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vendredi 23 janvier 2026

Lens, les raisons d'une réussite

Pour qu'un club tourne bien, il faut que tous les étages de la fusée fonctionnent parfaitement et que les différentes composantes opèrent en symbiose. C'est le cas au RC Lens, surprenant et magnifique champion d'automne, où le président a su faire le ménage dans les comptes, où le directeur sportif et la cellule recrutement ont fait un travail absolument remarquable et où l'entraîneur bénéficie d'une confiance totale de la part de ses dirigeants. Joseph Oughourlian, Jean-Louis Leca et Pierre Sage: voilà les trois hommes à qui le RCL doit en grande partie sa réussite actuelle, sur qui personne n'aurait misé un kopeck avant le coup d'envoi de la saison. Pourtant, dès le départ, tous les éléments du puzzle étaient réunis pour que la saison lensoise bascule dans l'exceptionnel, et non dans l'irrationnel, tant il est vrai que tout a été superbement pensé du sol au plafond. Le parcours des partenaires de Thauvin évoque celui du LOSC en 2020-21, avec le bon coup Burak Yilmaz, l'émergence de Botman, David et Maignan et le travail de Galtier.

jeudi 22 janvier 2026

Champions League, une formule qui marche

Puisque les progrès récents vers le meilleur se font plutôt rares dans le football (la dernière trouvaille de génie étant le VAR, qui a encore démontré à l'occasion de la dernière finale de la CAN à quel point il pourrissait notre sport chéri), avouons que nous étions carrément sceptiques à la veille du coup d'envoi de la nouvelle mouture de la Champions League. Habitués depuis des lustres aux huit groupes de quatre équipes avec deux qualifiés, un reversé en Ligue Europa et un éliminé de toute compétition européenne, nous redoutions que l'UEFA nous fasse le coup du "plus de matches pour plus de pognon" au mépris de l'intérêt sportif. Quoi, une poule unique avec tirage au sort assisté par ordinateur, huit qualifiés directement pour les huitièmes et seize barragistes? Mais qu'est-ce que c'était encore que ce coup de Trafalgar à la mords-moi la jambe de l'amiral Nelson? Quel genre d'usine à gaz footballistique était-on tranquillement en train de mettre sur pied? Or, un an et demi après le lancement de la chose, il faut bien convenir que la formule mise au point par les instances continentales fonctionne fort bien et comporte beaucoup plus d'avantages que de mauvais côtés.

lundi 19 janvier 2026

La balade d'Olise

L'espace d'un instant, on a pu croire que le Bayern, mené à la mi-temps sur la pelouse du RB Leipzig et sérieusement secoué par son adversaire du jour, allait peut-être perdre son premier match de la saison en Bundesliga. Que nenni évidemment. Les hommes de Kompany en ont tout simplement claqué cinq en deuxième mi-temps, histoire de rappeler à tout le monde qui étaient les tauliers et d'éteindre tout semblant de suspense quant à l'identité du futur champion. Voilà donc les partenaires de Kane nantis de 50 points après 18 journées (16 victoires et 2 nuls), d'onze unités d'avance sur le Borussia Dortmund et dix-sept sur Hoffenheim, surprenant troisième. Ils en outre planté la bagatelle de 71 pions, soit quasiment une moyenne ahurissante de quatre buts par match, pour une différence de buts de +57. Jamais peut-être les Bavarois n'avaient écrasé la concurrence nationale de cette manière, faisant de la Bundesliga le championnat majeur le moins intéressant du vieux continent.

dimanche 18 janvier 2026

L'Inter au-dessus

Avec 49 points et 16 succès en 21 journées, l'Inter trône en tête de la Serie A avec six longueurs d'avance sur le Milan AC (qui compte un match de moins) et Naples, dix sur la Roma et la Juventus, piteusement battue hier à Cagliari. Bien décidés à reprendre le titre aux Napolitains, les hommes de Christian Chivu signent un parcours remarquable en championnat et continuent à afficher une régularité métronomique. Le derby de la Madonnina, prévu le 8 mars prochain à l'occasion de la 28 journée, pourrait bien décider en grande partie de l'identité du futur champion. En Champions League, les nerazzuri occupent la sixième place du classement avec 12 points, soit autant que le Real, Liverpool et l'Atletico, mais il leur faudra cravacher pour se maintenir parmi les huit premiers et éviter les barrages car les deux dernières rencontres leur réservent la réception d'Arsenal et un déplacement périlleux à Dortmund. Mais l'on connaît le savoir-faire des intéristes dans cette compétition, et il ne fera pas bon croiser leur route lors des prochains tours.

vendredi 16 janvier 2026

Pirlo, la classe à l'italienne

La carrière d'Andrea Pirlo faillit ne jamais vraiment décoller. Après sa formation et ses débuts professionnels sous les couleurs de Brescia, celui que l'on surnomme "le nouveau Baggio" pour son élégance et son toucher de balle rejoint l'Inter en 1998, à l'âge de 19 ans. Barré par des joueurs comme Baggio (justement) ou Djorkaeff, le petit prodige joue très peu sous le maillot nerazzuro, et se voit finalement prêté à la Reggina un an plus tard. Malgré des prestations correctes, Pirlo ne parvient pas à faire son trou à Milan et est envoyé à Brescia en 2001. Retour à la case départ. Celui qui vient de remporter l'Euro espoirs et de terminer meilleur buteur de la compétition ne réussit pas à s'imposer en club et son passage à l'Inter se solde par un échec. Lorsqu'il est vendu à l'autre club milanais à l'été 2001, on se pose beaucoup de questions en Italie sur sa capacité à se faire violence et exploiter un potentiel visible aux yeux de tous mais qui reste en sommeil. Et la lumière va venir de Carlo Ancelotti.

jeudi 15 janvier 2026

Real Madrid, le cycle infernal

On pouvait penser que Xabi Alonso avait toutes les qualités requises pour s'imposer sur le banc du Real: ancien joueur du club de 2009 à 2014 (une CL et une Liga remportée), il avait commencé sa carrière d'entraîneur en prenant en charge les Infantil A, l'équipe des moins de 14 ans du Real. On connaît la suite, surtout vous, fidèles et avisés lecteurs: la Real Sociedad B puis des résultats extraordinaires avec le Bayer Leverkusen, qu'il conduira au titre de champion en 2024 sans perdre un seul match de toute la saison en Bundesliga. Mais le Basque a eu le grand tort de vouloir instaurer une véritable méritocratie au sein de l'effectif et d'abolir les passe-droits, d'imposer des séances de tableau noir et d'essayer de renforcer le bagage tactique de ses joueurs et d'oser exiger de ses attaquants qu'ils participent au travail défensif. Il s'est lourdement trompé sur la véritable nature de l'équipe qu'il dirigeait, à savoir un agrégat d'individualités et d'egos surdimensionnés davantage qu'un véritable collectif dans lequel chacun accepte de faire les efforts pour les autres.

lundi 12 janvier 2026

Raphinha, l'homme fort du Barça

On a vraiment échappé au pire en septembre dernier lorsque le Ballon d'Or, récompense ô combien décrédibilisée mais toujours importante aux yeux du grand public, fut décerné à Dembélé et non à Lamine Yamal, la nouvelle idole des jeunes à peau à problèmes qui avait bénéficié d'une campagne monstrueuse sur les réseaux sociaux. Si la baballe dorée était revenue au gamin, non seulement on aurait remis le prestigieux prix à un joueur qui n'avait qu'une saison et demie dans les jambes, mais on n'aurait surtout pas honoré d'autres joueurs du Barça qui le méritaient autant sinon davantage, à savoir Pedri, génial maestro de l'orchestre catalan, Lewandowski, toujours performant et à la tête d'une œuvre colossale, et Raphinha, auteur d'une saison extraordinaire au sens premier du terme. Pas totalement ignoré, le Brésilien s'est classé cinquième derrière Vitinha et Salah mais devant Hakimi, Mbappé et Kane, mais certains estiment qu'il aurait été digne du trophée, à commencer par l'intéressé lui-même, qui a admis s'être senti lésé, ou des entraîneurs comme Diego Simeone. 

dimanche 11 janvier 2026

Le réveil de l'Atalanta

Le début de saison de l'Atalanta Bergame avait été difficile, avec le départ de l'entraîneur historique Gasperini vers la Roma durant l'été, la perte du meilleur buteur de Serie A Mateo Retegui qui a fait le choix du cœur avec l'Arabie Saoudite , les états d'âme de Lookman qui voulait à tout prix quitter le club pour l'Inter, la blessure de Scamacca qui l'a éloigné des terrains pendant un mois et demi, deux résultats nuls face à Parme et Pise pour commencer et une rouste infligée par le PSG au Parc lors de la première journée de Champions League. Depuis, Scamacca est revenu sur les terrains et a planté à cinq reprises, Lookman, remarquable avec le Nigeria à la CAN, semble s'être mis la tête à l'endroit et avoir retrouvé son football et le discours de Palladino, ancien attaquant international qui officiait sur le banc de la Fiorentina la saison dernière, semble passer plus facilement auprès du groupe que celui de son prédécesseur Ivan Juric. Les résultats s'en ressentent, et même s'il sera difficile d'obtenir un strapontin pour la prochaine Champions League parmi le clan des cinq cadors, une place finale dans le premier tiers du classement paraît un objectif réalisable.

vendredi 9 janvier 2026

Premier League, un cru oubliable?

On s'attendait à une saison de feu en Premier League, avec le recrutement pharaonique de Liverpool, l'arrivée de Gyökeres à Arsenal, le titre de champion du monde des clubs remporté par Chelsea, les signatures de Kudus et Xavi Simons à Tottenham, les promesses qui entouraient la nouvelle connexion Cherki-Haaland, les progrès affichés par Bournemouth ou encore le mercato XXL du promu Sunderland. On espérait fébrilement un feu d'artifice de chocs dantesques semaine après semaine, un feuilleton passionnant comme jamais et à l'issue incertaine, une lutte de titans armés jusqu'aux dents prêts à en découdre sur toutes les pelouses du royaume. On pensait vivre une année véritablement exceptionnelle, farcie de beaux gestes, de scenari renversants et de rencontres d'une intensité folle. On fantasmait secrètement sur la ribambelle de régalades footballistiques au menu tel un fin gourmet s'installant à la table d'un restaurant étoilé. Or, après une vingtaine de journées, la déception est à la hauteur des espérances, et il semble bien que ce cru 2025-2026 ne soit pas franchement destiné à entrer dans la grande légende du jeu comme un millésime d'exception. Bien au contraire.

jeudi 8 janvier 2026

Igor Thiago, l'exception brésilienne

Il est vrai que les grands attaquants brésiliens, sans doute peu enclins à affronter les frimats du climat anglais, n'ont jamais fait de la Premier League leur terrain de jeu favori, préférant de loin, à l'image des Romario, Bebeto, Ronaldo, Anderson ou Rivaldo, enfiler les pions comme des perlouzes dans le championnat espagnol. Aucun joueur auriverde n'a passé la barre des cent buts dans le championnat anglais, et les cinq meilleurs buteurs brésiliens de l'histoire de la Premier League se nomment Firmino (82), Gabriel Jesus (77), Richarlison (71), Willian (47) et Coutinho (47). Il s'agit d'une véritable exception, puisque si l'on considère la liste de ceux qui ont franchi le seuil fatidique, on trouve, outre les Angliches évidemment, des Français (Henry, Anelka), des Néerlandais (Van Persie, Hasselbaink), un Argentin (Aguero), un Sud-Coréen (Heung-min Son), un Egyptien (Salah), un Irlandais (Keane), un Trinitéen (Yorke), un Belge (Lukaku), un Sénégalais (Mané), un Norvégien (Haaland), un Portugais (Ronaldo) et un Ivoirien (Drogba).

mardi 6 janvier 2026

Villareal, objectif podium

Les nostalgiques et connaisseurs se souviennent sans doute de l'épopée européenne de Villareal en 2005-2006, qui, avec les Riquelme, Forlan, Cazorla, Tacchinardi, Arruabarena et autres Senna, avait atteint le dernier carré de la Champions League après avoir fini en tête de son groupe puis sorti les Rangers et l'Inter avant d'échouer d'un rien devant Arsenal à se qualifier pour la finale. Curieusement, lorsqu'on évoque les cadors de la Liga, on songe immédiatement à l'immuable trio Barcelone-Real-Atletico, voire à l'Athletic Bilbao, au FC Séville ou à la Real Sociedad, mais on tend trop souvent à négliger le sous-marin jaune qui a pourtant décroché une belle cinquième place la saison dernière avec vingt succès et occupe actuellement une superbe troisième position avec le remarquable bilan de 38 points et 12 victoires en 17 journées. Les hommes de Marcelino ne se sont inclinés qu'à trois reprises sur la pelouse de l'Atletico, au Bernabeu et à domicile contre le Barça, devraient finir une nouvelle fois dans le top cinq et peuvent même viser une place sur le podium.

lundi 5 janvier 2026

Un OM surcoté

Alors que Roberto De Zerbi avait déclaré très humblement avant le coup d'envoi de la saison ne pas être la pour finir deuxième, l'OM occupe ce matin la troisième place du classement à huit points du leader lensois et sept du rival parisien. Ses hommes ont réussi l'exploit de s'incliner 2-0 au Vélodrome face à Nantes, qui n'avait remporté que deux matches et comptait le mirifique total de onze points après seize journées. Non contents de se montrer totalement indigents dans le jeu, les Phocéens ont totalement perdu les pédales, à l'image de Vermeeren, coupable d'un tacle inconsidéré et dangereux sur Lopes, et Nadir, qui a récolté deux cartons jaunes en trois minutes et laissé ses partenaires finir le match à neuf. Alors que les Canaris ne parvenaient pas à faire le break, ils ont eu droit à un petit coup de main de l'inévitable Pavard, auteur d'une faute sur Abline qui a offert le penalty décisif à Cabella, un ancien de la maison: difficile de faire pire comme bilan.

dimanche 4 janvier 2026

Sulc, l'homme providentiel

On savait que, sur le papier, l'OL disposait d'une solide charnière centrale, de bons latéraux, d'un milieu de terrain complet (même si, après quelques bonnes prestations, Tessmann a replongé et forcé Fonseca à installer Abner dans l'entre-jeu) et d'ailiers de qualité, avec Fofana notamment. On se demandait simplement qui allait bien pouvoir mettre la chique au fond pour concrétiser les mouvements offensifs de l'équipe, étant donné qu'on ne savait rien du niveau réel d'Afonso Moreira et que Satriano, désigné buteur en chef, plantait ces dernières saisons avec la même régularité métronomique que Marcus Thuram avec les Bleus. Le vieil et juste adage footballistique rappelle que sans un gardien décisif et un buteur efficace, il n'y a point d'ambitions possibles, et on ignorait tout du degré de compétence de Greif, sauf ceux qui frisent la monomanie et savaient qu'il avait grandement contribué à qualifier Majorque pour la finale de la Coupe du Roi en 2024. Bref, le doute subsistait à certains postes clé, et on se demandait de quel côté la saison lyonnaise allait bien pouvoir basculer.

samedi 3 janvier 2026

Di Maria, un héros très discret

Pour des raisons mystérieuses et inexplicables, le génial Angel Di Maria fait rarement partie de la discussion lorsqu'il s'agit d'évoquer les plus grands joueurs de l'histoire de l'Argentine et du 21ème siècle. On en fait (avec raison) des caisses sur Messi, qui malgré ses huit baballes dorées ne sera jamais l'égal de Maradona, ni sur le terrain, ni en dehors. On songe naturellement à Kempes, sombre héros d'un Mondial 78 ignoble, à Batistuta, insatiable goleador, à Ardiles, idole de Tottenham, à Redondo, joueur d'une élégance folle, à Crespo et ses statistiques dingues ou encore, pour les véritables esthètes, à Riquelme, le dieu vivant de la Bombonera. Mais Di Maria, probablement parce qu'il s'agissait d'un homme humble, modeste et qui n'a jamais cherché à tirer la couverture à lui, restera toujours dans l'ombre des légendes de l'Albiceleste, malgré une carrière aussi longue qu'exemplaire et un palmarès long comme le bras droit de Wembanyama.

vendredi 2 janvier 2026

82-86: la France qui gagne enfin

En 1970 et 1974, les Bleus, victimes d'un énorme creux générationnel, échouent à se qualifier pour le Mondial, après n'avoir pris qu'un seul point en 1966 en Angleterre avec Gondet, Herbin et Müller. Puis arrivent les Platini, Rocheteau, Lacombe, Bossis et Trésor. Le 16 novembre 1977, seize ans avant le cauchemar américain et Kostadinov, la France s'impose face à la Bulgarie au Parc grâce à des pions signés Rocheteau, Platoche et Dalger et s'assure de s'envoler pour l'Argentine (même si certains, comme l'ange vert, auront des scrupules à participer à la propagande du terrible régime de Videla). Porté en triomphe par ses joueurs, Hidalgo, nommé un an auparavant, a réussi son pari et remis la France sur la carte du football. Tombés dans un groupe très difficile, ses hommes s'inclinent face à l'Albiceleste (qui ne doit pas perdre) et l'Italie et sont éliminés au premier tour. Mais peu importe: la machine est lancée, la France s'est trouvée une équipe, un leader charismatique et un grand sélectionneur.

dimanche 28 décembre 2025

Villa ne blague pas

Incroyable mais vrai, comme disait Jacques Martin: grâce à son succès contre Chelsea (un Chelsea qui est peut-être, tout compte fait, un colosse aux pieds d'argile) à Stamford Bridge, Aston Villa vient d'enchaîner une onzième victoire toutes compétitions confondues, la huitième consécutive en Premier League (les victimes se nomment Bournemouth, Leeds, Wolverhampton, Brighton, Arsenal, West Ham, United et donc Chelsea). Très mal parti avec seulement quatre points pris lors des six premières journées, le club de Birmingham occupe ce matin la troisième place du classement avec sept unités d'avance sur Liverpool et dix sur les Blues et pointe à seulement une longueur de City et trois du leader Arsenal avant un choc entre les deux équipes à l'Emirates qui s'annonce explosif. L'imperméable défense des Gunners, toujours privée de Gabriel Magalhaes, résistera-t-elle à une attaque qui a trouvé le chemin des filets au moins une fois à quinze reprises lors des seize dernières journées? That is the question, pour reprendre les dires d'un fameux prince du Danemark (et on ne fait pas d'Hamlet sans casser des œufs, comme vous le savez, cher et fidèle lectorat).

mardi 23 décembre 2025

Les cigares d'or 2025

LPC sacrifie à la tradition en cette fin d'année qui est toujours l'heure des bilans et choisit de décerner ses prestigieux cigares d'or (un hommage à Hergé, quelque part entre "Le crabe aux pinces d'or" et "Les cigares du pharaon"), la plus prestigieuse récompense du football que le monde entier nous envie. Nous aurions volontiers donné notre onze européen de l'année, mais dans la mesure où au moins sept Parisiens y auraient figuré (plus Pedri, Haaland et Kane), nous ne voyions pas franchement l'intérêt de la chose. En avant Guingamp donc pour un petit coup d’œil dans le rétroviseur.

dimanche 21 décembre 2025

Sunderland, promu prometteur

Après sa victoire lors du derby du Tyne and Wear et un nul méritoire obtenu sur la pelouse de Brighton, Sunderland occupe ce matin une surprenante sixième place. Avec sept succès et 27 points au compteur, les hommes de  Régis Le Bris ne pointent qu'à deux petites unités de grosses cylindrées comme Chelsea et Liverpool. Lors des cinq dernières journées, les Black Cats ont pris huit points, ne s'inclinant qu'à l'Etihad Stadium contre un City difficilement jouable en ce moment. A Brighton, ils étaient pourtant privés de cinq joueurs retenus par leurs sélections respectives pour la CAN: Chemsdine Talbi (Maroc), Noah Sadiki (RDC), Arthur Masuaku (RDC), Bertrand Traoré (Burkina Faso) et Reinildo Mandava (Mozambique). Mais l'entraîneur français du club peut s'appuyer sur un effectif particulièrement complet et étoffé et se permettre de faire rentrer un joueur comme Habib Diarra, acheté 36 millions et ancien capitaine du RC Strasbourg, à l'heure de jeu, ou d'envoyer Wilson Isidor sur le pré à vingt minutes du terme.

jeudi 18 décembre 2025

Nantes, le chaos organisé

L'inénarrable Waldemar Kita avait déclaré avant le coup d'envoi de la saison qu'il serait criminel de ne pas laisser de temps à Luis Castro et qu'il allait falloir se montrer patient avec le technicien portugais. Recruté pour ses bons résultats obtenus avec Dunkerque et la qualité du football pratiquée par son équipe en Ligue 2, le natif de Guimaraes a pris la lourde après à peine quatre mois et payé le bilan catastrophique du FC Nantes (onze points en seize journées et deux petits succès seulement). C'est le même refrain désormais bien connu tous les ans: on installe un technicien prometteur aux manettes (Gourvennec, Aristouy, Gourcuff, Conceiçao), on panique au haut lieu devant la situation au classement et on fait appel à Kombouré ou Der Zakarian pour jouer les pompiers de service et assurer le maintien de justesse. Il n'existe aucun projet, aucune cohérence sportive, aucune vision à long terme. Cette fois-ci, c'est Ahmed Kantari, ancien international marocain et ex-adjoint de Kombouaré, qui s'y colle. Et nous lui souhaitons bien du courage.

dimanche 14 décembre 2025

Le Paris FC en glissade

On s'attendait à ce que, avec le recrutement de joueurs confirmés comme Simon et Lees-Melou et les moyens indécents de la famille Arnault, le Paris FC ne soit pas tout à fait un promu comme les autres. Qu'il se maintienne aisément, finisse dans le ventre mou du classement pour sa première saison dans l'élite avant de sortir l'artillerie lourde lors du mercato estival suivant pour jouer les premiers rôles dans l'hexagone. Or, à mi-saison, les pensionnaires de Jean Bouin n'occupent que la quatorzième place du classement avec seulement une unité d'avance sur le HAC et trois sur le barragiste auxerrois, deux formations qui n'ont pas encore joué à l'occasion de la seizième journée. Les hommes de Stéphane Gili n'ont pris que deux malheureux points sur les cinq dernières journées et viennent de prendre une véritable rouste contre le TFC à domicile, une contre-performance qui donne une toute autre couleur à leur première moitié d'exercice. Les voilà désormais engagés dans une lutte pour leur survie, alors que le club s'appuie sur le quatrième budget de Ligue 1(130 millions d'euros, soit quatre à cinq fois plus que des équipes comme Auxerre, Le Havre, Angers ou Metz).

lundi 8 décembre 2025

Le Barça sur un fil

Après son succès sur la pelouse du Betis et la réjouissante défaite à domicile d'un Real catastrophique face au Celta Vigo, le Barça occupe ce matin la première place de la Liga avec quatre unités d'avance sur son rival historique. Depuis sa défaite au Bernabeu fin octobre, la formation catalane a repris huit points aux partenaires de Mbappé, l'homme qui cache la misère et les problèmes structurels mais ne gagnera probablement encore rien avec son club cette saison. En outre, ce sera au tour des hommes d'Hansi Flick, qui possèdent accessoirement une bien meilleure différence de buts, de recevoir les merengue au Camp Nou lors de la phase retour. Les blaugrana semblent donc se diriger tout droit vers un nouveau sacre qui serait le troisième en quatre saisons et validerait l'idée d'une main-mise barcelonaise sur le championnat, une dizaine d'années après la fin de l'ère Xavi-Iniesta-Busquets (rappelons que depuis 2005 et la disparition des radars du FC Valence, seul l'Atletico est parvenu par deux fois à briser l'hégémonie des deux géants du football espagnol).

lundi 1 décembre 2025

La menace Chelsea

Quand on achète une centaine de joueurs en trois ans (nous exagérons à peine, pas le genre de la maison) et qu'on place un entraîneur compétent sur le banc, un noyau d'éléments compétitifs et un onze type finissent forcément par se dégager: c'est ce qui est arrivé à Chelsea, qui possédait encore la bagatelle de 43 joueurs sous contrat fin juillet et a fait signer une dizaine de jeunes talents lors du dernier mercato estival (Joao Pedro, Gittens, Garnacho, Estevao, Hato, Delap, Essugo, sans oublier Sarr et Paez, immédiatement prêtés à Strasbourg). On estime que le club a claqué pas loin de deux milliards d'euros sur les quatre dernières années et depuis l'arrivée aux commandes de Todd Boehly, homme d'affaires américain également copropriétaire des Lakers et des Dodgers. Chelsea s'est montré tellement actif sur le marché qu'on en vient à oublier la présence de certains éléments dans l'effectif. Qui se souvient par exemple que Disasi et Sterling sont toujours des joueurs de Chelsea, sans parler de Mudryk, recruté pour plus de cent millions et actuellement suspendu pour dopage?

dimanche 30 novembre 2025

Atletico, la force de l'habitude

Les trop rares fois où l'on entend parler de l'excellent Julian Alvarez (et pas de Vinicius, Yamal ou Mbappé), c'est pour lire que l'avant-centre argentin devrait sans doute, pour le bien de sa carrière, quitter l'Atletico Madrid, club sous-médiatisé, perpétuellement sous-coté voire méprisé, qui vit et vivra sans doute toujours dans l'ombre des deux géants du football espagnol. Pourtant, l'Atletico, c'est onze titres de champion, dix Coupes du Roi, trois sacres en Ligue Europa et trois finales de Champions League (toutes perdues comme on ne le sait que trop bien): pour reprendre les fameux dires de l'inénarrable Stéphane Guy, c'est pas Gijon, c'est pas Valladolid. Et Alvarez appartient à une longue lignée d'attaquants d'exception qui ont porté le maillot des Colchoneros, de Adrian Escudero à Luis Aragones en passant par Griezmann, meilleur buteur de l'histoire du club, Vieri, Torres, Forlan, Aguero, Falcao, Morata et Caminero. Mais, dans l'esprit des spécialistes comme du grand public, quitter City pour rejoindre l'autre club madrilène équivaut à une forme de rétrogradation et de déclassement, bien que l'effectif actuel compte pas moins d'une vingtaine d'internationaux.

lundi 24 novembre 2025

Arsenal, enfin la bonne?

Gabriel Magalhaes, Odegaard, Havertz, Gabriel Jesus, Gyökeres: comme trop souvent, Arsenal compte ses blessés et doit faire sans un certain nombre de ses joueurs majeurs. Mais, à la différence des saisons précédentes qui ont vu les Gunners payer au prix fort les absences de ses cadors et obligé Arteta à bricoler  régulièrement son onze (Merino en faux avant-centre par exemple), tous les postes se voient désormais doublés voire triplés, ce qui change totalement la donne et pourrait bien offrir au club du nord de Londres un titre qu'il attend depuis vingt ans et la fameuse équipe des invincibles. Les coéquipiers de Saliba possèdent aujourd'hui six longueurs d'avance sur Chelsea et sept sur City avec un match de moins au compteur et ont définitivement fait le trou avec un Liverpool à la dérive, largement battu par Forest à Anfield. A vrai dire, on voit mal comment le sacre tant attendu pourrait leur échapper, tant les solutions à la disposition d' Arteta paraissent variées et nombreuses et tant la concurrence présente un certain nombre de carences sans doute rédhibitoires.

mardi 18 novembre 2025

Woltemade, bomber atypique

Havertz, Kleindienst, Werner, Füllkrug et d'autres...cela fait un moment que l'Allemagne se cherche un avant-centre fiable et efficace, et elle l'a peut-être enfin trouvé en la personne du somme toute assez improbable Nick Woltemade. Sélectionné pour la première fois en mai pour le final four de la Ligue des Nations après être passé par toutes les sélections de jeunes, le natif de Brême a gravi tous les échelons de la division 3 allemande à la Mannschaft en trois ans: une ascension fulgurante symbolisée par son énorme transfert du VFB Stuttgart à Newcastle sur la foi d'une douzaine de pions et un titre honorifique de meilleur buteur de l'Euro espoirs après avoir été ardemment courtisé par le Bayern tout l'été. Si les cochons ne le bouffent pas, rien ne semble devoir freiner la progression de ce jeune homme de 23 ans qui a commencé le football au TS Woltmershausen, a également tâté du handball dans sa jeunesse en bon teuton qui se respecte et fut l'un des éléments les plus prometteurs et doués de l'académie du Werder (le fameux Weser pour les nostalgiques d' ISS).

lundi 17 novembre 2025

Coupe du Monde 2026: la liste de LPC

Après ses succès face à l'Ukraine et en Azerbaïdjan, voilà l'équipe de France officiellement qualifiée pour son huitième tournoi mondial consécutif, et les tourments de novembre 93 semblent bien lointains. Au même titre que l'Espagne, l'Angleterre ou l'Argentine, les Bleus s'envoleront pour le continent avec de légitimes ambitions, eux qui restent sur un sacre et une finale perdue aux tirs aux buts. Après la revue d'effectif de Bakou, l'heure est aux spéculations quant à la liste que DD la science devrait dévoiler début mai. Nous avons concocté la nôtre, qui devrait comporter de nombreuses différences avec celle mise sur pied par le sélectionneur, pour ce qui sera le dernier Mondial (ouf). Voici donc nos 26 joueurs fantasmés pour le tournoi américain, avec détails et explications à la clé.

lundi 10 novembre 2025

City, le retour de l"ogre

Pour le millième match de Pep Guardiola sur un banc de touche depuis sa prise en charge de l'équipe réserve du Barça, Manchester City a éparpillé façon puzzle un Liverpool atone et inoffensif, décidément bien à la peine depuis quelques semaines. Dominateurs de bout en bout, les Skyblues ont récité leur football: sorties de balle propres, longues séquences de possession façon attaque de handball, patience et technique à tous les étages. Bref, le jeu guardiolesque est de retour dans toute sa splendeur et, après un dernier exercice difficile marqué par neuf défaites en championnat, il semblerait bien que City, qui ne peut désormais plus se cacher, soit le principal concurrent d'Arsenal pour le titre. Après quatre succès sur les cinq dernières journées, les pensionnaires de l'Etihad Stadium ne comptent que quatre unités de retard sur des Gunners qui n'ont pourtant pas laissé beaucoup de points en route (26 points sur 33 possibles) et qu'ils ont tenus en échec à l'Emirates (mais quelle plaie ce naming nom de nom, où sont les Highbury et Maine Road d'antan?) le 21 septembre dernier. Alors qu'on s'attendait à une lutte entre Arsenal et Liverpool, qui ont recruté à tours de bras, voilà que City, que l'on avait quelque peu négligé, regagne les faveurs des pronostics.

mercredi 5 novembre 2025

PSG, les moyens du bord

Vous aurez compris, brillant et fidèle lectorat, tout ce que le titre du présent papier peut comporter d'ironie lorsqu'on parle d'un club qui n'a pas hésité à débourser 90 plaques pour un cador comme Kolo Muani et a claqué des milliards depuis près de quinze piges pour assouvir ses rêves de succès continental. Cependant, depuis le début de la saison, le PSG paie au prix fort sa réussite récente et son parcours démentiel en 2024-25 en collectionnant les pépins physiques et les forfaits (guère étonnant si l'on considère qu'un joueur comme Barcola a pris part à près de 90 rencontres sur les quinze derniers mois). A force de tirer sur la corde avec un effectif restreint, d'exiger des efforts colossaux du même noyau d'éléments malgré un turnover louable et indispensable, la liste des blessés s'allonge chaque jour que Diego fait. Doué sera absent plusieurs semaines, Hakimi souffre au minimum d'une grosse entorse et Dembélé voit planer au-dessus de sa tête le spectre d'une saison blanche, comme s'il existait une malédiction du Ballon d'Or (filez-le donc à Mbappé l'année prochaine). Les épatants titis ont fait le job au Camp Nou mais, face à une machine de guerre comme le Bayern, on a pu que constater que certains joueurs majeurs comme Neves, Hakimi, Doué ou Dembélé restaient incontournables. 

lundi 3 novembre 2025

Lille, jeunesse et expérience

Après sa victoire minimale hier soir contre Angers, le LOSC occupe la quatrième place du classement à égalité de points avec Monaco et Lyon, à quatre unités du PSG, deux de Marseille et Lens et devant le nouvel ogre strasbourgeois. Malgré les trois revers concédés face au voisin lensois, Nice et Lyon, on peut clairement parler d'un début de saison réussi avec plus de la moitié des rencontres remportées et une moyenne légèrement inférieure à deux points par match. Si, malgré les moyens à la disposition de Génésio dans le secteur offensif, le spectacle n'est pas toujours au rendez-vous (23 buts marqués certes mais sept lors du seul match à Lorient) et si l'équipe reste capable de spectaculaires trous d'air, les motifs de satisfaction ne manquent pas à l'heure du premier bilan au tiers du championnat et les perspectives peuvent donner l'eau à la bouche (comme chantait Serge) aux habitués du stade Pierre Mauroy, aussi bien sur la scène domestique que continentale. Honnêtement (la sincérité sans fard étant la marque de fabrique de la présente gazette), on ne voit pas pourquoi les nordistes ne pourraient pas rivaliser sur l'ensemble de la saison avec des supposés cadors comme l' OM ou Monaco et même, plaisir suprême, terminer devant des Sang et Or qui semblent légèrement en surrégime et affichent quelques limites dans leur expression collective.

vendredi 31 octobre 2025

Welbeck, buteur au long cours

En inscrivant un doublé sur la pelouse de Stamford Bridge le 27 septembre dernier, Danny Welbeck a réussi l'exploit passé relativement inaperçu de marquer au moins un but lors de 18 saisons de Premier League consécutives. Il avait planté son premier pion sous les couleurs de United contre Stoke City pour ses débuts en novembre 2008 quelques jours avant son dix-huitième anniversaire et continue de placer des banderilles avec une jolie régularité et une fraîcheur de gamin à bientôt 35 balais. Attaquant complet, véloce et adroit, également doté d'un solide jeu de tête, le natif de Manchester fait le bonheur de Brighton depuis 2020 et a atteint le respectable total de 39 buts en championnat sous le maillot du club du sud de l'Angleterre (près d'une centaine au total, une marque symbolique qu'il pourrait atteindre cette saison). Depuis le début du présent exercice, il a déjà marqué à cinq reprises en PL et occupe la quatrième place du classement des buteurs derrière Haaland, Semenyo et Igor Thiago, à égalité avec Jean-Philippe Mateta, après avoir atteint la barre des dix buts la saison dernière. Le seul autre joueur de plus de trente ans à avoir planté au moins trois fois se nomme Mohamed Salah.

dimanche 26 octobre 2025

United, la passe de trois

Pour la première fois depuis février 2024, les Red Devils ont remporté trois matches de championnat consécutifs contre Sunderland, Liverpool et Brighton au moment même où l'ennemi juré liverpuldien a concédé un quatrième revers de suite sur la pelouse de Brentford. Qui eut cru la chose possible il y a encore quelques semaines, quand United se faisait sévèrement rosser lors du derby et que les Reds signaient un quatrième succès en autant de rencontres? Voilà les hommes de Ruben Amorim provisoirement quatrièmes au classement avec le respectable total de seize points et cinq victoires après neuf journées, sans doute au grand soulagement du technicien portugais souvent classé premier dans la fameuse "sack race" et dont l'immuable 3-4-3 commençait à désespérer les fans les plis optimistes. D'autant que l'embellie mancunienne ne fait peut-être que commencer, puisque les partenaires de Bruno Fernandes affronteront lors des prochaines semaines Nottingham Forest, West Ham et Wolverhampton, respectivement 18ème, 19ème et dernier: une belle occasion de surfer sur la vague actuelle et de consolider sa place dans le top four.

lundi 20 octobre 2025

Mateta, ouvrier spécialisé

Pour les fans de Crystal Palace, Jean-Philippe Mateta est un véritable héros, une sorte de dieu vivant, un mythe monté sur crampons. Au club depuis 2020 après un passage par Châteauroux, Lyon, Le Havre et la Bundesliga (Mayence), l'avant-centre français a inscrit trente buts sur les deux dernières saisons de Premier League, ce qui fait de lui l'un des meilleurs buteurs du royaume (il occupe actuellement la troisième position de ce classement derrière Haaland et Semenyo avec cinq réalisations et vient de claquer un triplé contre Bournemouth à Selhurst Park). Encore trop mal connu en France à 27 ans, le natif de Sevran en région parisienne s'est révélé aux yeux du grand public lors des derniers Jeux Olympiques, inscrivant cinq pions (troisième réalisateur du tournoi derrière le Marocain Rahimi et l'Espagnol Fermin Lopez), dont celui de la qualification en quarts contre l'Argentine. Logiquement pour une fois, Deschamps l'a appelé chez les A dernièrement pour suppléer aux absences de Mbappé, Dembélé et Thuram, et le joueur des Eagles n'a pas déçu en convertissant sa seule occasion nette en Islande. Peu de joueurs connaissent leur première sélection et leur premier but en bleu à 28 balais.

dimanche 19 octobre 2025

Le Bayern favori de la CL?

Cela revient peut-être à enfoncer une porte ouverte que d'affirmer que le Bayern Munich serait probablement à l'heure où nous écrivons ces lignes le principal favori au sacre en Champions League cette saison, tant il est vrai que le club bavarois figure tous les ans parmi les candidats au titre (six coupes aux grandes oreilles dans la vitrine et une présence systématique dans le dernier huit depuis 2020). Mais d'une part les partenaires de Kimmich n'ont plus atteint la finale depuis 2020 dans les circonstances particulières que l'on connaît, et d'autre part il convient d'expliquer pourquoi nous faisons des hommes de Kompany les potentiels successeurs de ceux de Luis Enrique. On sait à quel point il est difficile de faire le doublé dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs (le dernier exemple en date reste évidemment le triplé du Real avec Zizou sur le banc) et, sans exclure totalement cette éventualité, il semble évident que le Paris Saint-Germain aura une cible dans le dos et que les techniciens adverses auront à cœur de contrer les plans tactiques de l'entraîneur asturien. En prime, le relatif effet de surprise dont avaient bénéficié les Parisiens la saison dernière ne jouera évidemment plus.

dimanche 12 octobre 2025

La folle course au pognon

"Nous avons généré plus de deux milliards de dollars de revenus, cela représente 31 millions de dollars par match. Aucun autre tournoi ne s'approche de ça. C'est un énorme succès": voilà le bilan que le sinistre Gianni Infantino, président de la FIFA et successeur de l'inénarrable Sepp Blatter, a dressé de la coupe du monde des clubs. L'intérêt sportif? Rien à cirer. La qualité des matches? On s'en tape. La surcharge du calendrier au terme d'une saison déjà éprouvante avec en prime des rencontres disputées par 35 degrés et un énorme taux d'humidité? A la trappe. Une seule chose compte aux yeux des dirigeants des instances du football: le pognon, le pèze, le flouze, les pépettes, les talbins, la thune, le fric, appelez ça comme vous voulez. Un seul mot d'ordre pour les argentiers du ballon rond: augmenter à tout prix le nombre de matches pour gonfler les recettes et les droits télé au mépris de la qualité des rencontres et de la santé des joueurs, qui ne doivent pas être considérés comme des vaches à lait sous prétexte qu'ils sont plus que grassement rémunérés. L'Euro 2024 fut par exemple d'un piètre niveau parce que les acteurs étaient tout simplement rincés, alors que la nouvelle formule de la Champions League n'avait pas encore vu le jour. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les choses ne risquent pas d'aller en s'arrangeant.

mardi 7 octobre 2025

Liverpool, crise ou transition?

La série de défaites des Reds (trois consécutives et en une semaine contre Palace, Galatasaray et Chelsea, une première sous Arne Slot) fait couler beaucoup d'encre outre-Manche et dans toute l'Europe, car on attendait monts et merveilles d'une équipe qui avait accueilli dans ses rangs Wirtz, Ekitike, Isak, Frimpong et Kerkez pour la modique somme d'un demi-milliard d'euros. Le début de saison des pensionnaires d' Anfield n'est pas mauvais, puisque ils occupent la deuxième place du classement à une petite unité des Gunners (qu'ils ont d'ailleurs battus) et qu'ils n'ont évidemment pas compromis leurs chances de se qualifier en Champions League. C'est plutôt la manière qui interroge, car ils ont remporté beaucoup de matches à l'arraché et non sans une certaine réussite (buts de Chiesa et Salah dans les arrêts de jeu contre Bournemouth, petit miracle à Newcastle, penalty à la 95ème à Burnley, tête de Van Dijk dans les dernières secondes contre l'Atletico). Depuis le coup d'envoi de la Premier League, ils se sont montrés incapables de maîtriser une rencontre de bout en bout et se sont souvent fait peur, syndrome d'une équipe qui manque cruellement de sérénité et de confiance. Sans ce qu'on pourrait appeler le "Slot time", ils compteraient aujourd'hui six points de moins et la situation serait beaucoup plus problématique.

lundi 6 octobre 2025

Rennes, c'est quoi le problème?

Tous les ans, le Stade Rennais monte une équipe a priori compétitive et taillée pour l'Europe. Tous les ans ou presque (le club a terminé au pied du podium en 2023), la déception est au bout du chemin. Il y a eu la cuvée 2023-2024, entraînée par Génésio puis Stéphan, avec les deux Doué, Le Fée, Blas, Theate, Gouiri, Kalimuendo ou Rieder. Blian final: dixième place. Il y a eu le cru 2024-2025, avec trois techniciens qui se sont succédé sur le banc (Stéphan, Sampaoli et Beye), un mercato surréaliste (Hateboer, Ostigard, James, Meister, Faye, Jota) et le recrutement estival de Fofana, Samba, Brassier, Rouault, Jacquet et Al-Tamari. Résultat des courses: une 12ème place avec 41 petits points et 19 défaites au compteur. Cette année, le directeur général Arnaud Pouille et le directeur sportif Loïc Désiré, en lien avec Beye, ont choisi de miser sur un tandem Lepaul-Embolo en attaque après avoir échoué dans le dossier Harder (finalement parti à Leipzig), les deux anciens Nantais et Marseillais Rongier et Merlin, Frankowski, débauché au Galatasaray après quatre saisons lensoises, et Mahdi Camara, pilier de l'entre-jeu du Stade Brestois. Or, après sept journées, Rennes n'occupe que la dixième place avec seulement deux succès et cinq unités de retard sur Lyon, Strasbourg et Marseille, qui carburent à un tout autre rythme, et à égalité de points avec Toulouse et le PFC.

dimanche 5 octobre 2025

Bournemouth, la recette du succès

Après sa victoire contre Fulham devant un peu plus de 11000 heureux spectateurs (c'est dire dans quelle sorte d' anonymat évolue l'équipe, qui est remontée dans l'élite en 2022), Bournemouth occupe la quatrième place au classement à égalité de points avec Tottenham avec 14 unités au compteur (4 victoires, deux nuls et une seule défaite). Les hommes de Andoni Iraola, ancien international espagnol et légende de l'Athletic Bilbao (plus de 500 matches entre 2003 et 2015) qui a entraîné le Rayo Vallecano durant trois saisons, se sont payé le scalp de Wolverhampton, Tottenham, Brighton et donc Fulham et demeurent invaincus en championnat depuis leur défaite inaugurale à Anfield où ils étaient parvenus à faire douter des Reds qui ont montré bien des limites depuis. Ils ont trouvé le chemin des filets lors de chaque rencontre, exception faite d'un match nul et vierge contre Newcastle au Vitality Stadium à l'occasion de la cinquième journée qui les a vu signer l'une de leurs trois clean sheets. Après la trêve internationale qui nous privera de nos championnats chéris pour les remplacer avantageusement par des matches en bois, ils se déplaceront à Selhurst Park pour y affronter l'autre équipe surprise de ce début de saison anglais, le Crystal Palace de Jean-Philippe Mateta. La rencontre, rassurez-vous, ne fera pas l'objet d'une médiatisation outrancière mais devrait valoir le coup d’œil.

samedi 4 octobre 2025

Mais qu'a fait Tolisso?

Saluons d'abord l'esprit un peu plus ouvert dont Deschamps a su faire preuve sur ses dernières listes, la dernière innovation en date étant la sélection de Jean-Philippe Mateta, que nous appelions de nos vœux depuis un bon moment. Après avoir ouvert la porte à Akliouche et Ekitiké, le sélectionneur persiste dans sa politique d'élargissement du groupe, même si l'attaquant de Palace profite des absences des Parisiens Doué et Dembélé, de la blessure de Thuram et de la disparition de Kolo Muani des radars. La dernière liste se rapproche de ce que nous souhaitons et l'installation d'un 4-2-3-1 avec l'excellent Olise aux manettes et Mbappé en pointe  laisse augurer de belles choses dans le domaine offensif. Malgré ces progrès et ces quelques pas dans la bonne direction, une question reste en suspens autour de l'équipe de France: pourquoi diable Corentin Tolisso se voit-il systématiquement fermer la porte au nez alors que des joueurs comme Guendouzi ont récemment été appelés et même titularisés et qu'un Camavinga, blessé depuis des lustres et loin de se montrer à son avantage avec le Real, fait immédiatement son apparition en bleu quelques jours seulement après son retour? Une énigme. Un mystère. Un choix irrationnel.

vendredi 3 octobre 2025

Et à part ça la Ligue 1 est nulle...

Nous commencerons par citer les propos toujours pertinents et plein de lucidité du sieur Vincent Duluc (monsieur "Zidane + Dugarry = zéro + zéro = la tête à l'Intertoto" en 1995), responsable de la rubrique football à l' Equipe, qui fait office de référence dans ce pauvre pays à l'inculture sportive crasse, qui affirmait au lendemain d'un victoire parisienne tranquille au Vélodrome que le PSG ne devait sa première place qu'à la faiblesse du championnat. Rappelons simplement que certes, le club parisien évolue dans d'autres sphères, mais que Monaco s'est qualifié la saison dernière pour les huitièmes de la Champions League, que Lille s'est payé le scalp du Real et de l'Atletico, que Brest a joué les barrages et que Lyon était encore en passe de voir les demi-finales de la Ligue Europa à quelques minutes du coup de sifflet final à Old Trafford. Alors que les équipes françaises engagées dans les différentes compétitions européennes viennent de signer une semaine remarquable (cinq victoires, un nul et une défaite), voilà monsieur Duluc qui semble faire amende honorable et parler d'une jolie"promesse d'automne", alors qu'on ne voit pas très bien comment le niveau de la Ligue 1 aurait pu s'élever en moins d'un an et après les départs de David, Diakité, Zhegrova, Cherki, Lacazette, Mikautatdze, Luis Henrique ou Adrien Rabiot. Nous autres à LPC n'avons pas attendu les bons résultats des clubs hexagonaux pour apprécier la Ligue 1 comme il se doit. Mépriser notre championnat, c'est de la démagogie de la pire espèce. C'est souffler dans le sens du vent.

jeudi 2 octobre 2025

Nuno Mendes, roi de Barcelone

On peut l'affirmer avec certitude et aplomb désormais: le PSG possède dans ses rangs les deux meilleurs latéraux du monde avec Hakimi et Nuno Mendes. Qui sur la planète football arrive ne serait-ce qu'à la cheville de ces deux phénomènes? On pourra toujours citer des joueurs tels que Grimaldo, Baldé, Cucurella, Dumfries, Trippier, Llorente ou Frimpong (nous ne mentionnerons pas Cavajal par pure décence), mais ces spécialistes du poste, tous excellents au demeurant, semblent à l'heure d'aujourd'hui à des années-lumière des deux flèches parisiennes. Comme l'a justement fait remarquer Daniel Riolo (loin de se montrer toujours cohérent dans ses propos, notamment envers le PSG, lui qui avait surnommé Luis Enrique Géo Trouvetou et afiirmé que le technicien espagnol menait le club dans le mur, nous ne sommes pas amnésiques à LPC), et même si comparaison n'est pas raison, pour trouver trace d'une telle qualité, il faut remonter à des monstres sacrés du jeu comme Nilton Santos, Brehme, Cafu, Roberto Carlos, Amoros, Zanetti, Lizarazu ou plus récemment Lahm, Ashley Cole, Dani Alves ou Jordi Alba. Les deux joueurs de couloir parisiens, auteurs d'une saison dernière exceptionnelle, appartiennent clairement à cette classe de joueurs là. Et, à respectivement 26 et et 23 ans, ils ont encore de belles années devant eux, et l'heure est loin d'être au bilan en ce qui les concerne.

mardi 30 septembre 2025

Serie A, le combat des chefs

Bien malin qui peut dire quelle équipe remportera le titre en fin de saison dans la botte, tant les positions après cinq journées apparaissent serrées et fragiles. Les cinq formations de tête, qui sont également les cinq favorites au Scudetto, se tiennent en trois points, sachant que l’Atalanta, affaibli par le départ de Gasperini et l’imbroglio Lookman et rossé par le PSG en Champions League, ne devrait pas à se mêler à la lutte pour la première place, tout comme la surprenante Cremonese de Jamie Vardy, toujours invaincue et victorieuse à San Siro face au Milan AC. Les hommes de Massimilano Allegri occupent la tête du classement grâce à leur meilleure différence de buts et devancent d’un souffle le Napoli et l’AS Roma, tandis que la Juventus d’Igor Tudor pointe à une longueur et le rival intériste à trois unités après ses deux revers consécutifs contre la Juve et l’Udinese. Les prochaines journées donneront lieu à une confrontation systématique entre gros calibres et verront s’opposer la Juve et le Milan le 5 octobre, l’AS Roma et l’Inter le 18, Naples et l’Inter le 25 et le Milan AC et l’AS Rome le 2 novembre. Déjà sous pression, l’Inter n’aura guère droit à l’erreur, sous peine de voir ses rivaux prendre une avance certes pas encore définitive mais substantielle. Les joueurs de Christian Chivu sont en effet pour l’heure les moins bien placés parmi les cinq favoris clairement identifiés sur la ligne de départ qui sont aussi, étonnamment, les cinq budgets les plus conséquents du championnat. 

lundi 29 septembre 2025

Crystal Palace, la surprise du chef

Après sa victoire à l'arraché contre Liverpool, jusqu'alors toujours invaincu, les hommes d'Oliver Glasner occupent tout simplement la troisième place du classement à une unité des Gunners, vainqueurs in extremis à Newcastle, sans avoir concédé la moindre défaite (seule équipe encore dans ce cas en Premier League) et en ayant concédé seulement trois buts en six journées (meilleure défense avec celle d'Arsenal, la plus hermétique du royaume ces dernières saisons). Après avoir remporté la Cup aux dépens de Manchester City pour s'offrir le premier trophée de toute l'histoire du club longue de 164 ans et gagné le Community Shield contre les Reds, les pensionnaires de Selhurst Park continuent à ravir leurs fans en cette année 2025 qui aura été celle de tous les bonheurs et de toutes les satisfactions. Ils ont aussi conquis le droit de disputer la Ligue Europa Conférence après avoir franchi l'obstacle des barrages face aux Norvégiens de Fredrikstadt et affronteront notamment le Dinamo Kiev, l'AZ Alkmaar et Strasbourg (qualifié pour la Coupe UEFA en 1991 avec dans ses rangs Ian Wright, Stan Collymore, Gareth Southgate et Nigel Martyn, le club s'était vu interdit de participation en raison du bannissement des clubs anglais suite à la tragédie du Heysel en 1985). 

dimanche 28 septembre 2025

Monaco, l'alerte rouge

Evidemment, il n'y a pas encore le feu à la maison, puisque l'AS Monaco compte douze points et quatre succès après six journées et occupe le premier quart du classement, en attendant les résultats lillois, lyonnais, lensois et rennais. Mais cette seconde défaite consécutive à l'extérieur après la déroute brugeoise et ces sept buts encaissés en deux déplacements a priori guère insurmontables pose question. L'ASM peine à remporter ses matches facilement et confortablement (sept buts inscrits après la 80ème minute), arrive trop rarement à contrôler une rencontre et à se mettre à l'abri et concède trop de buts, même face à des adversaires supposés inférieurs. Le premier bilan reste insuffisant et problématique pour une formation qui se présente comme l'une des meilleures de l'hexagone et prétend à un podium en fin de saison. Toujours positif et optimiste, Adi Hütter semble à court de solutions et son équipe semble bien fragile à l'heure de recevoir Manchester City à Louis II, un rendez-vous déjà capital pour éviter un zéro pointé après deux journées de Champions League qui ferait très mauvais genre.

samedi 27 septembre 2025

Lyon, la naissance d'un groupe

Qui aurait pu prédire avant le coup d'envoi de la saison que l'Olympique Lyonnais compterait quatre succès après cinq journées (sa seule défaite ayant été concédée en infériorité numérique à Rennes après l'expulsion de Morton) et une victoire à l'extérieur en Ligue Europa sur la pelouse d'Utrecht? Ebranlés par les secousses créées par John Textor, le cow-boy venu expliquer le football au vieux continent et semer la mauvaise graine de la multipropriété, les dirigeants lyonnais se sont vus pendant l'été et sous la menace brandie par la DNCG d'une rétrogradation administrative céder leurs meilleurs éléments à des puissances étrangères au portefeuille bien garni (Mikautatdze à Villareal, Almada à l'Atletico, Lacazette à Neom, Cherki à City). On prévoyait le pire pour l'OL au vu de cette saignée, une saison galère, une épreuve de survie, un déclassement express et une incapacité certaine à lutter avec les gros bras du championnat. Et voilà que, pour le moment, les coéquipiers de Tolisso déjouent tous les pronostics et font honneur à leur maillot sur tous les terrains de France et de Navarre.

mardi 23 septembre 2025

La Bundesliga est-elle devenue ennuyeuse?

Qui pourrait bien empêcher le Bayern de glaner un treizième titre sur les quatorze dernières saisons, le vingtième depuis le début des années 2000 et le 35ème de sa glorieuse histoire? Certainement pas le Bayer Leverkusen, qui avait si brillamment interrompu la série bavaroise en demeurant invaincu tout au long de la saison en 2023-2024 mais a perdu quasiment tous ses cadres à l'exception de Grimaldo et Schick (Hradecky, Frimpong, Tah, Wirtz, Adli, Xhaka, Hincapié, Boniface et Mukiele, excusez du peu) et son entraîneur Xabi Alonso. Les hommes de Andries Ulderink occupent la onzième place du classement et n'ont signé qu'une seule victoire après cinq journées, s'inclinant notamment à domicile contre Hoffenheim lors de la première rencontre de championnat. Loïc Badé tentera de faire oublier Jonathan Tah, Lucas Vazquez ne comblera jamais le vide laissé par Frimpong sur le flanc droit, Tillman, transfuge du PSV, aura la lourde tâche de succéder à un Wirtz pour le moment bien discret avec Liverpool et Ben Seghir devra approvisionner Schick en bons ballons aux côtés du tout jeune Ibrahim Maza. Bref, c'est loin d'être gagné sur le papier.

lundi 22 septembre 2025

Lens, promesses d'automne

Plus de deux ans ont passé depuis l'incroyable deuxième place du RC Lens en championnat, à un petit point d'un PSG d'une autre époque qui comptait dans ses rangs Neymar, Messi et Mbappé. Depuis cet exploit majuscule, signé trois ans seulement après la remontée dans l'élite, le club a vu partir ses deux joyaux Seko Fofana, aujourd'hui à Rennes, et le buteur belge Loïs Openda, avant une véritable saignée voulue par Joseph Oughourlian, propriétaire et président lensois, afin d'assainir les comptes et d'assurer la pérennité financière sang et or (Khasanov, Frankowski, Medina, El-Aynaoui, Diouf, Satriano, Danso, Fulgini). Entre temps, le Racing a aussi dû tourner la page Frank Haise (qui aurait peut-être quelques raisons de regretter son choix au vu des résultats actuels de l'OGC Nice) et accueilli sur son banc le bouillant Will Still, qui voulait plus que tout entraîner en Angleterre, et ce même en Championship (et aucun club français ne ressemble plus à un club anglais que le RCL). Après avoir goûté aux délices de la Champions League, l'équipe artésienne a quelque peu payé la rançon de la gloire et est rentrée dans le rang, se contentant d'une honorable septième puis huitième place.

dimanche 21 septembre 2025

Tottenham, ombre et lumière

La saison dernière fut celle de tous les contrastes pour les Spurs. 17èmes de Premier League avec 22 défaites et 65 buts encaissés au compteur, les hommes de Postecoglou ont également connu le grand bonheur de s'adjuger la Ligue Europa en s'imposant face à un autre grand malade, Manchester United, grâce à un but de Brennan Johnson le 21 mai au stade San Mames de Bilbao. Ce titre inespéré a fait plus que sauver la saison de Tottenham puisqu'il a également qualifié le club pour la Champions League, incroyable paradoxe après un exercice aussi catastrophique en championnat, ouvrant de nouvelles perspectives aux partenaires de Pedro Porro. Remercié à l'intersaison, Postecoglou, qui  a malgré tout tenu sa promesse de remporter un trophée lors de sa deuxième année aux manettes, a été remplacé sur le banc par Thomas Frank, qui a obtenu de remarquables résultats avec des moyens limités à Brentford et s'est vu confier la mission d'éviter aux Spurs une nouvelle saison cauchemardesque et de redorer le blason du grand rival d'Arsenal dans le nord de Londres.