Tottenham est présent dans l'élite anglaise depuis le lancement de la Premier League en 1992. Auparavant, les Spurs avaient été la première équipe de l'île préférée de Napoléon à remporter un trophée européen (Coupe des Coupes 1963), signé un doublé coupe-championnat en 1961 et remporté la FA Cup à plusieurs reprises. Les habitués de White Hart Lane (remplacé en 2019 par le Tottenham Hotspur Stadium de plus de 60000 places) ont vu défiler un paquet de cadors, de Jimmy Greaves à Harry Kane en passant par Luka Modric, Jürgen Klinsmann ou Gary Lineker. Le club du nord de Londres, rival historique d'Arsenal, est une place forte du football anglais, un bastion incontournable, un repère pour les amateurs du football d'outre-Manche depuis des décennies. Or Tottenham n'a rarement semblé en plus mauvaise posture qu'aujourd'hui, puisque les Spurs occupent la seizième place du classement avec seulement quatre unités d'avance sur West Ham, premier relégable, et un bilan désastreux de sept victoires, huit nuls et treize défaites.
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mercredi 4 mars 2026
lundi 2 mars 2026
Le retour du boring Arsenal
Contre Chelsea à domicile, Arsenal n'a une nouvelle fois pas proposé grand-chose dans le jeu (cinq tirs cadrés au total et 42% de possession) et s'en est encore remis aux coups de pied arrêtés, la spécialité maison, pour faire la différence (deux buts sur corner signés Saliba et Timber). En supériorité numérique suite à l'expulsion de Pedro Neto, les Gunners ont choisi de laisser la possession aux Blues et Raya a signé quelques interventions décisives en fin de rencontre pour éviter une égalisation adverse et permettre aux siens de sauvegarder les trois points. Depuis le début de saison, les hommes d'Arteta ont marqué à 16 reprises sur corner (record déjà égalé sur une saison de Premier League), soit près d'un tiers de leurs buts. Au total, ils ont inscrit 32 buts sur phase statique et n'ont remporté que deux matches en marquant uniquement dans le jeu. De façon cynique et clinique, ils ont fait de leur maîtrise unique des coups de pied arrêtés leur arme principale dans la course au titre et dans leur duel à distance avec City.
dimanche 1 mars 2026
Ekitike montre la voie
Avec ses onze buts (assortis de quatre passes décisives), Hugo Ekitike est le meilleur réalisateur de son équipe et le quatrième meilleur buteur de Premier League derrière Haaland, Semenyo et Igor Thiago et à égalité avec Joao Pedro. Au cours d'une saison difficile pour les Reds, toujours pas assurés de monter dans le train pour la prochaine Champions League et minés par un recrutement boursouflé et douteux (Kerkez, Frimpong), la nette baisse de régime de Salah et les blessures graves (Isak), l'ancien Parisien est un des rares motifs de satisfaction pour les dirigeants de la maison rouge. Son association avec Florian Wirtz, le petit Mozart allemand qui gagne en influence après une longue période d'adaptation et de virginité statistique, semble très prometteuse pour l'avenir et évoque, toutes proportions gardées, le duo extraordinairement complémentaire que formaient à la grande époque Steven Gerrard et Fernando Torres.
lundi 2 février 2026
Pourquoi City peut encore y croire
Battus dans le derby de Manchester et tenus en échec sur la pelouse de Tottenham après avoir mené 2-0 à la mi-temps, les Citizens ont laissé Arsenal, facile vainqueur à Leeds, prendre six longueurs d'avance en tête du classement. Tout semble indiqué que le chemin vers le titre est tout tracé pour les Gunners, pour qui c'est peut-être enfin la bonne année après trois secondes places consécutives. Les hommes d'Arteta tiennent un rythme de futur champion avec 16 victoires en 24 journées et une moyenne remarquable de 2,2 points par match. Ceux de Guardiola ont laissé filer beaucoup de points et concédé cinq défaites, soit autant que le rival United, qui a opéré une jolie remontée malgré un parcours chaotique. City n'a pas su profiter de la relative mauvaise passe d'Arsenal, qui n'a pris que huit points sur les cinq dernières journées, et on pourrait penser que les Mancuniens ont laissé passer leur chance de recoller. Pourtant, les motifs d'espoir et d"optimisme ne manquent pas pour les habitués des travées de l'Etihad Stadium.
vendredi 9 janvier 2026
Premier League, un cru oubliable?
On s'attendait à une saison de feu en Premier League, avec le recrutement pharaonique de Liverpool, l'arrivée de Gyökeres à Arsenal, le titre de champion du monde des clubs remporté par Chelsea, les signatures de Kudus et Xavi Simons à Tottenham, les promesses qui entouraient la nouvelle connexion Cherki-Haaland, les progrès affichés par Bournemouth ou encore le mercato XXL du promu Sunderland. On espérait fébrilement un feu d'artifice de chocs dantesques semaine après semaine, un feuilleton passionnant comme jamais et à l'issue incertaine, une lutte de titans armés jusqu'aux dents prêts à en découdre sur toutes les pelouses du royaume. On pensait vivre une année véritablement exceptionnelle, farcie de beaux gestes, de scenari renversants et de rencontres d'une intensité folle. On fantasmait secrètement sur la ribambelle de régalades footballistiques au menu tel un fin gourmet s'installant à la table d'un restaurant étoilé. Or, après une vingtaine de journées, la déception est à la hauteur des espérances, et il semble bien que ce cru 2025-2026 ne soit pas franchement destiné à entrer dans la grande légende du jeu comme un millésime d'exception. Bien au contraire.
jeudi 8 janvier 2026
Igor Thiago, l'exception brésilienne
Il est vrai que les grands attaquants brésiliens, sans doute peu enclins à affronter les frimats du climat anglais, n'ont jamais fait de la Premier League leur terrain de jeu favori, préférant de loin, à l'image des Romario, Bebeto, Ronaldo, Anderson ou Rivaldo, enfiler les pions comme des perlouzes dans le championnat espagnol. Aucun joueur auriverde n'a passé la barre des cent buts dans le championnat anglais, et les cinq meilleurs buteurs brésiliens de l'histoire de la Premier League se nomment Firmino (82), Gabriel Jesus (77), Richarlison (71), Willian (47) et Coutinho (47). Il s'agit d'une véritable exception, puisque si l'on considère la liste de ceux qui ont franchi le seuil fatidique, on trouve, outre les Angliches évidemment, des Français (Henry, Anelka), des Néerlandais (Van Persie, Hasselbaink), un Argentin (Aguero), un Sud-Coréen (Heung-min Son), un Egyptien (Salah), un Irlandais (Keane), un Trinitéen (Yorke), un Belge (Lukaku), un Sénégalais (Mané), un Norvégien (Haaland), un Portugais (Ronaldo) et un Ivoirien (Drogba).
dimanche 28 décembre 2025
Villa ne blague pas
Incroyable mais vrai, comme disait Jacques Martin: grâce à son succès contre Chelsea (un Chelsea qui est peut-être, tout compte fait, un colosse aux pieds d'argile) à Stamford Bridge, Aston Villa vient d'enchaîner une onzième victoire toutes compétitions confondues, la huitième consécutive en Premier League (les victimes se nomment Bournemouth, Leeds, Wolverhampton, Brighton, Arsenal, West Ham, United et donc Chelsea). Très mal parti avec seulement quatre points pris lors des six premières journées, le club de Birmingham occupe ce matin la troisième place du classement avec sept unités d'avance sur Liverpool et dix sur les Blues et pointe à seulement une longueur de City et trois du leader Arsenal avant un choc entre les deux équipes à l'Emirates qui s'annonce explosif. L'imperméable défense des Gunners, toujours privée de Gabriel Magalhaes, résistera-t-elle à une attaque qui a trouvé le chemin des filets au moins une fois à quinze reprises lors des seize dernières journées? That is the question, pour reprendre les dires d'un fameux prince du Danemark (et on ne fait pas d'Hamlet sans casser des œufs, comme vous le savez, cher et fidèle lectorat).
dimanche 21 décembre 2025
Sunderland, promu prometteur
Après sa victoire lors du derby du Tyne and Wear et un nul méritoire obtenu sur la pelouse de Brighton, Sunderland occupe ce matin une surprenante sixième place. Avec sept succès et 27 points au compteur, les hommes de Régis Le Bris ne pointent qu'à deux petites unités de grosses cylindrées comme Chelsea et Liverpool. Lors des cinq dernières journées, les Black Cats ont pris huit points, ne s'inclinant qu'à l'Etihad Stadium contre un City difficilement jouable en ce moment. A Brighton, ils étaient pourtant privés de cinq joueurs retenus par leurs sélections respectives pour la CAN: Chemsdine Talbi (Maroc), Noah Sadiki (RDC), Arthur Masuaku (RDC), Bertrand Traoré (Burkina Faso) et Reinildo Mandava (Mozambique). Mais l'entraîneur français du club peut s'appuyer sur un effectif particulièrement complet et étoffé et se permettre de faire rentrer un joueur comme Habib Diarra, acheté 36 millions et ancien capitaine du RC Strasbourg, à l'heure de jeu, ou d'envoyer Wilson Isidor sur le pré à vingt minutes du terme.
lundi 1 décembre 2025
La menace Chelsea
Quand on achète une centaine de joueurs en trois ans (nous exagérons à peine, pas le genre de la maison) et qu'on place un entraîneur compétent sur le banc, un noyau d'éléments compétitifs et un onze type finissent forcément par se dégager: c'est ce qui est arrivé à Chelsea, qui possédait encore la bagatelle de 43 joueurs sous contrat fin juillet et a fait signer une dizaine de jeunes talents lors du dernier mercato estival (Joao Pedro, Gittens, Garnacho, Estevao, Hato, Delap, Essugo, sans oublier Sarr et Paez, immédiatement prêtés à Strasbourg). On estime que le club a claqué pas loin de deux milliards d'euros sur les quatre dernières années et depuis l'arrivée aux commandes de Todd Boehly, homme d'affaires américain également copropriétaire des Lakers et des Dodgers. Chelsea s'est montré tellement actif sur le marché qu'on en vient à oublier la présence de certains éléments dans l'effectif. Qui se souvient par exemple que Disasi et Sterling sont toujours des joueurs de Chelsea, sans parler de Mudryk, recruté pour plus de cent millions et actuellement suspendu pour dopage?
lundi 24 novembre 2025
Arsenal, enfin la bonne?
Gabriel Magalhaes, Odegaard, Havertz, Gabriel Jesus, Gyökeres: comme trop souvent, Arsenal compte ses blessés et doit faire sans un certain nombre de ses joueurs majeurs. Mais, à la différence des saisons précédentes qui ont vu les Gunners payer au prix fort les absences de ses cadors et obligé Arteta à bricoler régulièrement son onze (Merino en faux avant-centre par exemple), tous les postes se voient désormais doublés voire triplés, ce qui change totalement la donne et pourrait bien offrir au club du nord de Londres un titre qu'il attend depuis vingt ans et la fameuse équipe des invincibles. Les coéquipiers de Saliba possèdent aujourd'hui six longueurs d'avance sur Chelsea et sept sur City avec un match de moins au compteur et ont définitivement fait le trou avec un Liverpool à la dérive, largement battu par Forest à Anfield. A vrai dire, on voit mal comment le sacre tant attendu pourrait leur échapper, tant les solutions à la disposition d' Arteta paraissent variées et nombreuses et tant la concurrence présente un certain nombre de carences sans doute rédhibitoires.
lundi 10 novembre 2025
City, le retour de l"ogre
Pour le millième match de Pep Guardiola sur un banc de touche depuis sa prise en charge de l'équipe réserve du Barça, Manchester City a éparpillé façon puzzle un Liverpool atone et inoffensif, décidément bien à la peine depuis quelques semaines. Dominateurs de bout en bout, les Skyblues ont récité leur football: sorties de balle propres, longues séquences de possession façon attaque de handball, patience et technique à tous les étages. Bref, le jeu guardiolesque est de retour dans toute sa splendeur et, après un dernier exercice difficile marqué par neuf défaites en championnat, il semblerait bien que City, qui ne peut désormais plus se cacher, soit le principal concurrent d'Arsenal pour le titre. Après quatre succès sur les cinq dernières journées, les pensionnaires de l'Etihad Stadium ne comptent que quatre unités de retard sur des Gunners qui n'ont pourtant pas laissé beaucoup de points en route (26 points sur 33 possibles) et qu'ils ont tenus en échec à l'Emirates (mais quelle plaie ce naming nom de nom, où sont les Highbury et Maine Road d'antan?) le 21 septembre dernier. Alors qu'on s'attendait à une lutte entre Arsenal et Liverpool, qui ont recruté à tours de bras, voilà que City, que l'on avait quelque peu négligé, regagne les faveurs des pronostics.
vendredi 31 octobre 2025
Welbeck, buteur au long cours
En inscrivant un doublé sur la pelouse de Stamford Bridge le 27 septembre dernier, Danny Welbeck a réussi l'exploit passé relativement inaperçu de marquer au moins un but lors de 18 saisons de Premier League consécutives. Il avait planté son premier pion sous les couleurs de United contre Stoke City pour ses débuts en novembre 2008 quelques jours avant son dix-huitième anniversaire et continue de placer des banderilles avec une jolie régularité et une fraîcheur de gamin à bientôt 35 balais. Attaquant complet, véloce et adroit, également doté d'un solide jeu de tête, le natif de Manchester fait le bonheur de Brighton depuis 2020 et a atteint le respectable total de 39 buts en championnat sous le maillot du club du sud de l'Angleterre (près d'une centaine au total, une marque symbolique qu'il pourrait atteindre cette saison). Depuis le début du présent exercice, il a déjà marqué à cinq reprises en PL et occupe la quatrième place du classement des buteurs derrière Haaland, Semenyo et Igor Thiago, à égalité avec Jean-Philippe Mateta, après avoir atteint la barre des dix buts la saison dernière. Le seul autre joueur de plus de trente ans à avoir planté au moins trois fois se nomme Mohamed Salah.
dimanche 26 octobre 2025
United, la passe de trois
Pour la première fois depuis février 2024, les Red Devils ont remporté trois matches de championnat consécutifs contre Sunderland, Liverpool et Brighton au moment même où l'ennemi juré liverpuldien a concédé un quatrième revers de suite sur la pelouse de Brentford. Qui eut cru la chose possible il y a encore quelques semaines, quand United se faisait sévèrement rosser lors du derby et que les Reds signaient un quatrième succès en autant de rencontres? Voilà les hommes de Ruben Amorim provisoirement quatrièmes au classement avec le respectable total de seize points et cinq victoires après neuf journées, sans doute au grand soulagement du technicien portugais souvent classé premier dans la fameuse "sack race" et dont l'immuable 3-4-3 commençait à désespérer les fans les plis optimistes. D'autant que l'embellie mancunienne ne fait peut-être que commencer, puisque les partenaires de Bruno Fernandes affronteront lors des prochaines semaines Nottingham Forest, West Ham et Wolverhampton, respectivement 18ème, 19ème et dernier: une belle occasion de surfer sur la vague actuelle et de consolider sa place dans le top four.
lundi 20 octobre 2025
Mateta, ouvrier spécialisé
Pour les fans de Crystal Palace, Jean-Philippe Mateta est un véritable héros, une sorte de dieu vivant, un mythe monté sur crampons. Au club depuis 2020 après un passage par Châteauroux, Lyon, Le Havre et la Bundesliga (Mayence), l'avant-centre français a inscrit trente buts sur les deux dernières saisons de Premier League, ce qui fait de lui l'un des meilleurs buteurs du royaume (il occupe actuellement la troisième position de ce classement derrière Haaland et Semenyo avec cinq réalisations et vient de claquer un triplé contre Bournemouth à Selhurst Park). Encore trop mal connu en France à 27 ans, le natif de Sevran en région parisienne s'est révélé aux yeux du grand public lors des derniers Jeux Olympiques, inscrivant cinq pions (troisième réalisateur du tournoi derrière le Marocain Rahimi et l'Espagnol Fermin Lopez), dont celui de la qualification en quarts contre l'Argentine. Logiquement pour une fois, Deschamps l'a appelé chez les A dernièrement pour suppléer aux absences de Mbappé, Dembélé et Thuram, et le joueur des Eagles n'a pas déçu en convertissant sa seule occasion nette en Islande. Peu de joueurs connaissent leur première sélection et leur premier but en bleu à 28 balais.
mardi 7 octobre 2025
Liverpool, crise ou transition?
La série de défaites des Reds (trois consécutives et en une semaine contre Palace, Galatasaray et Chelsea, une première sous Arne Slot) fait couler beaucoup d'encre outre-Manche et dans toute l'Europe, car on attendait monts et merveilles d'une équipe qui avait accueilli dans ses rangs Wirtz, Ekitike, Isak, Frimpong et Kerkez pour la modique somme d'un demi-milliard d'euros. Le début de saison des pensionnaires d' Anfield n'est pas mauvais, puisque ils occupent la deuxième place du classement à une petite unité des Gunners (qu'ils ont d'ailleurs battus) et qu'ils n'ont évidemment pas compromis leurs chances de se qualifier en Champions League. C'est plutôt la manière qui interroge, car ils ont remporté beaucoup de matches à l'arraché et non sans une certaine réussite (buts de Chiesa et Salah dans les arrêts de jeu contre Bournemouth, petit miracle à Newcastle, penalty à la 95ème à Burnley, tête de Van Dijk dans les dernières secondes contre l'Atletico). Depuis le coup d'envoi de la Premier League, ils se sont montrés incapables de maîtriser une rencontre de bout en bout et se sont souvent fait peur, syndrome d'une équipe qui manque cruellement de sérénité et de confiance. Sans ce qu'on pourrait appeler le "Slot time", ils compteraient aujourd'hui six points de moins et la situation serait beaucoup plus problématique.
dimanche 5 octobre 2025
Bournemouth, la recette du succès
Après sa victoire contre Fulham devant un peu plus de 11000 heureux spectateurs (c'est dire dans quelle sorte d' anonymat évolue l'équipe, qui est remontée dans l'élite en 2022), Bournemouth occupe la quatrième place au classement à égalité de points avec Tottenham avec 14 unités au compteur (4 victoires, deux nuls et une seule défaite). Les hommes de Andoni Iraola, ancien international espagnol et légende de l'Athletic Bilbao (plus de 500 matches entre 2003 et 2015) qui a entraîné le Rayo Vallecano durant trois saisons, se sont payé le scalp de Wolverhampton, Tottenham, Brighton et donc Fulham et demeurent invaincus en championnat depuis leur défaite inaugurale à Anfield où ils étaient parvenus à faire douter des Reds qui ont montré bien des limites depuis. Ils ont trouvé le chemin des filets lors de chaque rencontre, exception faite d'un match nul et vierge contre Newcastle au Vitality Stadium à l'occasion de la cinquième journée qui les a vu signer l'une de leurs trois clean sheets. Après la trêve internationale qui nous privera de nos championnats chéris pour les remplacer avantageusement par des matches en bois, ils se déplaceront à Selhurst Park pour y affronter l'autre équipe surprise de ce début de saison anglais, le Crystal Palace de Jean-Philippe Mateta. La rencontre, rassurez-vous, ne fera pas l'objet d'une médiatisation outrancière mais devrait valoir le coup d’œil.
lundi 29 septembre 2025
Crystal Palace, la surprise du chef
Après sa victoire à l'arraché contre Liverpool, jusqu'alors toujours invaincu, les hommes d'Oliver Glasner occupent tout simplement la troisième place du classement à une unité des Gunners, vainqueurs in extremis à Newcastle, sans avoir concédé la moindre défaite (seule équipe encore dans ce cas en Premier League) et en ayant concédé seulement trois buts en six journées (meilleure défense avec celle d'Arsenal, la plus hermétique du royaume ces dernières saisons). Après avoir remporté la Cup aux dépens de Manchester City pour s'offrir le premier trophée de toute l'histoire du club longue de 164 ans et gagné le Community Shield contre les Reds, les pensionnaires de Selhurst Park continuent à ravir leurs fans en cette année 2025 qui aura été celle de tous les bonheurs et de toutes les satisfactions. Ils ont aussi conquis le droit de disputer la Ligue Europa Conférence après avoir franchi l'obstacle des barrages face aux Norvégiens de Fredrikstadt et affronteront notamment le Dinamo Kiev, l'AZ Alkmaar et Strasbourg (qualifié pour la Coupe UEFA en 1991 avec dans ses rangs Ian Wright, Stan Collymore, Gareth Southgate et Nigel Martyn, le club s'était vu interdit de participation en raison du bannissement des clubs anglais suite à la tragédie du Heysel en 1985).
dimanche 21 septembre 2025
Tottenham, ombre et lumière
La saison dernière fut celle de tous les contrastes pour les Spurs. 17èmes de Premier League avec 22 défaites et 65 buts encaissés au compteur, les hommes de Postecoglou ont également connu le grand bonheur de s'adjuger la Ligue Europa en s'imposant face à un autre grand malade, Manchester United, grâce à un but de Brennan Johnson le 21 mai au stade San Mames de Bilbao. Ce titre inespéré a fait plus que sauver la saison de Tottenham puisqu'il a également qualifié le club pour la Champions League, incroyable paradoxe après un exercice aussi catastrophique en championnat, ouvrant de nouvelles perspectives aux partenaires de Pedro Porro. Remercié à l'intersaison, Postecoglou, qui a malgré tout tenu sa promesse de remporter un trophée lors de sa deuxième année aux manettes, a été remplacé sur le banc par Thomas Frank, qui a obtenu de remarquables résultats avec des moyens limités à Brentford et s'est vu confier la mission d'éviter aux Spurs une nouvelle saison cauchemardesque et de redorer le blason du grand rival d'Arsenal dans le nord de Londres.
mercredi 15 mai 2024
Aston Villa, la patience récompensée
On entend beaucoup parler des techniciens espagnols en ce moment, et il faut en convenir à juste titre. Arteta réalise un travail formidable avec Arsenal, une équipe jeune à qui l'avenir appartient, Guardiola est en passe d'offrir un quatrième titre consécutif à City, Xabi Alonso va peut-être terminer la saison invaincu avec le Bayer Leverkusen et signer un triplé historique et Luis Enrique pourrait s'adjuger un joli doublé coupe-championnat en cas de succès face à l'OL (ne jamais cependant négliger la capacité du PSG à finir ses saisons en eau de boudin). Moins mis en avant parce qu'entraîneur d'un club moins médiatisé, Unai Emery mérite néanmoins tous les honneurs, lui qui a réussi à qualifier Aston Villa pour sa première Champions League depuis la saison 1983-84, une époque où le club de Birmingham figurait parmi les meilleurs d'Europe. Arrivé au club en octobre 2022 suite au limogeage de Steven Gerrard, Emery prend en mains les destinées d'une équipe qui n'occupe que la seizième place du classement et flirte dangereusement avec la zone de relégation. Sous la houlette d'Emery, Villa va remporter 15 des 25 matches restants et prendre 49 points sur 75 possibles, remontant jusqu'à la septième place, meilleur classement du club depuis 2011, et se qualifiant pour la Ligue Europa Conférence, compétition dans laquelle les Villains atteindront les demi-finales après avoir éliminé le LOSC. Il s'agissait ni plus ni moins de la seizième campagne européenne consécutive d'Emery, qui par le passé a également entraîné Séville, le PSG (le 4-0 au Parc avant la remontada, c'était avec lui sur le banc), Villareal et Arsenal. Emery est un grand spécialiste de la Ligue Europa, qu'il a remportée à quatre reprises (trois fois avec Séville et une fois avec Villareal).
mardi 23 avril 2024
La Premier League est-elle toujours le meilleur championnat au monde?
On entend souvent dire que la Premier League serait le meilleur
championnat de la planète. De par son histoire (après tout, le
football a bien été inventé et codifié en Angleterre), son
prestige et les vedettes qui l’animent, le championnat anglais est
devenu une sorte de cirque géant mondialisé, un immense show
médiatique, un Barnum du football que toutes les télévisions du
monde s’arrachent à prix d’or (il est révélateur qu’une
chaîne comme Canal Plus diffuse désormais davantage de rencontres
de Premier League que de matches de Ligue 1). Longtemps confinée à
une affaire d’Anglais entre eux (les Zola, Vialli, Cantona et
Ginola étaient des pionniers outre-Manche dans les années 90), la
Premier League s’est au fil du temps muée en une sorte d’Eldorado
pour tout joueur de classe mondiale, et ses joutes entre cadors du
ballon rond passionnent la planète. Les droits TV colossaux dont
bénéficient ses pensionnaires ainsi que l’apparition de capitaux
étrangers confèrent aux clubs anglais une puissance financière
unique que seuls sont en mesure de concurrencer les très gros
budgets du football européen. Ainsi, n’a-t-on pas vu Chelsea,
actuellement neuvième du classement et qui ne remportera aucun titre
cette saison, claquer des centaines de millions en transferts sur des
joueurs comme Mudryk ou Caicedo ? United, en grande difficulté
depuis plusieurs années, s’est montré très actif sur le marché
des transferts en recrutant Bruno Fernandes, Maguire, Eriksen, Antony
ou Höjlund. City a pu s’offir les prometteurs Doku et Gvardiol
pour la modique somme de 150 millions d’euros, tandis que Liverpool
s’est adjoint les services de Darwin Nunez pour 100 millions en
2022. Toutes les conditions sont réunies pour offrir un spectacle
haut de gamme, d’autant que l’Angleterre a su attirer
quelques-uns des plus grands techniciens de la planète comme
Guardiola, Klopp, Emery ou De Zerbi. Pour autant, la Premier League
reste-t-elle le meilleur championnat actuel ?
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