David Villa a quitté le
Barça pour l'Atletico Madrid cet été dans une relative discrétion si l'on considère le calibre du joueur. Il fallait faire de la
place pour Neymar, et la proposition du club madrilène est venue à
point nommé pour les trois parties impliquées dans le dossier. A
bientôt 32 ans, l'ancien attaquant de Valence, au corps meurtri par
de nombreuses et graves blessures, n'a probablement plus que deux ou
trois ans devant lui et ne paraît plus en mesure de claquer vingt
pions sur une saison (il en a marqué deux en huit journées, soit huit
de moins que Diego Costa).
Le temps a fait son œuvre, mais le peu de
réactions qu'a suscitées son départ témoigne d'un certain manque
de reconnaissance aussi bien en Espagne que dans l'ensemble de la
planète football. Malgré son exceptionnelle carrière, Villa reste
et restera peut-être un brin sous-estimé, notamment en ce qui
concerne les succès récents du football ibérique.






mois
du terme du championnat et à l'heure d'aborder les quarts de finale de
la Coupe UEFA, le FC Nantes s'est déjà quasiment assuré le titre.
Tranquille leader avec une marge confortable sur un PSG qu'il a corrigé
au Parc en janvier, les joueurs de Suaudeau n'ont pas connu la défaite
et régalent spectateurs et observateurs par la géométrie enchanteresse
de leur jeu collectif, fondé sur le mouvement et la disponibilité. Même
si quelques cadors restent en course dans la compétition (Parme,
Juventus, Lazio, Dortmund), il n'est guère aberrant d'estimer que le
futur champion de France, bardé de certitudes et en pleine confiance,
peut faire mieux que tirer son épingle du jeu sur la scène européenne
et, pourquoi pas, devenir la première équipe française à s'adjuger
l'UEFA.






Aujourd'hui,
il est de bon ton de considérer qu'un joueur n'a plus rien à faire sur
un terrain au-delà de trente ans, même si les Malbranque (33 ans), Totti
(36 ans), Scholes (38 ans) et autres Pirlo (33 ans) prouvent semaine
après semaine que la technique, le flair et l'intelligence de jeu
peuvent avantageusement remplacer les guibolles, tandis que beaucoup
(trop) de sprinteurs des pelouses démontrent que ce ne sont pas les
cannes qui font le beau joueur. Dans cette sélection, LPC rend hommage à
dix monstres de longévité qui ont frisé ou dépassé les quarante berges
avec les crampons aux pieds et ont jusqu'au bout fait preuve d'une envie
et d'une soif de vaincre de jeunot, le plus souvent alliée à un
professionnalisme et une mentalité exemplaires. Deux précisions utiles
avant de vous laisser en compagnie des dix lauréats du prix de
l'inoxydabilité: nous avons d'emblée choisi d'écarter les gardiens de
but (notamment Zoff, Jennings, Shilton ou encore Ettori) car sans
vouloir minimiser leurs mérites, les spécificités du poste font que
nombre de portiers continuent de défendre leur cage à trente-cinq ans ou
plus. Ne figurent pas non plus dans la liste Paolo Maldini, Cafu et
Javier Zanetti, trois joueurs légendaires à qui nous avons consacré un
papier par ailleurs (à tout seigneur tout honneur) mais qui auraient
évidemment toute leur place ici.
A
la fin de l'année, tous les journaux, magazines et blogs sont pris
d'une envie soudaine de faire des classements en tous genres,
d'attribuer des récompenses, de dresser des listes, en un mot de jeter
un coup d'oeil dans le rétroviseur comme pour tenter de contrôler et
ralentir le temps, de tenir encore entre ses doigts une autre année qui
s'échappe. Comme disait Pierre de Ronsard, grand supporter du Tours FC
devant l'éternel: "Le temps s'en va, le temps s'en va, madame; Las, le
temps non, mais nous nous en allons". 









Nous avions consacré il y a quelques temps un papier à ce que nous avions appelé
Daniele
de Rossi, qui vient de décliner une offre mirobolante de City, a un
jour déclaré qu'il regrettait n'avoir qu'une seule carrière à offrir à
la Roma. Légendes locales, figures emblématiques, véritables monuments
pour certains, ces joueurs n'ont tout comme lui porté qu'un seul maillot
et occupent tous une place à part dans l'histoire de leur club.
Certains ont tout gagné, d'autres ont lutté des années sans glaner le
moindre trophée, mais au-delà du palmarès et des distinctions
individuelles, ils ont su gagner le respect de tous par leur loyauté
sans failles, leur longévité au plus haut niveau et une forme de
dévouement devenue plus que rare par les temps qui courent.
Viscéralement attachés à leur club, indéboulonnables, on ne les
imaginait pas sous d'autres couleurs et ils ne faisaient guère les choux
gras de la rubrique transferts. Trois critères ont été retenus en vue
d'établir la présente sélection: les mastodontes les plus évidents
(Franco Baresi, 
le
beaucoup depuis le début de la saison des prestations de Salvatore
Sirigu, l'excellent gardien italien du PSG, et de celles de Guillermo
Ochoa, l'international mexicain d'Ajaccio. La France ayant toujours
produit d'excellents portiers, les clubs ne ressentent pas
nécessairement le besoin d'aller voir ailleurs, comme ils peuvent le
faire pour les joueurs de champ. Depuis le début de l'ère
professionnelle, les cadors de l'hexagone ont presque exclusivement
aligné des derniers remparts du cru, de Joël Bats à Fabien Barthez en
passant par Bernard Lama, Jean-Luc Ettori ou Mickaël Landreau. Pourtant,
quelques gardiens étrangers ont marqué l'histoire du championnat et ont
réussi d'une manière ou d'une autre à laisser une trace, par leur
niveau de performance, leur régularité, leur excentricité parfois.Venus
d'Afrique, d'Amérique du Sud ou d'Europe de l'Est, ils sont parvenus à
faire leur trou dans un pays ou la densité et le niveau général au poste
n'ont pas d'équivalent sur le continent, exception faite peut-être de
l'Italie.

