Ces joueu
rs-là
ne s'appellent pas Raul, Shearer, Batistuta ou Anderson. Pour la
plupart, ils ne comptent au mieux qu'une poignée de sélections et ont
rarement eu la chance de disputer un tournoi international ou la
Champions League. Pourtant, ils possèdent tous un point commun que
peuvent leur envier beaucoup d'attaquants: ils ont tous à un moment ou
l'autre lors de ces vingt dernières années terminé meilleur buteur de
l'un des cinq championnats européens majeurs. Parfois plombées par les
blessures ou les mauvais choix, leurs carrières ont également souffert
de l'anonymat des équipes dont ils ont porté les couleurs. Que justice
soit rendue ici à ses buteurs oubliés, qui sont parvenus ne serait-ce
que l'espace d'une saison à faire la nique aux grandes stars du football
européen.
rs-là
ne s'appellent pas Raul, Shearer, Batistuta ou Anderson. Pour la
plupart, ils ne comptent au mieux qu'une poignée de sélections et ont
rarement eu la chance de disputer un tournoi international ou la
Champions League. Pourtant, ils possèdent tous un point commun que
peuvent leur envier beaucoup d'attaquants: ils ont tous à un moment ou
l'autre lors de ces vingt dernières années terminé meilleur buteur de
l'un des cinq championnats européens majeurs. Parfois plombées par les
blessures ou les mauvais choix, leurs carrières ont également souffert
de l'anonymat des équipes dont ils ont porté les couleurs. Que justice
soit rendue ici à ses buteurs oubliés, qui sont parvenus ne serait-ce
que l'espace d'une saison à faire la nique aux grandes stars du football
européen.



En
ce jour du 19 mai 2001, où doit se disputer la 34ème et dernière
journée du championnat, le suspense est à son comble en tête de la
Bundesliga. Leader du classement, le Bayern Munich compte trois points
d'avance sur Schalke 04 et n'a besoin que d'un résultat nul sur le
terrain d'Hambourg, treizième, pour conserver son titre. A
Gelsenkirchen, le peuple bleu et blanc espère une hypothétique défaite
des Bavarois qui, combinée à une victoire de Schalke 04 sur sa pelouse
face à une formation d'Unterhaching qui lutte pour son maintien,
offrirait le sacre à ses protégés à la différence de buts. 


ens
le plus strict, la Scandinavie ne comprend que la Norvège et la Suède,
auxquelles on rajoute communément le Danemark, qui partage un passé et
une culture communes avec ses deux voisins. Dans son acception commune,
qui est celle que nous adopterons ici, le terme inclut également la
Finlande, l'Islande et les Iles Féroé. Dans l'histoire du jeu, les pays
scandinaves font figure de poids légers à côté des nations majeures
traditionnelles.Seul le Danemark a gagné un tournoi international auquel
il n'était pas censé participer et si la Suède a joué une finale
mondiale à domicile en 1958, elle n'est rentrée dans le dernier carré
qu'à une seule reprise depuis. La Norvège a participé à deux Coupes du
Monde depuis la guerre et la Finlande n'a jamais pris part à la moindre
compétition. Malgré ce bilan mitigé, les pays du nord de l'Europe ont
toujours produit d'excellents joueurs qui ont exercé leurs talents dans
les meilleurs clubs du vieux continent. Passage en revue des meilleurs
footballeurs venus du froid (précisons que cette sélection se concentre
sur les joueurs de champ et que nous n'avons pas oublié les deux
extraordinaires gardiens qu'étaient Schmeichel et Ravelli). Fait
remarquable: six des dix sélectionnés ont évolué à Barcelone.

ulsions,
qu'elles soient justifiées ou non, font partie intégrante de l'histoire
du jeu et ont contribué à nourrir sa légende. Certains cartons rouges
ont changé le cours de grandes finales ou marqué au fer (rouge,
évidemment) la carrière de certains joueurs, tandis que d'autres n'ont
fait que confirmer la funeste réputation de leur destinataire. Suivant
les cas, les bannis de la pelouse sont soit des salopards, soit des
victimes, soit un incertain mélange des deux. Voici une sélection de
quelques-unes des biscottes fatales distribuées dans le football
international depuis 1986, quand de Jong et Barton commençaient à peine à
s'entraîner sur les tibias de leurs petits camarades à la maternelle.



Ils
ont flambé le temps d'un grand tournoi international ou d'une paire de
saisons avant de disparaître de la circulation et de retomber dans
l'anonymat le plus complet. Parfois malgré eux, ils ont fait les gros
titres de la presse et l'objet d'espoirs trop lourds à porter. Loués,
célébrés, portés aux nues pour certains, ils ont tous connu un succès de
courte durée et souvent traîné leur propre réussite ponctuelle comme un
boulet. La Pause Cigare se penche sur les cas de dix gloires sans
lendemain, figures tragi-comiques victimes de l'impitoyabilité du
football de haut niveau et de son exigence de durée dans l'excellence.

Dans
le système mis en place par Helenio Herrera au milieu des années 60, le
libero était censé évoluer entre la défense et le gardien et colmater
les brèches en assurant une couverture sur toute la largeur du terrain
(d'où le terme anglais de "sweeper"). Armando Picchi, défenseur de
l'Inter de 1960 à 1967 et clé de voûte du catenaccio, peut être
considéré comme le premier grand libero moderne. Par la suite,
Beckenbauer va réinventer le poste, et faire du numéro cinq un
joueur plus porté vers l'avant et la construction du jeu, à la
fois leader technique et premier relanceur de son équipe. Avec la
systématisation de la défense en ligne, le libero bénéficie d'une
liberté moindre et évolue comme deuxième défenseur central aux côtés du
stoppeur. Si ce dernier doit avant tout s'acquitter des sales besognes
et faire parler ses qualités physiques, on attend du libero qu'il brille
par son aisance technique et sa qualité de passe, qu'il rassure par son
placement et son sens de l'anticipation et garde son calme en toutes
circonstances. Complets et polyvalents, les plus grands joueurs à ce
poste sont souvent d'anciens milieux de terrain qui ont reculé d'un
cran.
vier
Zanetti fait partie de ces joueurs inodyxables dont on a l'impression
qu'ils ont toujours fait partie du paysage et qu'ils ne partiront jamais
à la retraite. A l'Inter, les entraîneurs défilent, les stars vont et
viennent, les saisons, bonnes ou mauvaises, se succèdent, et lui est
toujours là, avec ses 37 printemps au compteur, ses cuisses énormes, son
brushing impeccable et sa santé de fer.
e
du football a toujours posé un regard particulier sur les gauchers,
censés être plus doués techniquement, plus créatifs, plus artistes, mais
aussi plus instables et plus fantasques. Entourés d'une aura
mystérieuse, on attend d'eux le coup de génie, la fulgurance, le geste
sublime qui fera basculer la rencontre. Les purs gauchers sont
généralement des amoureux du cuir, qu'ils aiment à caresser avec toutes
les surfaces du pied, et des manieurs de ballon hors pair qui ont un
sens inné du dribble et du contre-pied. Ils s'avèrent souvent également
d'incroyables tireurs de coups francs. La présente liste rend hommage à
ces joueurs pas comme les autres sans lesquels le jeu serait sans aucun
doute plus ennuyeux et conventionnel.
Ballon d'Or est la récompense individuelle la plus prestigieuse et la
plus convoitée, mais le choix de certains lauréats laisse parfois
perplexe. Entre les très bons joueurs surcotés qui ne méritent pas de
côtoyer les Beckenbauer, Di Stefano et autres Platini, les vrais cadors
élus la mauvaise année, les incongruités notoires et les oubliés
systématiques, on en vient à se demander si les types qui votent
méritent le nom de spécialistes et sont réellement payés à regarder des
matches. Pour tenter de rétablir la vérité, La Pause Cigare propose un
examen approfondi du palmarès depuis 1995 et l'attribution du trophée à
George Weah et décerne son Baron d'Or au plus méritant pour chaque
saison, arguments à l'appui. Retour en arrière sur quinze années de
choix discutables.



ejoignant
le Milan AC l'été dernier après un passage mi figue-mi jemenfoutiste au
Barça, Zlatan Ibrahimovic est devenu le sixième joueur (d'après nos
minutieuses et geekissimes recherches, n'hésitez pas à nous écrire si
vous avez assez de temps pour en dénicher d'autres) à porter les
couleurs des trois clubs italiens majeurs en termes de palmarès et
historiques rivaux: le Milan AC, l'Inter et la Juventus. Les trois
meilleurs ennemis, qui exercent une domination presque sans partage
sur le football italien, totalisent 47 titres nationaux et 12 victoires
dans la grande Coupe d'Europe depuis la guerre. Passage en revue de six
types qui ne se sont pas fait que des amis en Italie.
a
mi-temps de la demie-finale de la Coupe du Monde 1998 entre la France
et la Croatie, le score est encore nul et vierge, et la menace rouge et
blanche plane sur le Stade de France. La France souhaitait sans doute
une revanche contre l'Allemagne, mais les Croates, qui ont balayé la
Mannschaft en quarts, sont infiniment plus dangereux. 
cs-là étaient
d'honnêtes joueurs de ce qui s'appelait encore la Division 1,
des footeux ni franchement surdoués ni dotés d'une classe naturelle
évidente. Plutôt des mouilleurs de maillot ou, selon l'expression
consacrée, des joueurs de devoir, que des internationaux en puissance.
Suite à un inhabituel alignement cosmique, une pénurie particulièrement
profonde à leur poste ou une grosse biture du sélectionneur,ou les
trois, ils eurent pourtant l'honneur, parfois à à plusieurs reprises, de
porter le maillot bleu que c'est le symbole de la patrie éternelle que
c'est aussi pas bien de pas le respecter ou de pas suer dedans que de
pas connaître les paroles de la Marseillaise. Cette sélection de
sélectionnés, comme toujours discutable, est sponsorisée par Panini avec
le soutien de l'amical du taquet franc et de la chaussure à bout carré
réunis.


"Don't
mention the war" (ne parlez pas de la guerre): c'est la consigne à
respecter en cas de match entre les deux mastodontes du football
européen que sont l'Angleterre et l'Allemagne. Depuis leur première
opposition en match amical à Berlin en 1930, les deux sélections se sont
rencontrées à 28 reprises, dont sept fois dans des tournois
internationaux (cinq fois en Coupe du Monde, deux fois en Championnat
d'Europe), pour un bilan plutôt équilibré: 12 victoires pour
l'Angleterre, 11 pour l'Allemagne, 5 matches nuls. Mais certaines
victoires valent plus cher que d'autres, et dans les rencontres à enjeu
et à élimination directe, c'est souvent la Mannschaft qui s'est imposée,
au point de devenir la bête noire de l'équipe aux trois lions. Retour
sur une savoureuse rivalité en cinq dates clé.

-Michel
Aulas était sans doute déjà la personnalité la plus cordialement haïe
de toute la bonne ville (on ne dit jamais la mauvaise ville, sauf pour
Nice) de St Etienne, et on doute que les déclarations dont il s'est
fendu après la défaite de ses troupes lors du derby fassent remonter en
flèche sa cote de popularité au pays des terrils. 
moins que l'on puisse dire, c'est que le football allemand est associé à
un certain nombres de stéréotypes à la dent particulièrement dure:
austérité, rigueur tactique, réalisme, discipline, organisation,
solidité, puissance, tels sont les termes qui viennent généralement à
l'esprit lorsqu'on évoque le Fussbal germanique. Les clichés contiennent
toujours une part de vérité, et il faut bien avouer que les Allemands
doivent nombre de leurs succès internationaux aux principes susnommés.
Qu'on songe par exemple aux succès de la Mannschaft à la Coupe du Monde
1990 et à l'Euro 1996, ou au sacre européen de la bande à Effenberg en
2001. Pour les grandes envolées collectives et les mouvements d'attaque
chatoyants, vous repasserez, circulez il n'y a rien à voir.