Ce sont trois buts inscrits sur coups de
pieds arrêtés par des défenseurs centraux (Hummels, Thiago Silva et
David Luiz) qui ont permis à l'Allemagne et au Brésil d'éliminer
respectivement la France et la Colombie. A l'heure où les pions
comptent double, les matches se ferment, les intentions offensives se
font moins nettes, les blocs se resserrent et ce qu'il est convenu
d'appeler le «réalisme», aussi floue soit la définition de ce
terme, reprend le dessus.
On ne peut pas dire que les éliminés du
jour aient particulièrement bien joué à l'occasion de leur quart
de finale (la Colombie a plutôt déjoué en fait) mais ils sont
tombés face à deux adversaires solides, bien organisés et
opportunistes à souhait: la recette pour aller au bout en somme,
dans le football dit moderne, et ce n'est pas ce bon Aimé Jacquet
qui dira le contraire.









































