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vendredi 6 février 2026

Lorient, un club qui va bien

Alors qu'on s'attendait logiquement à ce que le promu lorientais cravache jusqu'au bout pour son maintien dans l'élite avec des équipes comme Metz, Le Havre ou Auxerre, voilà que les Merlus occupent tout simplement la première moitié du classement et devancent même l'AS Monaco, supposé cador à la dérive. Tranquillement installés à la neuvième place, les Bretons possèdent quatorze points d'avance sur Nantes, premier barragiste, et peuvent envisager la fin de saison avec sérénité. Délestés de toute forme de pression, ils peuvent même tenter d'aller chercher des formations comme Strasbourg, Rennes ou Lille, bien mieux armées sur le papier mais très irrégulières. Les hommes d'Olivier Pantaloni, champions le Ligue 2 la saison dernière, restent sur 20 points pris sur 24 possibles et se sont offert le scalp de Monaco, Lyon et Rennes. Ils restent en outre toujours en course en coupe de France, où ils affronteront Nice au Moustoir pour une place dans le dernier carré.

 

Grand pourvoyeur de talents pour la Premier League (Kroupi, Ouattara, Le Fée entre autres), le club a opéré un recrutement intelligent en se faisant prêter des joueurs comme Meïté, Sanusi ou Faye, en allant chercher Cadiou à Rodez et surtout en achetant Kouassi, l'une des grandes révélations de la saison dans un rôle de piston gauche et auteur d'un coup franc magnifique face à Nantes, pour un petit million à l'AC Ajaccio. Les dirigeants sont parvenus à maintenir une base stable et solide, formée par le portier Mvogo, les défenseurs Talbi et Igor Silva, l'indispensable capitaine Abergel et les attaquants Makengo et Bamba Dieng, tous au club depuis au moins trois ans. Et ils ont sorti de leur chapeau la pépite Pablo Pagis, digne fils de son père Mickaël, meilleur réalisateur du club avec six pions en Ligue 1. Soumano, auteur de quatorze buts la saison dernière à l'étage inférieur, joue les remplaçants de luxe et à déjà planté à quatre reprises.  

 

Les Lorientais marquent relativement peu (27 buts en 20 journées) mais défendent bien (ils ont encaissé autant de buts que Rennes et moins que Monaco ou Brest). Surtout, ils perdent rarement, n'ayant concédé que six petits revers, et possèdent le profil typique de l'équipe difficile à battre qui vent chèrement sa peau. On aurait pu se faire du mouron pour eux lorsqu'ils ont pris onze pions en deux matches en août-septembre contre Lille et Marseille ou quand il se sont inclinés sur la pelouse du Paris FC et d'Angers en octobre, mais depuis qu'ils sont parvenus à accrocher le PSG, les Merlus carburent à plein régime. Ils n'ont perdu qu'une seule fois depuis début novembre, s'inclinant logiquement 0-3 à Bollaert. Les partenaires d'Abergel pourraient en prime poursuivre leur jolie série, puisque le calendrier des prochaines semaines leur semble plutôt favorable, avec deux déplacements à Brest et Nice et les réceptions d'Angers et Auxerre, avant le test ultime contre Lens au Moustoir à la mi-mars.

 

Tant que nous en sommes à causer des équipes sur lesquelles les médias hexagonaux ne s'attardent jamais (parce qu'il fallait bien vendre du papier en expliquant à longueurs de papiers que l'OM allait tout casser cette année), saluons également la remarquable saison du TFC, superbe huitième du classement à deux petites unités de la cinquième place. Avec 23 buts concédés (dont six contre Paris lors de la troisième journée), les coéquipiers de Nicolaisen possèdent la cinquième meilleure défense du championnat et font preuve d'une remarquable rigueur tactique. Au fil de la saison, des trouvailles comme l'attaquant argentin Santiago Hidalgo ou Yann Gboho (dix pions à eux deux) se sont révélées, bien soutenus par des vieux routiers du championnat comme Djibril Sidibé et des éléments confirmés tels que Cresswell ou Dönnum. Eux aussi restent en lice en coupe de France et se déplaceront au Vélodrome en quart pour tenter de réduire à néant les dernières illusions marseillaises.

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