balancer une godasse dans la tronche, aurait fait de lui un titulaire précoce s'il avait été dénué du moindre talent?

mardi 24 mars 2026

Vieira, pieuvre de l'entrejeu

Le nom de Patrick Vieira évoque naturellement des guibolles interminables, un présence tentaculaire, un physique et une caisse hors normes, une volonté intransigeante de faire mal et dominer, un goût immodéré du duel et de la bagarre, une couverture de terrain extraordinaire, un énorme charisme naturel et une attitude de patron. Talent précoce au corps taillé pour le football professionnel dès l'adolescence, il a mis du temps à donner sa pleine mesure et exprimer tout son immense potentiel, comme si ses débuts fracassants et les espoirs énormes qui reposaient sur lui l'avaient longtemps freiné. Avec les années et la maturité, il devint l'un des milieux de terrain les plus influents et les plus complets de son époque, quelque part entre Yaya Touré et Marcel Desailly, trimballant sa grande carcasse sur tous les terrains d'Angleterre et d'Italie, taclant et récupérant à tour de bras, donnant l'impulsion par une première passe sobre et juste, chevauchant puissamment balle au pied vers le camp adverse pour sonner la charge. Si Thierry Henry fut le joueur décisif des Gunners par excellence et Bergkamp un formidable capitaine de route, Vieira sut être l'âme de son équipe, son noyau, son centre névralgique, incarnant plus que quiconque la combativité et le refus de la défaite.

samedi 21 mars 2026

Robben ou l'art du dribble

Souvent positionné sur l'aile droite en faux pied, Arjen Robben a au cours de sa carrière fait le même coup des centaines de fois aux défenseurs adverses: partir du bord de la ligne de touche, revenir vers l'intérieur en conduisant la chique de l'extérieur et tenter une frappe puissante et enroulée en visant le second poteau. Tout le stade savait pertinemment qu'il allait essayer cet enchaînement plusieurs fois dans le match mais, à l'instar de Garrincha qui faisait toujours la même feinte mais passait quand même à chaque fois, personne la plupart du temps ne parvenait à l'arrêter, et le Néerlandais a marqué des caisses de pions en s'appuyant sur ce schéma. Virevoltant, rapide, imprévisible, parfois un brin individualiste mais techniquement au-dessus du lot, le natif de Bedum a réinventé le poste d'ailier en étant tout sauf une machine à déborder et centrer mais en venant systématiquement créer du danger et de l'incertitude dans l'axe à partir du flanc de l'attaque. S'il ne fallait pas compter sur lui pour assurer le repli défensif, il possédait une telle palette et une telle créativité qu'il pouvait faire vivre un véritable cauchemar à son vis-à-vis et faire basculer une rencontre à lui tout seul.

samedi 7 mars 2026

Laurent Blanc, le président

Laurent Blanc, c'était un port altier, une relance toujours impeccable et soignée, une sérénité de tous les instants, une technique irréprochable, un sens tactique aiguisé, un placement parfait et un jeu de tête redoutable: en un mot, une sorte d'assurance tous risques doublée d'une classe et d'une élégance rares. D"abord aligné comme milieu offensif et à ce jour toujours meilleur buteur de l'histoire du MHSC, il était capable aussi bien de venir placer un coup de casque décisif, de se porter aux avant-postes quand le besoin s'en faisait urgemment sentir (le fameux but en or contre le Paraguay dans la fournaise lensoise) que de placer une subtile pichenette au-dessus du gardien (16 buts en 97 sélections tout de même, soit autant que Ribéry). Avec les Jonquet et Trésor, il mérite sans doute le titre de meilleur défenseur tricolore de tous les temps et fut en tout cas classé quatrième joueur français du siècle par le journal L'Equipe en 2000 derrière trois lauréats du Ballon d'Or (Platini, Zidane et Kopa) mais devant Papin, Fontaine ou Giresse. 

jeudi 5 mars 2026

Weah, mister George

Les supporters parisiens associent George Weah à de nombreuses grandes soirées européennes au début des années 90: le doublé à Naples en octobre 1992, l'ouverture du score lors du match mythique remporté 4-1 au bout des arrêts de jeu contre le Real en mars 1993, le but importantissime au Bernabeu l'année suivante sur un service de son compère Ginola ou encore le festival de pions d'anthologie lors de la Champions League 1994-95 (dont le missile dans la lucarne de Kahn à Munich après un déboulé dont il avait le secret). Relativement discret en championnat (Ginola plante plus que lui en 1993-94 pour décrocher le titre et il ne marque que sept fois en Division 1 la saison suivante), l'attaquant libérien se sublimait lorsqu'il respirait le parfum des joutes continentales et des rencontres qui sentent la poudre. On savait alors qu'on pouvait compter sur lui, qu'il allait montrer son meilleur visage et faire passer un sale quart d'heure à la défense adverse. Entre 1992 et 1995, il a claqué 32 buts en championnat et 15 sur la scène européenne.

vendredi 27 février 2026

Kluivert, made in Ajax

Le monde découvre Patrick Kluivert le 24 mai 1995, lorsque le jeune attaquant d'à peine dix-neuf ans, entré en jeu un quart d'heure plus tôt à la place de Jari Litmanen, offre la coupe aux grandes oreilles à l'Ajax face au Milan AC à Vienne. Le petit prodige, pur produit de la maison rouge et blanche, symbolise l'extraordinaire qualité d'un centre de formation d'où émergera une génération dorée (Van der Sar, Overmars, Davids, Seedorf, Reiziger, Kanu, les frangins De Boer) qui fera le bonheur des cadors européens et se trouve alors parfaitement encadrée par les vieux routiers Blind et Rijkaard ainsi que les fort talentueux Litmanen et Finidi. La saison suivante, cette incroyable équipe passera à deux doigts du back to back en C1, seulement battue aux tirs aux buts par la Juventus de Vialli et Del Piero en finale à Rome. Avec cinq réalisations en huit apparitions, Kluivert se classe cinquième meilleur buteur de la compétition derrière Litmanen, Raùl, Del Piero et Warzycha.

mardi 17 février 2026

Vidic, natural born killer

Un physique de golgoth, un regard intimidant, un goût prononcé pour le duel, un jeu de tête monstrueux et une agressivité de tous les instants: voilà les caractéristiques essentielles de Nemanja Vidic, l'un des tout meilleurs défenseurs du début du 21ème siècle dont aucun attaquant de Premier League n'aimait croiser la route. Le Serbe reste à ce jour le seul défenseur central à avoir été élu Premier League player of the season à deux reprises (en 2009 et 2011) et il fut même choisi en 2019 comme le meilleur défenseur central de l'histoire du championnat d'Angleterre, devant des pointures comme Campbell, Terry ou Kompany. Avec son compère Rio Ferdinand, Vidic formait une charnière imperméable et complémentaire, l'Anglais brillant davantage par sa qualité de relance et sa lecture du jeu. Pendant huit ans, de 2006 à 2014, ce tandem a semé la terreur sur toutes les pelouses du royaume et garanti à United une forme de suprématie domestique, avant l'émergence du rival City.

dimanche 8 février 2026

Lampard, buteur du milieu

Frank Lampard appartient  à cette extraordinaire génération anglaise du début des années 2000 (Beckham, Scholes, Gerrard, Ferdinand, Campbell, Cole, Rooney, Owen) qui n'a jamais rien gagné en sélection mais a brillé de mille feux en club. C'était un milieu de terrain complet, à la fois travailleur et brillant, doté d'une redoutable frappe de balle qui lui permettait de marquer beaucoup de buts et d'une qualité de passe largement au-dessus de la moyenne. Moins polyvalent que Gerrard et sans doute moins naturellement doué que Scholes, il savait pourtant exercer une grande influence sur les rencontres en touchant énormément de ballons et en servant de distributeur et de régulateur dans l'entre-jeu. Il avait également l'âme d'un patron et d'un meneur d'hommes, et malgré toutes les vedettes qui l'ont entouré à Chelsea, de Hazard à Drogba en passant par Chevchenko et Robben, il incarnait l'âme de l'équipe aux côtés de John Terry, l'un des rares Anglais à être resté fidèle aussi longtemps au club.

samedi 7 février 2026

Gündogan, finesse et technique

Ni pur récupérateur, ni pur meneur de jeu, Ilkay Gündogan était un joueur complet et polyvalent, d'une finesse technique et d'une justesse rares et d'une utilité de tous les instants. Tous les techniciens qui ont eu la chance de l'avoir sous leurs ordres, de Klopp à Guardiola en passant par Löw (pas exactement les tocards du coin au passage), n'avaient que du bien à dire de lui et ne manquaient jamais une occasion de chanter ses louanges et de souligner son importance dans l'expression collective de leur équipe. Le milieu de terrain d'origine turque était capable d'éclairer le jeu d'une passe lumineuse, d'éliminer balle au pied dans des espaces réduits, de prendre la direction des opérations quand le besoin s'en faisait sentir et de marquer également, et même parfois des buts capitaux. Décisif au sein de toutes les formations où il a évolué, il a gagné partout où il est passé, remportant au cours d'une longue et riche carrière presque tous les trophées dont un footballeur de haut niveau puisse rêver.

jeudi 5 février 2026

Lahm, joueur multifonction

Philip Lahm appartient à cette catégorie de joueurs qui, à l'instar de Gerrard ou Luis Enrique, brillent par leur polyvalence et savent à peu près tout faire sur un terrain, sauf peut-être en ce qui concerne l'international allemand balancer des grosses minasses des 35 mètres. Latéral droit de formation, l'ancien du Bayern fut replacé au milieu par Guardiola en 2013, le technicien catalan décelant chez lui des facultés de récupérateur et d'organisateur et pensant sans soute que ce meneur d'hommes naturel aurait davantage d'influence dans l'entre-jeu. Nommé capitaine de la Mannschaft en 2010 et du club bavarois l'année suivante, Lahm possédait, malgré son physique quelconque (il mesure 1,70m), une forme d'aura et de charisme qui rejaillissait sur ses partenaires. Il donnait surtout l'exemple à ses coéquipiers par sa rage de vaincre, son intelligence tactique, son goût de l'effort et du sacrifice, sa capacité à mettre de l'huile dans les rouages collectifs qui lui ont valu tant d'hommages et de titres. Que ce soit sous le maillot du Bayern ou de l'équipe nationale, il a en effet à peu près tout gagné.

mercredi 4 février 2026

Agüero, lutin génial

Sergio Agüero, dit Kun (surnom attribué par ses grands-parents à cause de sa ressemblance avec le personnage de dessin animé japonais Kum Kum), restera à jamais l'un des héros de l'histoire de Manchester City et l'un des joueurs favoris des frangins Gallagher (l'un des deux avait déclaré au moment du rachat du club par Cheick Mansour que les fans de United enrichiraient City à chaque fois qu'ils iraient faire le plein à la pompe). En mai 2012, lors de la dernière journée de championnat et alors que les deux rivaux mancuniens sont au coude à coude pour le titre, les Skyblues se trouvent menés par Queens Park Rangers sur leur pelouse. A la 92ème minute, Edin Dzeko égalise de la tête, mais United reste devant au classement. Deux minutes plus tard, dans une ambiance indescriptible, Agüero marque et offre à City son premier sacre depuis 1968, quatre ans après le passage du club sous pavillon saoudien. Le 23ème but de sa saison plonge la partie bleu clair de la ville dans l'euphorie, même si l'on dit souvent que United est plutôt l'équipe des banlieusards (Old Trafford est situé dans la petite ville de Stretford, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville).

mardi 3 février 2026

Pirès, talent multiple

Durant l'été 2002, le feuilleton de la cuisse de Zidane, blessé à cinq jours du début du Mondial asiatique lors d'un dernier match amical de préparation face à la Corée du Sud, avait fait couler beaucoup d'encre et tenu la France en haleine. Attendu comme le messie pour le dernier match de poule face à Danemark, Zizou, diminué et sur une jambe, n'avait pu à lui seul empêcher le désastre et une inimaginable sortie de route au premier tour des champions du monde et d'Europe en titre. On avait beaucoup moins parlé de l'absence de Robert Pirès, gravement touché au genou en mars à l'occasion d'un match de Cup contre Newcastle, qui avait pourtant marqué le début d'une sorte de série noire de très mauvaise augure pour les Bleus de Roger Lemerre. Car le joueur doué mais timide qu'Aimé Jacquet avait sérieusement secoué en 1998 lors d'une causerie restée dans les mémoires (le fameux "muscle ton jeu, Robert") s'était mué à presque trente ans en un élément incontournable du groupe France et l'un des piliers de l'Arsenal de Wenger, alors une des meilleures équipes du continent. Son forfait pour la Coupe du Monde fut une véritable catastrophe pour les Bleus, dont on n'avait pas tout à fait mesuré l'ampleur à l'époque.

samedi 31 janvier 2026

Berbatov, dandy dilettante

Dimitar Berbatov appartient à la catégorie de joueurs que l'insupportable Jean-Michel Larqué ("je préfère un Krychowiak qui court à un Bodmer qui marche", une certaine idée du football) aimait à vilipender à longueurs d'émissions: celle des aristocrates des pelouses qui s'appuient exclusivement sur leurs facilités techniques et ne s'abaissent pas par principe à courir et transpirer. Comme d'autres spécimens de cette espèce en voie de disparition dans le jeu dit "moderne" (Valderrama, Pirlo, Riquelme, Thiago Motta, tous milieux et non attaquants d'ailleurs), le Bulgare (qui n'a pas mauvais goût) a passé le plus clair de sa carrière à marcher sur le terrain, promenant un regard détaché sur le match sans jamais manifester le moindre intérêt pour le replacement défensif ou un semblant de replacement défensif: guère surprenant qu'il n'ait jamais joué pour Mourinho, qui était capable de faire jouer Eto'o arrière latéral et se serait arraché les cheveux devant tant de nonchalance. Mais quand on est le sosie footballistique d'Andy Garcia et le joueur le plus cher de l'histoire du football de son pays, on peut se permettre de s'octroyer certains privilèges.

vendredi 16 janvier 2026

Pirlo, la classe à l'italienne

La carrière d'Andrea Pirlo faillit ne jamais vraiment décoller. Après sa formation et ses débuts professionnels sous les couleurs de Brescia, celui que l'on surnomme "le nouveau Baggio" pour son élégance et son toucher de balle rejoint l'Inter en 1998, à l'âge de 19 ans. Barré par des joueurs comme Baggio (justement) ou Djorkaeff, le petit prodige joue très peu sous le maillot nerazzuro, et se voit finalement prêté à la Reggina un an plus tard. Malgré des prestations correctes, Pirlo ne parvient pas à faire son trou à Milan et est envoyé à Brescia en 2001. Retour à la case départ. Celui qui vient de remporter l'Euro espoirs et de terminer meilleur buteur de la compétition ne réussit pas à s'imposer en club et son passage à l'Inter se solde par un échec. Lorsqu'il est vendu à l'autre club milanais à l'été 2001, on se pose beaucoup de questions en Italie sur sa capacité à se faire violence et exploiter un potentiel visible aux yeux de tous mais qui reste en sommeil. Et la lumière va venir de Carlo Ancelotti.

samedi 3 janvier 2026

Di Maria, un héros très discret

Pour des raisons mystérieuses et inexplicables, le génial Angel Di Maria fait rarement partie de la discussion lorsqu'il s'agit d'évoquer les plus grands joueurs de l'histoire de l'Argentine et du 21ème siècle. On en fait (avec raison) des caisses sur Messi, qui malgré ses huit baballes dorées ne sera jamais l'égal de Maradona, ni sur le terrain, ni en dehors. On songe naturellement à Kempes, sombre héros d'un Mondial 78 ignoble, à Batistuta, insatiable goleador, à Ardiles, idole de Tottenham, à Redondo, joueur d'une élégance folle, à Crespo et ses statistiques dingues ou encore, pour les véritables esthètes, à Riquelme, le dieu vivant de la Bombonera. Mais Di Maria, probablement parce qu'il s'agissait d'un homme humble, modeste et qui n'a jamais cherché à tirer la couverture à lui, restera toujours dans l'ombre des légendes de l'Albiceleste, malgré une carrière aussi longue qu'exemplaire et un palmarès long comme le bras droit de Wembanyama.

lundi 10 mars 2014

Diego Simeone, monsieur grinta

Aujourd'hui reconnu comme un remarquable technicien grâce à son travail à la tête de l'Atletico Madrid, Diego Simeone reste l'un des meilleurs milieux de terrain de l'histoire du football argentin. Capable des plus mauvais coups (c'est lui qui fit péter les plombs à Beckham en 1998 à Geoffroy-Guichard) et des tacles les plus assassins (pas moins d'une centaine de cartons récoltés au cours de sa carrière en club), El Cholo savait jouer des coudes et pourrir la vie de ses adversaires.

jeudi 27 juin 2013

Ruud van Nistelrooy, la balle au fond


Aussi surprenant que cela puisse paraître quand on connaît la suite pour le moins prolifique du parcours du buteur néerlandais, c'est en tant que milieu de terrain que Ruud van Nistelrooy débute sa carrière professionnelle en seconde division, sous le maillot de Den Bosch.
Une fois replacé en pointe, le bonhomme fait preuve d'une efficacité et d'un sens inné du but qui le propulseront parmi les tout meilleurs attaquants des années 2000.

Ses qualités de finisseur lui vaudront de terminer meilleur réalisateur de trois championnats différents, d'occuper à ce jour la troisième place du classement des buteurs de l'histoire de la Champions League derrière Raul et Messi (56 buts en 81 matches) et de se hisser sur le podium des planteurs de pions de la sélection néerlandaise malgré une histoire plutôt compliquée avec le maillot orange.

mercredi 1 mai 2013

Raùl, exemplaire unique

raul.jpgCherchez l'intrus dans la liste suivante: Sammer, Weah, Rivaldo, Raúl, Figo, Cannavaro. Nul besoin d'être conférencier en histoire du football contemporain ou de s'appeler Robert Pirès (le meilleur consultant jamais vu sur un plateau de télévision) pour savoir que le joueur espagnol, contrairement aux cinq autres nommés, n'a jamais été élu Ballon d'Or, ce qui constitue, disons-le tout net, une aberration manifeste. 

Même s'il convient de ne pas accorder trop d'importance à une récompense individuelle sur laquelle certains choix discutables ont à plusieurs reprises jeté le discrédit, si un joueur méritait de succéder à Luis Suarez, distingué en 1960, c'est bien Raúl Gonzalez Blanco, sans doute le meilleur attaquant que l'Espagne ait jamais produit, devant les Butragueno, Morientes et Villa. En seize saisons au Real Madrid, Raúl a planté 230 buts en Liga (soit une moyenne supérieure à 14 pions) et signé huit exercices à plus de quinze pions, avec une pointe à 25 unités en 1998-99.

vendredi 22 mars 2013

Alessandro Nesta, le fuoriclasse

nesta.jpegAlors que le football italien traîne une réputation de rugosité et de vice, il a su produire des défenseurs incroyablement classieux et élégants, parmi lesquels Scirea, Baresi, Maldini, Costacurta et le surdoué des pelouses que fut Alessandro Nesta. Comme son aîné et mentor Paolo Maldini, Nesta fait partie de ces joueurs qui ont dès le départ quelques longueurs d'avance sur les autres: belle gueule, allure impeccable, physique d'Apollon, charisme naturel.

vendredi 15 février 2013

Rai, le Brésil sobre

raibre.jpg Le 4 décembre 2011, la planète football pleurait la mort de Socrates, à la fois l'un des plus beaux joueurs à avoir jamais porté le maillot auriverde et un meneur d'hommes doté d'un charisme et d'une intelligence rares. Ce jour-là, un homme éprouvait sans doute plus de peine que tous les Brésiliens réunis: Rai Souza Vieira de Oliveira, demi-frère cadet de l'ancien capitaine de la Seleçao, qui a moins marqué l'histoire du jeu que son exceptionnel aîné mais connut une carrière exemplaire sous les couleurs de Sao Paulo et du PSG.