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dimanche 18 janvier 2026

L'Inter au-dessus

Avec 49 points et 16 succès en 21 journées, l'Inter trône en tête de la Serie A avec six longueurs d'avance sur le Milan AC (qui compte un match de moins) et Naples, dix sur la Roma et la Juventus, piteusement battue hier à Cagliari. Bien décidés à reprendre le titre aux Napolitains, les hommes de Christian Chivu signent un parcours remarquable en championnat et continuent à afficher une régularité métronomique. Le derby de la Madonnina, prévu le 8 mars prochain à l'occasion de la 28 journée, pourrait bien décider en grande partie de l'identité du futur champion. En Champions League, les nerazzuri occupent la sixième place du classement avec 12 points, soit autant que le Real, Liverpool et l'Atletico, mais il leur faudra cravacher pour se maintenir parmi les huit premiers et éviter les barrages car les deux dernières rencontres leur réservent la réception d'Arsenal et un déplacement périlleux à Dortmund. Mais l'on connaît le savoir-faire des intéristes dans cette compétition, et il ne fera pas bon croiser leur route lors des prochains tours.

 

L'entraîneur roumain s'appuie sur un effectif peu remanié et un 3-5-2 qui fonctionne parfaitement, avec trois défenseurs choisis parmi l'excellent Bastoni, Akanji, De Vrij, le vétéran Acerbi, Bisseck et Carlos Augusto. Avec la blessure de Dumfries, c'est le plus souvent l'ancien Marseillais Luis Henrique qui occupe le flanc droit, tandis que Di Marco, remis de sa finale cataclysmique face au PSG, multiplie les allers-retours sur le côté gauche. Au cœur du jeu, on retrouve l'indispensable Barella, l'inusable Mkhitaryan, Calhanoglu et Zielinski. Marcus Thuram reste souvent le premier choix pour accompagner Lautaro Martinez, mais deux jeunes talents ont émergé, à savoir Esposito, auteur de trois buts en Serie A dont celui de la victoire face à Lecce, et Bonny, buteur à quatre reprises en championnat. L'Inter possède d'ailleurs de loin la meilleure attaque d'Italie avec 44 buts, soit onze de plus que le rival milaniste.

 

Il convient de saluer une nouvelle fois l'extraordinaire efficacité de Lautaro Martinez, qui a planté son onzième pion sur la pelouse de l'Udinese et dont on oublie trop souvent qu"il fait tout simplement partie des meilleurs attaquants de la planète. L'avant-centre argentin, qu a également trouvé le chemin des filets à quatre reprises sur la scène européenne, en est à 126 buts en 258 matches de Serie A et 27 en 54 rencontres de Champions League sous le maillot de l'Inter. Il a fait son entrée parmi les cinquante meilleurs buteurs de l'histoire du championnat d'Italie, juste derrière Dybala, Bettega, Rivera et Chevchenko (on fait pire comme compagnie) et devant des cadors comme Higuain, Trézéguet et Vialli. Attaquant complet, il sait à la fois prendre la profondeur et se trouver à la conclusion des attaques rapides et sentir les coups sur mouvement placé, trouvant souvent le moyen de se trouver à la réception d'un centre, d'une remise ou d'une déviation, et son sang-froid devant les cages reste hors-normes. Un véritable phénomène.

 

Il faut également savoir tirer son chapeau devant la régularité dans la performance d'un club qui n'a jamais terminé hors du podium de Serie A depuis 2019 et reste sur deux finales européennes disputées sur les trois dernières saisons. Ce succès, l'Inter le doit essentiellement à un noyau de grognards qui défendent ses prestigieuses couleurs depuis un bail et restent fortement attachés au maillot: Calhanoglu (31 ans, au club depuis 2021), Mkhitaryan (37 piges, arrivé en 2022), Barella (29 ans, acheté en 2019), Acerbi (38 ans, débauché en 2022), Dumfries (29 ans, transféré du PSV en 2021) ou Dimarco (racheté en 2018). Quand beaucoup d'autres clubs décident de chambouler leur effectif tous les ans, l'Inter mise sur la continuité, la stabilité et la fidélité et fait confiance à un groupe qui se connaît sur le bout des doigts et auquel les tifosi peuvent facilement s'identifier, puisque les visages restent les mêmes année après année. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la recette paie.

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