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mardi 23 décembre 2025

Les cigares d'or 2025

LPC sacrifie à la tradition en cette fin d'année qui est toujours l'heure des bilans et choisit de décerner ses prestigieux cigares d'or (un hommage à Hergé, quelque part entre "Le crabe aux pinces d'or" et "Les cigares du pharaon"), la plus prestigieuse récompense du football que le monde entier nous envie. Nous aurions volontiers donné notre onze européen de l'année, mais dans la mesure où au moins sept Parisiens y auraient figuré (plus Pedri, Haaland et Kane), nous ne voyions pas franchement l'intérêt de la chose. En avant Guingamp donc pour un petit coup d’œil dans le rétroviseur.

 

 

Grand n'importe quoi de l'année: Ousmane Dembélé

Un type dont tout le monde reconnaît l'immense talent naturel mais qui reste infoutu de cadrer la moindre frappe. Un mec capable d'éliminer quatre défenseurs dans une cabine téléphonique et de rater le plus facile. Un joueur incroyablement doué mais agaçant au possible. Qui prend un rouge à Munich. Semble toucher le fond. Et qui se fait sanctionner par Luis Enrique, qui décide par la suite de lui confier un rôle de faux avant-centre et de véritable buteur. Et c'est l'invraisemblable explosion: des pions et des caviars par pelletées, des buts décisifs contre Liverpool et Arsenal et une finale de Champions League de crève-la-dalle. Pour un Ballon d'Or au bout. Du vrai et grand n'importe quoi.

 

Match fou dingue de l'année: Inter Milan-Barcelone

La demi-finale aller avait déjà touché à l'irrationnel et s'était soldée sur un score de 3-3. Mais le retour atteint de véritables sommets scénaristiques. Les intéristes mènent 2-0 à la pause grâce à Lautaro Martinez et un penalty de Calhanoglu, mais à l'heure de jeu, les Catalans sont déjà revenus à la marque par Eric Garcia et Dani Olmo. Raphinha donne l'avantage au Barça à la 87ème et, pense-t-on alors, qualifie les siens pour la finale. Mais l'improbable Acerbi, 37 piges, égalise dans les arrêts de jeu en position de véritable avant-centre. Et à la 99ème, Frattesi plante la banderille décisive dans un Giuseppe Meazza en fusion. On ne saura jamais ce qui se serait passé si la finale avait opposé Barcelone au PSG.

 

Club de lose de l'année: Manchester United

On aurait tout aussi bien pu décerner le prix au Stade Rennais, qui a terminé la saison à une magnifique douzième place, ou à l'OGC Nice, qui a battu tous les records de nullité sur la scène européenne, mais United fait incontestablement un beau vainqueur. Quinzièmes de Premier League avec 18 défaites et 54 pions encaissés au compteur, les Mancuniens ont en outre réussi l'exploit de se faire taper par Tottenham en finale de Ligue Europa, après être passés miraculeusement contre l'OL. Résultat: pas de compétition européenne cette saison pour des Red Devils qui n'ont plus rien de diabolique. Mais que diable est venu faire Ruben Amorim dans cette galère?

 

Baron de la bière de l'année dont on entend le moins parler: Pedri 

Le vrai meilleur milieu de terrain du monde, c'est lui. Devant Vitinha, Neves, Rice, Bellingham et tous les autres. Avec la grâce d'une ballerine, le petit génie catalan distribue du caviar à la louche, pose des sombreros dans le rond central, plante un pion aberrant de temps à temps et joue les chefs d'orchestre d'une formation bien huilée. Dans la droite lignée des Guardiola et Iniesta, Pedri est le rouage essentiel et le vrai dépositaire du jeu barcelonais, à la fois efficace et incroyablement élégant et tout en apparente facilité et en totale décontraction. Il est à la fois 6, 8 et 10, récupérateur, relayeur et meneur de jeu. Et il n'a que 23 ans. Totalement effrayant. 

 

Equipe la plus méritoire de l'année: Olympique Lyonnais

En 2025, l'OL a pris des monceaux de mauvaises nouvelles sur la tronche, entre le foutoir total semé par l'inénarrable Textor, l'éviction du très compétent Pierre Sage, le pétage de plombs et la suspension de Fonseca, l'épée de Damoclès de la relégation administrative et les départs de Lacazette, Cherki, Almada et Mikautatdze. Et pourtant, l'OL occupe la cinquième place du classement de Ligue 1 avec huit succès en seize journées et tout simplement la pole position en Ligue Europa. Le tout grâce à un Tolisso exemplaire et au four et au moulin, une charnière centrale irréprochable, un gardien slovaque, un lad de Liverpool, un Portugais de vingt balais et un buteur tchèque. Remarquable.

 

Petit Poucet de l'année: Mjällby

En Suède, on connaît essentiellement Ibrahimovic, Brolin, Edberg et le handball. Un peu l'IFK Göteborg, Malmö et Norrköping. Moins le Mjällby AIF, sacré champion du pays cette année. Le bled est situé dans la commune de Sölvesborg, dans la province du Blekinge, au sud de chez Nils Holgersson, et compte environ 1500 habitants. Vainqueur de la 101ème édition d'Allsvenskan avec 23 victoires en 30 journées et 75 points sur 90 possibles, le club a terminé la saison avec treize unités d'avance sur Hammarby, 24 sur l'IFK et 26 sur Malmö. Entraînée par Anders Torstensson, ancien militaire devenu directeur de lycée, l'équipe du village de pêcheurs s'est qualifiée pour l'édition 2026-27 de la Champions League et a signé un des plus grands exploits de l'histoire du sport scandinave.

 

Vieux de l'année: Robert Lewandowski

On se demande encore comment il est possible qu'on ait jamais attribué le Ballon d'Or (qui il est vrai  a perdu beaucoup de sa crédibilité) à Lewandowski. A 37 balais, le Polonais a encore trouvé le moyen de claquer 27 pions en 34 matches dont 11 en 13 rencontres européennes. Depuis qu'il est arrivé à Barcelone en 2022, Lewa a planté la bagatelle de 96 buts sous le maillot blaugrana et devrait facilement passer la barre des cent en 2026. En ne perdant pas de vue que le monsieur a tout de même signé plus de 300 réalisations sous les couleurs du Borussia et du Bayern, franchi le seuil des 40 buts sur une saison de Bundesliga et des cent pions en CL et signé un retentissant quadruplé face au Real en 2013 pour qualifier les siens pour la finale. Une carrière incroyable de régularité et de longévité.

 

Boulard de l'année: Cristiano Ronaldo

Non content d'avoir créé un musée à sa propre gloire à Madère et de rappeler à longueurs d'années qu'il est le sportif le mieux payé de la planète, le désormais quadragénaire a déclaré que la Coupe du Monde en Arabie Saoudite serait la plus belle de l'histoire (et surtout celle du droit des femmes) et posé fièrement avec le pensionnaire au teint orangé de la Maison Blanche dans le bureau ovale. Il continue à se croire indispensable à la sélection portugaise et, puisque Martinez n'a pas le cran de le mettre sur le banc, phagocyte tranquillement le jeu de l'équipe nationale. Sans lui, le Portugal de Joao Neves, Vitinha, Bruno Fernandes et Rafael Leao en a collé neuf à l'Arménie à Porto. Il sera plus un handicap qu'un atout pour la Seleçao das Quinas au pays de son grand pote Donald.

 

Club le plus détestable de l'année: Real Madrid

Qu'est-ce qu'on en a à cirer que Mbappé ait égalé le record de pions de CR7 avec le Real sur une année civile? Réponse: strictement que dalle. Précisément parce que "l'équipe" madrilène n'est qu'un informe agrégat de soi-disant vedettes obsédées par leurs statistiques personnelles et les distinctions individuelles (Vinicius ne met plus un crampon devant l'autre depuis qu'on lui a refusé "son" Ballon d'Or). Le Real, c'est l'anti-PSG: personne ne veut se sacrifier, personne ne veut faire les efforts pour ses coéquipiers et tout le monde tire allègrement la couverture à lui. Bien évidemment, le courant ne passe pas entre les starlettes et Xabi Alonso, qui a vainement tenté d'instaurer un minimum de rigueur tactique et de méritocratie. Dans ce club d'aristocrates lesté de quelques personnages pour le moins hauts en couleurs (Rüdiger, Carvajal et Vini entre autres), seuls les techniciens qui accordent des passe-droits survivent sur le banc. Luis Enrique aurait sauté au bout de trois semaines et cédé face au poids du vestiaire. Le club favori des adolescents acnéiques accros à FIFA sur console. 

 

Match tournant de l'année: PSG-Manchester City

Le 22 janvier au Parc, on joue la 55ème minute et le PSG, mené 2-0 par City, est virtuellement éliminé de toute compétition européenne. Mais les Parisiens, qui sont dans l'obligation de l'emporter, refusent de baisser les bras et Barcola sonne la révolte, offrant la réduction du score à Dembélé suite à une énorme déboulé côté gauche avant d'égaliser lui-même à l'heure de jeu. Un quart d'heure plus tard, l'inévitable Joao Neves donne l'avantage aux siens de la tête avant que Gonçalo Ramos ne scelle le sort de la rencontre dans les arrêts de jeu. Dos au mur, Paris a renversé City et s'impose ensuite facilement à Stuttgart grâce à un nouveau pion de Barcola et un triplé de Dembouz. Les Parisiens affrontent Brest en barrages et collent dix buts aux Bretons sur les deux manches. On connaît la suite.

 

Club de Ligue 2 de l'année: Red Star

Grâce à sa victoire sur tapis vert sur le terrain de Bastia, où on célèbre les anniversaires avec 70 engins pyrotechniques et une quarantaine de bombes agricoles, le Red Star occupe la deuxième place au classement de Ligue 2, à trois unités du leader troyen et avec neuf victoires et seulement trois revers en 17 journées. Quinzièmes la saison précédente, les pensionnaires du Stade Bauer, entraînés par Grégory Poirier qui a succédé à Habib Beye, ont déjà quasiment égalé leur total de points de 2024-25. Portés par la réussite de leur attaquant Damien Durand, auteur de huit pions, par leur meneur de jeu tunisien Khaoui et la paire Haag-Hachem dans l'entre-jeu, les Audoniens peuvent réellement croire à la montée et devancent pour l'instant des formations comme l'ASSE, Reims ou Montpellier. Si le PFC ne descend pas, il pourrait y avoir trois clubs parisiens en Ligue 1 la saison prochaine.

 

Héros de l'année: Troy Parrott

Né à Dublin en 2002 à Dublin, Troy Parrott est longtemps considéré comme le successeur naturel de Robbie Keane au pays, avant de connaître quelques désillusions à Tottenham, Millwall, Ipswich, MK Dons et Preston North End et de finalement trouver ses marques sous le maillot de l'AZ Alkmaar. Le 13 novembre dernier, il se rappelle au bon souvenir de tout un peuple en claquant un doublé contre le Portugal pour permettre à l'Irlande de croire encore à une barrage qualificatif pour la Coupe du Monde 2026. Trois jours plus tard, il claque un triplé face à la Hongrie à Budapest et accède définitivement au statut de héros national, déclenchant une véritable hystérie collective au pays de la Guinness. Les Irlandais joueront leur barrage fin mars contre les Tchèques et Parrott aura à nouveau l'occasion de faire hurler son nom dans les pubs de Galway et Limerick.

 

Dr Jekyll et Mr Hyde de l'année: Mohamed Salah 

De la fin du mois d'août 2024 jusqu'en février 2025, Salah se montre tout bonnement inarrêtable et évolue peut-être au niveau le plus élevé de toute sa carrière à trente berges passées. Il empile les pions et les passes décisives avec une régularité ébouriffante et porte les Reds vers les sommets de la Premier League et, pense-t-on alors, de l'Europe. Muselé par Nuno Mendes en huitièmes de finale, le Pharaon ne se remettra jamais de l'élimination face au PSG et peut-être surtout, de la prolongation de son contrat avec Liverpool au mois d'avril. Depuis sa nouvelle signature, l'Egyptien n'est plus que l'ombre de lui-même et ses statistiques ont chuté de façon spectaculaire, au point d'être sorti du onze par Arne Slot et d'attaquer frontalement le club dans les médias. Malgré tout, ce joueur spécial demeure capable d'offrir la victoire à sa sélection dans les dernières secondes de son premier match à la CAN marocaine.

 

Déception de l'année: Viktor Gyökeres

Lorsqu'il rejoint Arsenal à l'été 2025, l'attaquant suédois, auteur d'une centaine de buts en autant de matches avec le Sporting Portugal, est considéré comme la pièce manquante du puzzle d'Arteta, le grand buteur qui va permettre aux Gunners de franchir un cap et de marcher sur la Premier League. Après quelques mois, la déception s'avère à la hauteur des attentes, puisque l'ancien serial buteur n'a marqué que cinq petits buts en championnat et un doublé contre l'Atletico en CL. Au classement des buteurs, il est largement devancé par des joueurs comme Haaland, Igor Thiago, Semenyo ou Woltemade. On a beau nous expliquer que Gyökeres a été acheté 70 barres pour planter contre Wolverhampton et Burnley et éviter à Arsenal de lâcher des points contre des petites équipes, la pilule a tout de même du mal à passer.

 

Naufrage individuel de l'année: Federico Dimarco

Déjà sérieusement secoué par Yamal en demi-finale, l'Italien va vivre un véritable calvaire face à Doué et les attaquants parisiens en finale européenne à Munich. Tétanisé par l'enjeu et totalement à côté de ses pompes, Dimarco couvre Doué sur le premier but avant de dévier dans son propre but une frappe du jeune ailier français sur le second. Coupable d'une nouvelle énorme bourde, il est à deux doigts de pied d'offrir un troisième pion à Dembélé juste avant la mi-temps. Crédité de la note rarissime de 1/10 dans l'Equipe, il fera son autocritique dans les jours suivant son cauchemar personnel: "Je n'ai pas été la meilleure version de moi-même. Je ne veux ni me cacher ni faire semblant. J'ai fait tant de sacrifices pour arriver jusqu'ici, et au moment le plus beau, je n'ai pas réussi à être le Federico que vous connaissez. A partir de maintenant, je porterai cette cicatrice". A jamais le symbole de la finale cataclysmique de l'Inter.

 

Révélation de l'année: Morgan Rogers

On pourra toujours nous causer de Yamal, qui certes a signé une saison remarquable mais n'aurait été que le Ballon d'Or des réseaux sociaux, il n'empêche que la vraie révélation de l'année se nomme Morgan Rogers. Eclipsé par Watkins la saison dernière, le joueur d'Aston Villa marche littéralement sur l'eau depuis quelques semaines et porte sur ses épaules une formation qui n'en finit plus d'épater son monde. Auteur de deux doublés consécutifs lors des deux dernières journées, Rogers a marqué son premier but en sélection en octobre lors d'un match amical face au Pays de Galles. Il sera à coup sûr du voyage pour le continent américain et fera partie d'une impressionnante escouade offensive où figureront également Saka, Palmer, Kane et Foden. Et d'une équipe de Three Lions qui se vautrera une nouvelle fois royalement en quart de finale.

 

Buteur sous-coté de l'année: Ferran Torres

A force de lire des tartines quotidiennes sur Mbappé et d'entendre parler de Yamal, Raphinha et Alvarez, on en viendrait presque à oublier que le deuxième meilleur buteur de Liga s'appelle Ferran Torres avec onze réalisations. En quatre saisons et demi sous le maillot du Barça, l'ancien de City a planté sa cinquantaine de buts, dont 17 en Champions League. Depuis le début de saison, le numéro 7 a marqué face au PSG et l'Atletico et signé un doublé contre l'Athletic Bilbao ainsi qu'un triplé sur la pelouse du Betis. Avec Torres, Lewandowski, Raphinha, Yamal, Rashford et Fermin Lopez, Barcelone possède une puissance de frappe unique sur le continent, sans doute encore supérieure à celle du Bayern ou du PSG. Malheureusement, la qualité de son arrière-garde est loin d'être à la hauteur de celle de son secteur offensif.

 

Gamin de l'année: Lennart Karl

A seulement 17 ans, le natif de Bavière, qui a rejoint les rangs du Bayern en 2022 après avoir été formé au Viktoria Aschaffenburg et à l'Eintracht Francfort, n'en finit pas d'épater son monde et de marcher sur les traces de son aîné glorieux aîné Thomas Müller. L'adolescent a réussi à faire son trou au sein d'un secteur offensif pourtant fourni (Kane, Olise, Diaz, Jackson, Gnabry) et à inscrire trois buts en Bundesliga contre le Borussia Mönchengladbach, Fribourg et Mayence, ainsi que d'offrir deux passes décisives. Celui que l'on surnomme déjà évidemment le "Messi allemand" a également pris part à trois rencontres européennes, devenant le plus jeune joueur à inscrire au minimum un pion sur trois matches d'affilée en Champions League. Puisque les fans du Bayern doivent essentiellement leurs joies à un Anglais, un Français et un Colombien, l'Allianz Arena se réjouit d'avoir dans ses rangs la probable future vedette du footbal teuton.

 

Joueur frisson de l'année: Nico Paz

Né à Santa Cruz de Tenerife en Espagne de parents argentins et faisant partie des éléments les plus prometteurs des équipes de jeunes du Real et de l'Argentine, le longiligne meneur de jeu a signé à Côme à l'été 2024. Gaucher élégant et polyvalent à la technique soyeuse, Paz, auteur de 6 réalisations et huit passes décisives la saison dernière, a déjà planté cinq buts et délivré autant de caviars en quinze rencontres et devrait logiquement terminer la saison en double-double au sein d'une équipe séduisante qui s'accroche au premier tiers du classement de Serie A. Convoqué pour la première fois en sélection par Scaloni à l'âge de 17 ans, il s'inscrit dans la grande et belle lignée des Ardiles, Redondo et Riquelme et devrait faire les beaux jours de l'Albiceleste aux côtés de Thiago Almada, Echeverri et Julian Alvarez dans les années à venir.

 

Monument en péril de l'année: Fiorentina

Nous aurions évidemment pu évoquer les déboires sans fin du FC Nantes, octuple champion de France et actuel avant-dernier de Ligue 1, mais la saison de la Fio, ancien club des Batistuta, Rui Costa et autres Baggio, comporte quelque chose d'éminemment tragique. La Viola, qui vient seulement de remporter son premier match en Serie A contre l'Udinese, affiche le désolant total de neuf petits points pris en seize journées et possède la pire défense de la botte avec...l'Udinese. Malgré les quatre réalisations de Moise Kean, l'équipe passe à peine la barre du but marqué par match. L'entraîneur Paolo Vanoli, en poste depuis novembre et qui a remplacé Stefano Pioli après le pire début de saison de l'histoire du club, aura pour mission de maintenir la Viola dans l'élite, mission qui ne revêt pas un caractère impossible puisque la Fiorentina ne pointe qu'à trois longueurs de la 18ème place et à cinq de Parme, actuellement seizième. 

 

Revanchard de l'année: Marquinhos

Lorsque les yeux du capitaine parisien s'emplissent de larmes à quelques minutes du coup de sifflet final à Munich (peut-être la plus belle image de cette finale avec l'hommage des supporters à la fille disparue de Luis Enrique), tous les moments horribles doivent lui revenir en tête: le cauchemar de 2017 au Camp Nou, l'improbable élimination face à United deux ans plus tard, la finale perdue en pleine pandémie à Lisbonne, la liquéfaction collective au Bernabeu en 2022 et les poteaux à répétition contre Dortmund en 2024. Tout à coup, au terme d'une partie rêvée et parfaite, le chemin de croix du Brésilien, devenu l'incarnation de la lose parisienne, prend fin. A 31 ans, après douze ans passés au club et plus de 500 matches disputés, il sait qu'il va enfin soulever le Graal sous le regard du monde entier. Une revanche en mondovision. L'homme le plus heureux de la planète aux alentours de 23 heures en ce 31 mai 2025 historique, c'était lui. Et personne ne méritait plus que lui ce bonheur absolu.

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